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Samedi 10 mai 2008

publié dans : Le coin horrible de Mister D. et Mister H.

Cette semaine, HD-Ready a le regret de vous annoncer, à nouveau, le décès de l'animateur-chanteur-parolier-écrivain Pascal Sevran.

Oui, encore.

C'est d'ailleurs devenu une spécialité sur ces pages: le double décès de personnalités télévisuelles.

Vous avez aimé Gregory?
Vous avez adoré Steevy?
Vous allez caramélifondre pour Pascal Sevran, qui vient, à nouveau, de quitter le plancher des vaches pour partir dans la grande prairie... pour de vrai cette fois-ci. L'animateur préféré des français morts est décédé, encore, des suites d'un cancer du poumon, à l'âge de 62 ans.

Qui a dit "kof kof bleuarg"?

Rendons z'hommage à l'artiste et, accordant notre oreille sur la si douce et ennivrante mélopée des haubans du pont de Normandie, fendons-nous d'un symphonique et choral "bleuaaaaaaa (andante cantabile) -kof, kof- aaaaaaa (molto agitato) AAAAAAARG (coda).

Pascal Sevran était un homme, mais plus qu'un homme, c'était une vocation.
La vocation de la chanson française, du bon goût et de l'élégance gauloise.
Né à la Libération, d'origine semi-espagnole, sa jeunesse fût marquée par les récits héroïques de la Guerre d'Espagne. La lutte vaine des républicains, les chants patriotiques le marquèrent tout petit. 
 
Encore adolescent, il fréquentait déjà assidument le petit conservatoire de Mireille, apprenant tel une éponge dans un seau d'eau tous les standards des années 60. 1860.

Malheureusment, un accident de tondeuse (il était également garçon-coiffeur) devait mettre un terme prématuré à sa carrière de chanteur à cheveux. C'est à cette époque qu'il adopta, pour ne plus jamais la quitter, la mini-vague blonde au-delà du raisonnable qui devait le rendre reconnaissable entre tous.

Fier, armé d'un bagage culturel phénoménal lié à ses conversations toujours passionnées autour d'une permanente ou d'un petit balayage mauve, il se dirige très vite vers la télévision, sa deuxième passion, sa deuxième maison. Ne parvenant pas à y entrer, le poste installé dans sa chambre de bonne parisienne étant de dimensions trop réduites, il décide alors, un beau jour de 1974 de rencontrer Dalida.
Et y parvient.

Fou de joie et de bonheur mêlés, plongé, avec difficulté mais plongé quand même dans le regard si typiquement strabique de l'inoubliable interprète italo-disco-égyptienne, Pascal lui dédie une chanson. C'est la gloire, le succès, Il venait d'avoir 18 ans cartonne dans les bacs que c'en est pas croyable. Tous les interprètes à vision contrariée (même Sartre, soudain inspiré par la chanson populaire après une scène terrible avec son épouse suite à un différend jamais résolu, quoi qu'en disent les biographes officiels, à propos de l'appartenance réelle ou supposée au capital anti-marxiste de la porcelaine de Limoges; en réalité, la dispute, exaltée et généreusement érotique, prit fin lorsque Simone de Beauvoir, de rage devant l'opiniâtreté de son philosophe d'époux, brisa la dernière pièce du service que sa mère avait apporté à sa dot) se ruèrent sur le parolier, qui devait rester fidèle à Dalida.

Surfant sur la mini-vague du succès, Pascal décroche enfin, en 1984, sa propre émission à la télévision.
C'est La Chance aux chansons, qui apportera d'innombrables interprétations à la télévision française pendant dix-sept ans, ponctuées, aux heures creuses, d'apparitions toujours remarquées de stars mondiales comme Yvette Horner (37 passages), Mireille Mathieu (58 passages) ou encore Alliage (inexplicablement, 1 passage).

Mais Pascal l'insoumis, Pascal le révolté, veut également déverser sa haine de cette société capitalo-individualiste seulement intéressée par le rock et autres musiques de sauvages, au-delà de la haute subversivité de son émission. Il écrit alors, inlassablement, exhortant les masses, brûlant symboliquement les oripeaux d'une culture en déliquescence et réveillant ainsi les plus léthargiques de ses téléspectateurs nonagénaires.

On compte, parmi ses oeuvres majuscules, l'inestimable Vichy-Dancing, relatant de façon surréaliste, afin de choquer (et il y parvient sans mal) les folles soirées, pleines de swing et de schnapps, de bourrées bavaroises et de mains sur le coeur, du Maréchal. Humaniste, auteur, en un mot artiste, ses clignements d'yeux convulsifs resteront pour longtemps dans l'esprit des français.
Pascal Sevran n'est plus. A qui le tour?

par Mister D.
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Samedi 10 mai 2008

publié dans : Les spectacles de Mister D. et Mister H.

Nous fourmillons d'idées plus géniales les unes que les autres pour vous inciter à vous approcher de cette musique, singulièrement enjôleuse, qu'est le classique.

Aujourd'hui, je vous propose un petit clip vidéo d'un orchestre Australien. Je ne vous en dis pas plus, il s'agit de l'orchestre symphonique de Melbourne, le vrai, le grand, avec ses pupitres, ses partitions, son chef et sa queue (de pie, hein, la queue).

Ceux d'entre vous qui n'auront pas le courage de regarder au-delà de la vingtième seconde pourront s'en vouloir, ce serait bien légitime. Pour les autres, je précise qu'il faut pousser le son, sinon ça n'a pas d'intérêt.

En attendant, regardez Fido (le chien fidèle, assez pote avec Pluto).

 

par Mister H.
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Vendredi 9 mai 2008

publié dans : Le coin humour de Mister D. et Mister H.

Juste pour le plaisir!

par Mister D.
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Vendredi 9 mai 2008

publié dans : Le coin humour de Mister D. et Mister H.
Pourquoi Barbie n'a-t-elle pas d'enfant ?
par Mister H.
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Jeudi 8 mai 2008

publié dans : HD-médiamétrie

Hier, mercredi 7 mai entre 14h et 17h (environ), vous avez été deux-cent-vingt-deux à composer en Droit de la Famille. Ignorant l'incroyable cohésion de votre promotion, l'administration avait décidé de vous scinder en deux groupes affectés chacun à un amphithéâtre.

J'étais chargé de surveiller le groupe de l'amphithéâtre Paul d'Estournelles, charge que je partageais avec Marie, Z'enfant de M1, qui officiait souriante et envolée à mes côtés. J'en profite pour rendre hommage ici au sérieux de sa surveillance, à ses prises d'initiative et à sa disponibilité. Merci aussi aux autres surveillants qui m'ont accompagné pendant ces années U à votre service.

C'est vers 14h30 que je me suis aperçu que Marie, tout en faisant sa ronde dans l'amphi, prenait des notes, comme si elle griffonnait sur un bout de papier rose les attitudes de chacun d'entre vous. Intrigué par cette attitude nouvelle pour moi, je me suis approché d'elle pour voir de quoi il s'agissait.

En fait de notes, Marie dressait des statistiques sur ce qu'on pourrait appeler les anecdotes silencieuses des examens terminaux : sur ce que vous ne voyez pas et que parfois, pire, vous ne soupçonnez guère.

Grâce à elle, nous pouvons à présent savoir que, pendant trois heures de sudations intellectuelles intenses, sur un contingent Z'enfantin de 109 personnes...

... il y a eu 26 grattages de tête,
... il y a eu 13 grattages de bouton,
... il y a eu 22 grattages d'oreille,
... il y a eu 13 grattages de nez
... il y a eu 117 replacement de cheveux,
... il y a eu 15 têtes placées dans 30 mains,
... il y a eu 14 crayon suçotés,
... il y a eu 2 sorties urogénitales pressantes, (mieux connues sous le nom de "pause pipi")
... il y a eu 9 repositionnements de lunettes,
... il y a eu 3 paires de mains tripotées,
... il y a eu 6 bidouillages de crayon, (le "bidouillage" consistant notamment à les scroufougner),
... il y a eu 4 tournicotages de poignets
... il y a eu 5 déglairages de nez,
... il y a eu 12 tripotages de Code, (le "tripotage" consistant notamment à susciter la palpitation des feuilles roses de l'index et dénotant une certaine agitation cérébrale proche de la paniiiiiiique),
... il y a eu 53 yeux dans le vague, (alors là, petit doute statistique : est-il possible qu'un d'entre vous ait trois yeux ou qu'il y ait un cyclope parmi vous ? Je pense, plus simplement, qu'un Z'enfant a eu un oeil dans le vague tandis qu'il fermait l'autre pour empêcher le vague de l'envahir. C'est fourbe le vague. Surtout quand il s'en prend à l'âme).
... il y a eu 28 mains portées à la bouche,
... il y a eu 8 toux, (kof kof bleuarg compris),
... il y a eu 7 têtes posées sur la table de composition,
... il y a eu 6 repositionnements de soutien-gorge,
... il y a eu 2 frottages d'yeux,
... il y a eu 8 bâillements,
... il y a eu 1 craquement de doigts,
... il y a eu 7 tombages de trucs,
... il y a eu 9 Z'enfants qui ne lâchaient pas leur copie...

Voilà, le monde de la statistique a évolué grâce à toi Marie, louanges éternelles sur ton nom. Mais tandis que votre charmante surveillante scrutait vos attitudes, elle en profitait pour épier furtivement mes comportements... Et ça, c'est vil, c'est petit, c'est mesquin, gnagnagna !

Ainsi, pendant que vous composiez...

... j'ai tripoté deux fois mon Code, me suis gratté deux fois la tête, sept fois le nez, j'ai dodeliné deux fois, j'ai grogné une fois (oooh, ça c'est pas vrai !), j'ai utilisé cinq fois mon portable (c'est normal, j'avais confié ma montre à un Z'enfant...), j'ai porté une fois ma main à ma bouche, j'ai raté une marche (oui mais j'avais fait exprès), je me suis rongé les ongles trois fois (pas toujours le même, je tiens à un rongeage régulier), j'ai posé une fois ma tête sur ma main et mon coude sur la table, et j'ai été de mauvaise foi une fois (oooh, ça c'est pas vrai)... non deux fois en fait.

Et alors il paraît que je me suis moqué une fois.
Moi !
Moi moqueur ? Est-ce ma faute si l'une d'entre vous avait oublié d'enlever l'étiquette du débardeur qu'elle portait sous son chemisier peu opaque et qu'on pouvait lire, en transparence, qu'elle l'avait acheté pour le prix de 7,49 € ?

En tout cas Marie, merci !


par Mister H.
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Mercredi 7 mai 2008

publié dans : La Surprise
a honte
par Mister D. et Mister H.
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Mardi 6 mai 2008

publié dans : Les spectacles de Mister D. et Mister H.

Suite à la lecture de ce magnifique, à la fois simple et follement fabudélicieux article, Mister H., je me suis dit: bien.
Bien, bien, bien.

Mais mon esprit de contradiction me titillait déjà. Il est comme ça, mon esprit de contradiction, il me titille.
Oui, les constats que tu as si brillamment exposés sont d'une exactiture totale.
Oui, la frontière entre l'homme et la luciole est très mince.

Et l'homme, jamais à court d'idées, adore imiter la nature et, pourquoi pas, les lucioles, dans des manifestations témoignant de cette forme d'oubli temporaire de l'individualisme qui peut faire naître les plus belles choses.

Par exemple, cette coutume thaïlandaise, mais voyez plutôt (le voisin de palier de Spike):



par Mister D.
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Mardi 6 mai 2008

publié dans : Les spectacles de Mister D. et Mister H.

Je vous le décrivais rapidement ici, la nuit (hormis que tous les chats sont gris), les sens sont sublimés. L'ouïe notamment est stimulée par le moindre bruissement sourd d'un buisson sournois et la vue est agacée aussitôt qu'une source de lumière fragile agace cônes et bâtonnets. Or, la nuit, certains spectacles attirent l'attention, et aiguisent bien légitimement la curiosité du promeneur rêveur endormi.

Écoutez la nuit : elle vous parle, elle vous crie, elle vous susurre des crissements acides et des grincements sourds. Avez-vous jamais remarqué que la nuit, les criquets, les grillons et les sauterelles ne forment qu'un choeur unique qui sonne à l'unisson ? Or, pourtant, quoiqu'on puisse en penser, il n'y a pas qu'un énoooorme grillon qui fait ce bruit si caractéristique : "tss tss tss tss tss". Ah la Provence, Marseille, Pagnol, Marcel, merci.

Regardez la nuit : elle vous envoie des signaux lumineux subtils et coquets. Avez-vous jamais remarqué que la nuit, les lucioles, les vers luisants et autres lampyridae scintillent également à l'unisson ? Comme si un mécanisme invisible leur commandait de scintiller en rythme pour vous épater et vous séduire ?

Le jour connaît aussi ses mystères des comportements d'ensemble : regardez ces oiseaux dans le ciel qui volent en groupe et qui, d'un coup, sans raison et sans crier gare ou abribus ou tramway, changent de direction comme un seul homme ? Regardez ces bancs de poissons qui s'unissent en un instant contre le requin agressif...

Ces comportements animaux grégaires n'ont pas d'explication scientifique crédible, rien ne parvient à théoriser les agrégats animaliers, ni leur comportement simultanés. On note toutefois un besoin de se rassembler dans le but de s'unir contre une menace extérieure : faire peur.

A présent, prenez une grande salle, plongez-la dans l'obscurité, placez-y environ 2000 personnes et un artiste qu'on place sur scène (quel que soit le spectacle hein, j'suis pas regardant). Une fois le spectacle terminé, les 2000 personnes applaudissent à tout rompre, chacun imprimant à ses applaudissements un rythme et une force qui lui sont propres. Puis, soudain, sans que rien n'explique cela, la salle frappe des mains en cadence : clap clap clap. Il n'y a pourtant aucun ennemi, ni menace, ni risque palpable...

Puisqu'on parle d'un groupe de personnes intelligentes, on peut estimer qu'au lieu d'un besoin de se rassembler, on exprime davantage une envie d'être ensemble, une satisfaction, un plaisir de se retrouver, comme si on oubliait un temps notre individualisme pour affirmer communément une joie partagée.

Pour finir cet exposé rapide, faisons un rapide tour du monde des salles de spectacles et jaugeons la rapidité des mains à frapper en cadence. En Europe, la moyenne pour qu'une cadence commune soit adoptée spontanément est de deux minutes. En Amérique du Sud, en Asie et en Afrique, c'est pratiquement spontané. En Amérique du Nord et en Australie, ça se traduit davantage par une standing ovationspontanée, la cadence unanime s'installe plus tard mais assez rapide. Or, si on fait un rapport entre cette vitesse de "cadencement" et la solidarité des peuples frappeurs de mains, on peut penser que plus la population est individualiste et moins elle est prompte à céder son applaudissement personnel au rythme de la communauté.

Finalement, entre la luciole et l'être humain, la frontière est très mince : d'ailleurs, nous ne faisons pas de lumière la nuit.

par Mister H.
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Lundi 5 mai 2008

publié dans : Ca s'est passé un...

Ca y est, c'est parti, les partiels ont débuté ce matin.

Pour certains d'entre vous, l'heure est encore à la fébrilité, au stress, à l'attente qui se prolonge avant le début effectif des épreuves.
Pour d'autres, les hostilités ont déjà donné lieu à une première bataille.
Pour tous, c'est une période difficile, parce que les enseignants sont cette fois-ci face à vous non plus pour vous transmettre des connaissances, mais pour vous juger. Leur regard change, le vôtre aussi, le silence de l'amphi a remplacé la voix de l'enseignant et le bouillonnement de vos esprits a remplacé l'écoute et les discussions.

Vous savez que, de notre côté, la période des examens est également source d'angoisse, de malaise parfois lorsque nous vous surveillons, que nous voyons certains d'entre vous peiner, que nous traquons l'éventuelle et hypothétique fraude. Alors oui, c'est vrai, vous nous avez déjà vu rire durant une épreuve, et c'est vrai, nous rions... chacun son truc pour se changer les idées, Mister H. et moi n'étant pas des fanas absolus des surveillances.
Vous savez également que nous aimons à ce que vos examens se déroulent dans de bonnes conditions. Parfois une blague, parfois une douceur à la fin de l'épreuve, bref, autant que tout se passe bien.

Alors ici, au staff d'HD-Ready, on s'est dit qu'un petit supplément patate ne serait pas de trop.
Oh, rien de bien extraordinaire, hein.
Ce n'est pas comme si on allait tout de suite vous dire ce en quoi consiste La Surprise, ou ce que l'on vous réserve pour le concours (oups, tiens, j'ai dit "concours"?) du mois de mai, par exemple.
Rien non plus de super-monstreux, d'over-ouf, de crazy-guedin, non, non, rien de tout ça.
Presque rien, en fait, juste un petit quelque chose à peine perceptible, à peine un effort de lecture, même pas une minute d'attention. 
A peine quelques mots, en fait.

Nous ne le répèterons jamais assez, HD c'est avant tout votre journal, il vous a accompagné tout au long de l'année et va continuer à le faire encore un moment.

On vous souhaite donc beaucoup de courage, de résistance, de ferveur, de réussite, d'inspiration, d'élévation, de réflexion, d'endurance, d'insouciance (un peu, mais pas trop non plus), de persévérance, d'un petit peu de chance, d'excellence... bref, on a confiance en vous, et vous aussi, Z'enfants et Z'enfants, ayez confiance en vous! 
Bande de brigands! 

par Mister D. et Mister H.
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Le concours du mois de mai

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