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Lundi 21 avril 2008

publié dans : Quelques informations

Pour les plus acharnés d'entre vous, ce n'est pas une nouveauté. Cette petite triplette de cases de couleur a déjà émaillé quelques-uns de nos articles parmi les plus horribles.

C'est un artiste unique en son genre que je vous propose d'admirer, et je vous invite à bien vous bidonner devant son humour particulier... très particulier... parfois un peu noir, vous êtes prévenus.

Admirez les bulles de "la bande pas dessinée, plus qu'un concept, un pas concept".

par Mister H.
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Dimanche 20 avril 2008

publié dans : Ca s'est passé un...

Hier, s'est tenue à Angers la deuxième journée de droit médical, qui était aussi pour moi la deuxième (et, pour reprendre les mots de l'organisateur, j'espère qu'il ne s'agissait pas de la seconde) fois que j'avais l'occasion de m'adresser à un public non Z'enfantin.

Le thème était consacré à quelques questions de reponsabilité médicale pénale. Nous avons ainsi pu entendre un procureur, un extraordinaire juriste ayant été un temps au service de l'AP/HP (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris), une juge d'instruction, un avocat et un professeur de médecine-légale.

Et puis, accessoirement, un ami et moi avons ouvert la journée.
Les Z'enfants de L3 (ou même de M1) connaissent bien ce sentiment, et il faut admettre que les souvenirs de mon enfance Z'enfantine ont ressurgi de façon très vive quelques minutes avant ledébut des débats.
C'était flippant, de faire un exposé devant un public de professionnels.
Cela l'était même, mais pour des raisons totalement différentes, d'en faire un devant les quelques Z'enfants qui, pour un tas de raisons mais aussi pour celle-là, m'ont fait l'immense plaisir de venir et d'assister à l'intégralité de la journée.

La veille au soir, nous étions encore en train d'effectuer les dernières corrections, de nous relire, de nous minuter afin de ne pas dépasser le temps qui nous était imparti pour présenter notre sujet... et hier matin, nous avions une soudaine envie d'aller visiter la belle ville d'Angers plutôt (oui, oui, une vague connaissance de Milou) que de nous lancer dans la bataille. C'est à ce moment que quelques précieux mots d'encouragements me sont parvenus, ainsi qu'à mon collègue et ami. Un petit courant d'air chaud, comme ça, ça fait du bien.

Et puis voilà, les premiers mots ont été prononcés, nous sommes montés nous installer face à l'amphithéâtre, et nous avons vu le public attendre, patiemment et déjà intéressé, le début des exposés.

Nous avons, réputation de juristes oblige, largement dépassé le temps qui nous était imparti.
Encore un peu assommé par l'exercice, mais percevant ça et là, surtout vers le fond de l'amphi, des sourires, je me suis laissé couler sur mon fauteuil.

Et le procureur a pris la parole... c'était un vrai, un qui affirme, qui requiert, qui revendique (les p'tits jeunes ont cité des arrêts de la Cour de cassation? moi aussi, je peux le faire! Ce sont les mêmes? C'est pas grave, je peux quand même le faire!), et qui nous a même fait le bonheur de découvrir l'arrêt Mercier... les connaisseurs apprécieront.

Ce fut ensuite au tour de l'ancien juriste de l'AP/HP de prendre la parole.
C'est un publiciste (bweeeeee).
Et là, ça me fait mal de l'admettre, mais... il a été tout bonnement extraordinaire. Tous les regards étaient tournés vers lui, la complexité du sujet qu'il traitait est passée comme une lettre à la poste, le tout avec un petit accent du sud. C'est de la concurrence déloyale, ça, l'accent du sud.

Après un rapide mais très agréable repas, nous avons regagné l'amphi pour la seconde partie de la journée.
Et les réflexes Z'enfantins ont repris le dessus... Installé au fond de l'amphi, abreuvé de réflexions nazes et rigolotes par mon voisin de fauteuil, c'est, je dois l'avouer, d'une oreille un peu distraite que j'ai suivi les débats, opposant de façon de plus en plus acharnée la juge d'instruction et l'avocat.

L'avocat aussi, c'était un vrai... du genre qui donne une soudaine envie de guacamole. Durant son intervention, en réalité passionnante d'un point de vue pratique (à la seule réserve près qu'il annonçait sa conclusion toutes les cinq minutes, mais la technique est connue chez ces praticiens: ils concluent sous toutes réserves, et ses réserves étaient inépuisables), nous avons avec quelques Z'enfants procédé à un fructueux échange de SMS culturels et scientifiques. Je me devais bien, en tant que chargé de t'aider, de préciser quelques points techniques en-dehors même de la fac...

Puis l'expert médecin-légiste est intervenu, les débats ont conduit à un échange très serré entre les praticiens, une Z'enfant a posé LA question que les autres avaient oubliée (et qui méritait uen réponse qui, je l'espère, aura satisfait l'intéressée), et la journée s'est achevée.
Nous avons quitté, après ce qui fût un vrai beau "colloque" plein d'informations utiles et de questions importantes (toutes les réunions universitaires n'ont pas ce mérite), l'amphitéâtre Larrey. 

Du nom du médecin de Napoléon...  

par Mister D.
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Samedi 19 avril 2008

publié dans : Le coin humour de Mister D. et Mister H.

Que fait un canard quand il a soif?

 

par Mister D.
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Vendredi 18 avril 2008

publié dans : Ca s'est passé un...

Vous ne l'avez pas connu pour la plupart d'entre vous, mais sa voix particulière, son timbre acide et son registre aigu résonnent dans vos oreilles, dans vos postes et, pour certains, jusque dans vos lecteurs MP3.

Il meurt il y a dix ans d'un crabe amer qui lui broute le poumon. Il meurt dans une forme d'indolence qu'on pourrait lui envier, s'il n'avait pas tant souffert. Il meurt en ayant prévenu son épouse que sa mort le rendrait célèbre et qu'elle pourrait vivre avec sa famille sans avoir besoin de revenus supplémentaires que celui de son œuvre lui offrirait.

Aujourd'hui, en 2008 nous sommes dans une période de "que reste-t-il ?".
La question fuse à tout bout de télévision : Que reste-t-il de mai 68 ? Que reste-t-il de la Gauche ? Que reste-t-il de la démocratie ? Que reste-t-il de l'amour ? que reste-t-il de cette flammèche qui illuminait hier encore le regard de ceux qui pensaient que la Chine allait s'éveiller à la paix ? Que reste-t-il des années CHIRAC ? Que reste-t-il du Monde ? Que reste-t-il à dîner ce soir ? Que reste-t-il dans ma flute de champagne ?

Aujourd'hui, vingt ans après sa disparition : que reste-t-il de DESPROGES ?

Il reste ses textes, bien sûr, mais il reste aussi un visage de comique inédit pour l'époque.
Les entretiens délirants, c'est lui ; MEZRAHI n'a fait que copier l'idée.
L'acidité décoiffante, c'est lui ; GUYON n'a fait qu'imiter.
L'humour limite-limite, c'est lui ; Elie et Dieudonné n'ont rien créé.
En un mot, DESPROGES c'était lui, les desprogistes n'ont fait que suivre son appel et marcher dans ses empreintes, mais celles et ceux qui se prétendent aujourd'hui de son école sont souvent les élèves que le maître aurait refusés. Il y a sans doute plus de "Nouveaux DESPROGES" qu'il n'y aura jamais de "Nouveaux COLUCHE" ou de "Nouveaux DEVOS" ou de "Nouveaux KAKOU". La raison est des plus simples, c'est juste qu'il y a davantage de dénonciations à faire sur une scène que de vrais rires absurdes à déclencher. Car entre les lignes un peu folles de ses textes, DESPROGES ne manquait jamais de stigmatiser amèrement un comportement ou une frange de la société. Son humour était parfois grinçant pour ceux qui l'écoutaient, mais tandis qu'il faisait rire ceux que ça ne concernaient pas, il faisait monter de sa scène, de sa télé ou de son poste de radio une plainte qui était insupportable à écouter pour ceux qu'incidemment elle visait.

Une de ses plus grandes pretations fut le "Tribunal des flagrants délires". Or quand le "Procureur de la République, DESPROGES, française" tonnait, il était préférable d'être du bon côté du fusil, car il avait la chevrotine un peu saignante quand il n'aimait pas l'accusé.

Car DESPROGES faisait rire de tout, mais pas n'importe qui.

Je vous laisse écouter un texte de DESPROGES dans un de ses réquisitoires les plus percutants. Il a en face de lui
Roger COGGIO qui n'est pas spécialement resté dans les mémoires. Le texte de DESPROGES est très virulent et se termine sur une note très acerbe. Car quand il menait un vrai combat, il n'y avait pas à se tromper, le rire n'était plus là. Il l'avait dit en septembre 1982 : "On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde". A écouter jusqu'au bout, ne serait-ce que pour la lettre ouverte à BREJNEV et REAGAN.

Si vous me chopez sur WiLM et que vous êtes gentil, je vous enverrai son réquisitoire sur Yvan DAUTIN qui était "bien plus qu'un ami pour" lui... Et là, vous allez rire pour de vrai et à larynx déployé...

Étonnant, non ?


(P. DESPROGES : "Tribunal des flagrants délires, Réq. contre Roger COGGIO")

par Mister H.
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Vendredi 18 avril 2008

publié dans : Divers

Il doit être quelque chose comme 4h20 du matin, c'est un fait assez rare pour être mentionné, sur 206 contacts WiLM, vous n'êtes que deux jeunes femmes connectées. Oh, je ne me fais pas d'illusion, je n'aurais pas de conversation avec vous, vos connexions sont artificielles et sans doute êtes-vous toutes les deux calfeutrées dans les volutes soyeuses du sommeil réparateur.  Couette, drap, plumes : le trio d'une nuit calme.

Dans le film "Les Choristes", la chorale de JUGNOT chante magnifiquement le poème de RAMEAU : "La Nuit", issu de l'acte 1 de son opéra "Hippolyte et Acirie".

C'est étrange la nuit, ça enveloppe, ça adoucit, ça apaise quoi qu'on dît, ça répare, ça façonne... On ne vit pas de la même façon la nuit que le jour, quand la seule source lumineuse est la lune ou, pire, quand celle-ci laisse l'éclairage nocturne à la présence clairsemée des étoiles. Ce n'est pas pour rien qu'on ne rêve que la nuit, quand la sécheresse de la lumière diurne s'oublie doucement dans les contreforts des montagnes, quand le soleil se noie dans les ondoiement d'une mer calme, entre les immeubles, sur la terrasse d'un jardin, entre les cimes des arbres, au coeur des arbustes ou encore quand il enflamme d'un rouge éternel les nuages de coton qui parsèment un ciel d'août, lorsqu'il irradie d'un or incroyable les reflets d'un lac huileux ou quand il transforme en éclats diamantaires infinis les yeux de la personne qu'on aime par-dessus tout, au-delà des mots, au-delà des sons, au-delà parfois même de soi...

La nuit, tout est achromatique : gris, noir, blanc. Le rouge s'éloigne en un marron vaseux, le jaune se transforme dans un ocre sombre, et le vert s'abandonne dans un camaïeux de notes sombres entre le noir profond d'un chêne oublié et le gris clair d'une pelouse sous la lune. La nuit, même le noir prend une robe plus pénétrante, comme pour faire oublier que, nuit ou jour, il est toujours là : non-couleur accessoire quand le soleil rayonne, élément fondamental basique quand la lune reflète son pâle sourire sur le monde assoupi.

La nuit, tout est rêverie : l'esprit vagabonde dans les souvenirs du jours, dans la magie des fantasmes, dans l'interdit des pulsions. Il se perd dans les circonvolutions dangereuses de ce qu'il ne s'autorise pas en journée. Il devient diable brûlant d'une ardeur infernale quand il s'agit de trahir l'amour et de le corrompre en haine. Il devient angelot magique d'une poésie infinie : il tourne, il vole, il délire, il s'époumone de joie, il transpire de bonheur. La nuit l'esprit est libéré des arides frontières du jour, les contraintes n'existent plus. Songez que même le nouveau-né, celui qui n'a que quelques heures, rêve.

La nuit, tout est doux. Ce qui était pointu s'arrondit, ce qui était âpre s'allège, ce qui faisait mal devient presque agréable. Les sens se subliment. Un champagne dans le noir... quand l'esprit n'est plus occupé par les obligations de la vue, quand l'ouïe ne saisit plus que les hurlements lointains des loups et des chiens ou le ressac de la mer, quand le toucher n'est plus inquiété de ce qu'il pourrait percevoir. Seuls sont actifs l'odorat et le goût et la dégustation est amplifiée par le calme de la nuit.

Mais la nuit c'est aussi l'amplification des angoisses et des stress. Les cauchemars sont les affres de la nuit. Ces angoisses mortelles qu'on peut réussir à évincer le jour reviennent quand les barrières protectrices de la lumière s'affaissent avec la disparition quotidienne du jour. Car si la douceur des pénombres libère les folies de l'esprit, la torpeur des ténèbres libère aussi les démons des angoisses. Celles qu'on cache, qu'on se cache, qu'on essaie vainement d'oublier, parmi lesquelles les douleurs et les peines, et surtout l'ultime douleur, celle de l'air qui défroisse les poumons agglutinés lors de la première inspiration aérienne de votre vie, la première douleur : celle dont personne ne se souvient et que chaque synapse a intégré inconsciemment, celle qu'on fuit absolument, irrémédiablement, désespérément, follement et qui étalonne toutes les autres plaies depuis l'insignifiant pincement jusqu'à la souffrance inouïe.

Avoir peur de la nuit est une réaction normale. Elle n'est pourtant pas méchante cette nuit. Il suffit de la dominer, un soir près de la Loire à l'ombre lunaire d'un chêne séculaire, une flute de champagne à la main. Ou dans un pré désolé, allongé sur le dos, les bras étendu de chaque côté de soi, le regard fixe sur les étoiles étincelantes, à attendre, attendre... attendre.
Attendre que les réalités du jour reviennent et qu'avec elles s'envolent les rêveries d'une nuit. Mais l'espoir est là : ne peut revenir que ce qui est parti.

Et si le jour fini, on reprenait nos rêveries ?

par Mister H.
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Jeudi 17 avril 2008

publié dans : Les joies de l'écrit

Tout avait commencé à la fin de l'année universitaire 2005 - 2006 au Mans.

J'avais fait le constat selon lequel les mots "hors" et "sujet" combinés et juxtaposés étaient à ce point fréquemment utilisés dans mes grilles de correction qu'ils en devenaient presque usuels dans mon langage de correcteur. Or, mettant un soin jaloux à corriger entièrement les travaux des Z'enfants dont j'ai eu la charge, il m'appartenait de faire en sorte que, bien qu'usuels, ces deux mots ne fussent pas galvaudés ou abimés par le temps qui passe. Malgré moi et assez vite, les mots "Vous n'êtes pas dans le sujet" se transformèrent naturellement en "Vos propos sont hors-sujet" avant de dériver sur "Hors sujet" puis sur l'odieuse abréviation "HS" encerclée d'un trait noir désespérant.

La précipitation et l'accélération démesurée du continuum espace-temps nous amènent à faire des choses qu'on regrette, et l'abréviation "HS" m'a vite auto-déçu. Ce n'était pas tout à fait moi, ce n'était pas ainsi que je concevais le respect nécessaire que chaque correcteur doit à chaque copie, car il y a dans les encres, les pleins et les déliés de chaque travail universitaire une conscience dont on doit forcément présumer qu'elle est professionnelle.

Dans ces conditions le "zéro" ne peut pas exister car aucun travail n'est nul, et c'est faire peu de cas du sérieux supposé du Z'enfant que de lui affliger une note nulle sous prétexte que sa copie est vierge. Le blanc immaculé n'est pas le signe d'une absence de travail, ce n'est pas la preuve irréfragable d'une personne qui n'a rien fait. La page blanche ne fait qu'établir que l'étudiant n'a pas su quoi écrire. C'est tout et voilà.
Combinant sobriété et bon goût, je me fis graver mon premier tampon pour la deuxième session de l'année 2005 - 2006. Magnifique, il traversa les âges et fit même des petits puisque Mister D. (qui est un peu à moi ce que je suis à lui) en obtint un au début de cette année U.

Ce qui est fort dans l'enseignement, c'est que, parfois, vous, Z'enfants, lisez dans nos pensées. C'est ainsi que cette année, une triplette de tampons est venue agrémenter ma jolie collection personnelle.

Je vous laisse admirer ce qui, peut-être, viendra émailler vos futures copies. Mais ces nouveaux joujoux appellent une remarque ultime : je déconseille vivement, aux petits malins, d'essayer d'obtenir le tampon "smiley" en transformant leur copie d'examen terminal en recueil pour "Rire et Chanson". Parce que ça marche pas ! (et ça fera hyyyyper mal).

Bande de Brigands !





 
 
par Mister H.
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Mercredi 16 avril 2008

publié dans : Les photos de la semaine

En ces temps de révisions, de TD achevés, de fin d'année, vous aurez peut-être remarqué une très légère tendance, dans les derniers articles, de la part de Mister H. et de la mienne, à vous dévoiler certains de nos goûts, de nos tactiques caissières ou du sadisme ô combien gouteux de Mister H. en matière de stationnement supérettique.

Ce journal est là pour vous, pour vous détendre, vous informer, vous amuser... et aussi, pourquoi pas, pour vous faire partager de petites tranches de notre vie de chargés de vous aider.
Alors, à l'occasion d'une récente et inestimable contribution à ma collection (qui plus extrêmement bien emballée, c'est que c'est fragile ces choses-là), je me suis dit que j'allais vous présenter ma marotte, ma danseuse, mon violon d'Ingres, bref, ma collec'.  C'est une collec' originale, encore que l'on puisse trouver d'autres adeptes en fouillant un peu.

Les collec', c'est bien, c'est fun, c'est sympa. Et chaque collection, ou presque, a son nom scientifique, parfois exotique, souvent impressionant, qu'il est toujours amusant d'identifier.

Vous connaissez sûrement quelques exemples de collections bizarres, parmi lesquelles on peut trouver:
- la céphaloclastophilie, collection de casse-têtes
- l'ésitériophilie, collection (parfois involontaire) des titres de transport
- la scalaglobuphilie, collection de boules de rampes d'escaliers
- l'ovokindersurprisophilie, collection bien connue
- la pachydermophilie, collection difficile à ranger
- la schoïnopenxatophilie, collection de cordes de pendus
- l'hyponomopomatophilie, collection de plaques d'égoûts

L'origine de ma collection, dont le nom m'est encore inconnu (urbanolithophilie?) se perd un peu dans ma mémoire défaillante, mais chaque contribution est soumise à une double règle, qui fait tout l'intérêt de la chose à mon sens:
- chaque pièce doit m'avoir été offerte,
- chaque pièce doit avoir été prélevée à son emplacement "naturel".

Alors pourquoi une telle collection? En guise de symbole de la lutte des classes? Par amour du lancer de poids? Par goût du risque interposé (je vous le rappelle, je ne réalise pas les prélèvements moi-même)? Non, non, trois fois non. Je collectionne ces objets de façon totalement irrationnelle, parce que, rappelez-vous, j'ai des joies simples et que contempler ma collection me rappelle chaque ami ayant pris du temps, parfois des risques, afin d'y contribuer.

Voici, sans plus attendre, quelques specimens de ma collec':

Pavé rennais Pavé malouin (à g.), pavé toulousain (à d.)

                  Pavé manceau (merci à N°2, Lily, Nini, Wip, M, Tigrou..)

par Mister D.
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Mardi 15 avril 2008

publié dans : La Surprise

190

par Mister D. & Mister H.
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Mardi 15 avril 2008

publié dans : La biographie posthume d'Ernest HEMINGWAY

Certes, pendant vingt-et-un chapitres, avons-nous suivi avec angoisse les trépidantes aventures d'Ernest. Depuis une sordide banlieue de San Francisco jusqu'à son appartement au-dessus du moulin rouge, rien ne nous a échappé.

C'est fort.

Mais la vraie vedette, au-delà d'Ernest et de Cunie, de Mauricia ou d'Ondine, et même au-delà de Joachim, le vrai héros de cette épopée, c'est Slippy, l'ultime camarade d'Ernest. Celui qui soutiendra Ernest dans les dernières douleurs de ses souvenirs, celui qui lui apportera l'ultime réconfort et qui lui offrira la dernière résistance, c'est Slippy.

On a sans doute du mal à imaginer le dernier calvaire de son ami de coton blanc, noyé dans l'eau chaude et teint dans la poche du peignoir d'Ernest.

Heureusement, pour vous, j'ai la photo, celle qui dévoile tout, celle qui déchire tout.

Contemplez Slippy, le kangourou.

par Mister H.
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Le concours du mois de mai

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