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Mardi 1 janvier 2008

publié dans : Quelques informations

Chères Z'enfants, chers Z'enfants,

Classique, voici la nouvelle année. Nouveau temps, nouveau moment, nouvelle ère... bonnes résolutions, mauvaises habitudes à perdre... classique.
Nous devrions, sans aucun doute, limiter nos effusions bonne-annesques à des considérations pédagogiques et universitaires. Certes.

Mais depuis septembre, depuis que nous profitons tous les deux d'une année bonus à votre service, depuis que nous avons cette chance rarissime de pouvoir vous servir une fois de plus dans cette fac magnifiquement attachante qu'est celle de votre Université, depuis que nous goûtons goulument le plaisir incroyable de vous dispenser nos enseignements dans cette bonne humeur qui caractérise la qualité et le sérieux de nos engagements universitaires, nous ne pouvons pas nier qu'un lien s'est créé entre vous en nous.

Ce petit lien invisible nous a poussés à monter ce modeste e-Journal qui régale vos petits yeux débordants de plaisir et de gentille gratitude z'enfantine. Soyez-en mille en une fois remerciés. Merci.

Alors oui, d'un point de vue strictement pédagogique, académique et universitaire, nous vous souhaitons une année 2008 épanouissante sur le plan de vos études, quel que soit le cursus que vous suivez, et même pour ceux qui ont quitté ce temps d'apprentissage ou pour ceux qui n'y sont pas encore. Qu'elle soit pour vous, une année de réussite dans toutes les matières, et dans tous les domaines qui vous tiennent à coeur sur le plan professionnel.

Mais nous ne sommes pas que des enseignants, nous sommes aussi - surtout - des êtres humains, gentils, aimables, souriants, parfois un peu fous, ok, admettons-le.

De ce fait, nous vous souhaitons une année 2008 merveilleusement souriante et agréable. Comblée d'amour, de joie, de santé délirante, de sourires dingues, de petits bonheurs du quotidien, de grands bonheurs de la vie, et de toutes ces petites satisfactions qui font les jours heureux et la vie belle.

Chères Z'enfants, chers Z'enfants, nous vous souhaitons une année 2008 encore plus belle que tout ce que vous auriez pu rêver ! Qu'elle vous apporte le nécessaire, l'utile, le superflu. Et pourquoi pas, si c'est possible, du surplus, du encore, du mieux, du meilleur, du plus, du encore plus, du toujours plus et du mieux-que-mieux... 

Bref, une année pétillante comme les bulles du champagne !


undefined(Fines bulles de champagne, dans des flutes, un soir d'été)





Mister D. et Mister H.

par Mister D. & Mister H.
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Lundi 31 décembre 2007

publié dans : Le coin humour de Mister D. et Mister H.
Quelle est la monnaie de la République des poissons ?
par Mister H.
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Lundi 31 décembre 2007

publié dans : La biographie posthume d'Ernest HEMINGWAY

On aurait sans doute pu croire que le cauchemar d'Ernest était terminé. Les lueurs dans la nuit, l'abandon de Cunie, l'ivresse d'une joie simple : manger... tout était là pour que enfin, HEMINGWAY puisse connaître un petit moment de bonheur dans cette vie jusqu'ici vouée à la solitude, au désespoir et à la détresse. Mais au moment où tout nous laissait penser qu'un avenir radieux se présentait à lui, tandis que nous sentions enfin souffler le vent du bonheur sur les plaines désolées de son existence sans grâce, alors que les meilleurs présages s'amoncelaient dans le ciel gris de la vie d'Ernest, c'est un nouveau retournement de situation qui nous laisse, à la fin du chapitre 7, dans l'expectative la plus totale, confinant à la perplexité la plus extrême.

Mais jusqu'où s'arrêtera-t-il ? Livré à lui même, ligoté sans espoir au poteau du martyr, sautillant et espérant, Ernest tourne définitivement la page de la forêt et se dirige, montrant son dos aux goguenards, vers Chicago au loin, là-bas.

La ville, la vie, l'espoir, tout est là-bas.

Je pense qu'il faut revenir un moment sur ce que HEMINGWAY laisse derrière lui. Cunie, sa mère, son père, Lassy, Marceline, et un banquet incroyable dont il n'aura pu goûter que les premiers sucs ou les premières graisses folles aux odeurs chatoyantes, oh-la-la, qu'est-ce que ça chatoye !
Ernest a droit à un peu de bonheur, à un rien de joie, à un demi-moment de soutien moral et affectif.

Dans ce nouveau chapitre, nous retrouvons notre héros dans la ville de Chicago. Il a sautillé pendant plusieurs heures pour fuire la horde hurlante des anthropophages de l'Illinois. Il a peur, son poteau accroché à son dos, il est tout pantelant d'angoisse quand la ville s'offre à lui.

Allez hop ! on y va, en route pour l'aventure !
On ne résiste pas, à l'appel de l'Illinois !

Chapitre 7 : Chicago City
27 décembre 1917

J'avais longuement sautillé. Je ne me souvenais pas avoir jamais autant sautillé dans ma vie. J'ai tant et tant sautillé que mes bottes se sont déchirées sous l'incroyable gonflement des muscles de mes mollets. J'avais l'impression d'avoir gobé des gigots qui me seraient tombés directement dans les chevilles. C'est la première fois de ma vie que j'ai eu les chevilles plus volumineuses que mes cuisses. Et pourtant, à force de chevaucher les barils de poudre de ma mère, j'avais des cuisses de rugbyman. J'ai égaré ma première botte à l'orée du bois qui borde Chicago. De ce fait, je sautillais sur un seul pied jusqu'à la maison la plus proche. C'est en frappant à la porte ce cette maison que je m'aperçus que ma seconde botte avait également disparu. Quel étourdi ! J'avais perdu ma botte dans le point d'eau attenant à la maison.
 
L'homme qui m'ouvrit la porte était de belle allure. Grand, portant la barbe blanche et la moustache fine, l'oeil inquisiteur et le regard clair, il m'accueillit avec chaleur. Il portait une veste grise de laine sur un gilet de la même couleur. Sa chemise parfaitement blanche était fermée au col par un noeud de coton noir. Il avait l'air sérieux avec la chaine de sa montre dépassant de son gilet et le cigare au bout des doigts. Il m'impressionnait, moi un jeune enfant de dix-huit ans, face à cet homme à la portance noble et au regard sage. Le dialogue qui s'engagea fut sans doute l'un des plus passionnants de mon existence.

- Je m'appelle Sigmund dit l'homme.
Et toi, quel est ton nom ?
- Je m'appelle Ernest Miller HEMINGWAY, mais mes amis m'appellent Ernie...
- Ernie, où est ta deuxième botte ?
- J'ai perdu ma botte dans votre citerne Monsieur Mund.
- Parle-moi de ta maman Ernie...

La discussion fut longue. Très animée. Quand j'eus achevé mon récit. Monsieur Mund posa lentement son cigare dans le cendrier. Puis, prenant une imposante respiration, sifflante entre ses dents brunes, retroussant ses moustaches et ajustant ses lunettes, il m'expliqua mon cas. 

-
Bien, Ernie, ta situation est des plus simples si on y réfléchit bien. Rejeté dès le plus jeune âge par les péripéties démentes d'une famille austère et infantilisante, tu as connu les affres de la guerre d'Espagne, qui n'a pourtant pas encore commencé. Et cette situation a sans doute déclenché dans ton ego profond une forme de rejet primalo-tribalique de l'autre interposé dans un reflex d'automutiliation intellectuello-psychologique combiné à un délire maniaco-dépressif confinant sans doute à une forme mégalo-paranoïde de schyzophrénie. De cette façon, le rejet que ta mère a eu à ton égard, magnifié par un amour démesuré pour les explosifs, a pu engendrer cette passion que tu décris vis-à-vis de ton père et de ton grand-père. On pourrait penser à une forme d'homosexualité latente. Mais il n'en est rien et ton épisode avec Cunie dans la forêt me fait au contraire penser à un délire obsessionnel compulsif conjugué à une dépression post-traumatismale délirante issue de ta relation avec ta chienne, Lassy. Je crois que ton affection pour cet animal a induit en toi un rejet de ton moi profond. Or, le rejet de ton "moi" mêlé au manque d'affection sous ton toit, fait que votre "nous" familial s'est trouvé en conflit avec leur "eux" conjugal explosif. Ainsi, la coexistence de "nous" et "eux" sous votre toit, ne pouvait que conduire à la souffrance destructrice de ton "moi", lui-même co-jugulé par ton "surmoi", sans parler du toit qui a beaucoup souffert de l'explosion maternelle. Du reste, l'épisode du gateau au yaourt est à l'évidence une traduction sublimatoire fantasmagoricistique du complexe d'OEdipe développé par ton père qui rêvait sans aucun doute d'avoir une relation charnelle avec le père de ta mère dont on est en droit de se demander comment il avait perdu ses jambes. Mais son départ précipité pour la guerre d'Espagne (prétexte expiatoire destiné à renforcer l'amertume intrinsèquement désillusionnante de ton père et ainsi renforcer sa frustration charnello-compulsative)  s'avère en fait être une parabole de la séparation entre le père et l'enfant, qui n'est elle-même qu'une forme de déni de la rupture entre la mère et son foetus. De cette façon, vouant la même passion à la même personne, ton père et ta mère vivaient certainement comme frère et soeur dans une forme d'inceste spirituel aux relations ambiguës et défendues, dévalorisantes, humiliantes, symptômes de la crise aiguë que connaissent les premiers dépressifs chroniques. De sorte que tes frères, soeurs et toi, êtes le fruit d'une union consanguinement intellectuelle, dégénératrice des liens affectivo-sociaux, d'où ton état actuel. Tu vois, tout s'explique !..

Un long silence s'abattit sur la pièce circulaire dans laquelle je me réchauffais. Sig inspira une longue bouffée de fumée de son cigare qui se consumait doucement au bout de ses doigts jaunis. En peu de mots, Monsieur Mund avait résumé mon existence. Dans l'âtre de sa cheminée, les restes de mon poteau brulaient lentement. La chaleur était dense. La tendresse de cet homme de savoir m'avait conquis. Pour la première fois, je trouvais dans le regard d'un homme la chaleur et la gentillesse que mon père n'eut jamais pour moi. Je sentais dans sa voix et dans ses intonations l'immense générosité de l'homme qui avait beaucoup vécu et beaucoup aimé. Après un long moment, il reprit son exposé.

-
Ta situation est profondément triste quand même... excuse-moi. Franchement, y'a de quoi s'flinguer ! Des dépressifs, des dingues, des rases-bitumes du moral à plat, j'en ai vus et des épais, mais des comme toi jamais, y'a surcharge ! Au lieu de t'enfuir de la forêt, t'aurais dû leur raconter ça à tes canibales, ça les aurait calmés ! n'essaie pas de répéter ça à un clown, il fermerait boutique... et encore moins à un clown triste, il se penderait au chapiteau... Tu as tout du mec qui ne rit que quand il se tire une balle dans le pied ou quand il se crève un abcès... Fouuuu, ça m'a collé un blues épouvantable ! Ecoute Ernie, c'est pas que j'aie tellement envie d'écourter cette soirée, mais si tu pouvais ne pas rester plus longtemps, ça m'arrangerait parce que là, en fin d'année, j'aime bien faire la fête. Et je dois avouer que notre conversation m'a donné un cafard dingue. C'est une chance que je n'ai pas d'envie suicidaire, je suis sur le point d'inventer l'auto-euthanasie... donc, sois chic, dégage, merci.

Sa franchise m'émut. Jamais je ne m'étais senti autant aimé, autant en confiance. Jamais un homme ne m'avait montré autant d'attachement. Quand il me prit par le col de ma chemise pour me jeter hors de chez lui, je me sentis bien, apaisé. Dans le froid glacial de l'hiver de Chicago, je récupérai ma botte prise dans les glaces de sa citerne. L'enfilant doucement, je me remémorais chaque minute de la conversation avec Monsieur Mund. Quel homme formidable. Je n'avais pas oublié mon rêve de filer au Pérou. Ce rêve qui m'anime depuis mon départ de Oak Park. Obstiné dans ma quête, je reprenais la route de mon destin.

Un pied enrubanné dans un torchon que Sig m'avait donné, l'autre emprisonné dans les glaces de ma botte, je filai.

En sautillant.

(A suivre).

par Mister H.
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Dimanche 30 décembre 2007

publié dans : Le coin humour de Mister D. et Mister H.

Les journalistes sont nos amis, il faut les aimer aussi.

Mais bon, des fois ça fait du bien de se moquer un peu.

A question idiote... cette présentatrice du journal TV hollandais risque de s'en souvenir un petit moment.



par Mister D.
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Samedi 29 décembre 2007

publié dans : Les joies de l'écrit

Vous aspirez bien légitimement à une forme naturelle de reconnaissance. Vous voulez qu'on sache qui vous êtes, vous voulez qu'on vous reconnaisse comme des Z'enfants merveilleux. Soit.
Le souci est que cette aspiration à la célébrité, qui consiste à partout crier votre nom, est vivement incompatible avec le souci scrupuleux de l'égalité entre les Z'enfants à l'occasion des examens, ceux que vous venez de passer, ceux que vous allez finir de passer, ceux que vous passerez.

Dans l'optique de faire en sorte que chacun d'entre vous soit noté dans les meilleures conditions, l'Académie a mis en place un système d'anonymat des copies qui consiste à rabattre un cache noiré sur votre nom, vos prénoms (souvent délirant d'ailleurs, n'est-ce pas ?), votre date de naissance et votre signature. Cette précaution ne suffit parfois pas. Les plus hardis d'entre vous osent parfois laisser des petits messages à l'adresse du correcteur pour se faire repérer et attirer leur gentillesse, leur bienveillance, leur courtoisie. Or, c'est inutile, vos correcteurs, c'est nous, et nous sommes toujours gentils, bienveillants, courtois. C'est pourquoi, en bas de vos copies, il y a écrit en gros : "NB : Il est interdit au candidat, sous peine de sanction, de signer sa composition et d'y mettre un signe quelconque pouvant indiquer la provenance de la copie".

Pour remédier à votre envie insatiable d'être reconnu dans votre copie, consciemment ou inconsciemment, voici un petit guide du routard anonyme en période d'examens :

1.  Ne pas oublier de rabattre l'enveloppe d'anonymat. Oui, parce que bon, sinon, forcément, l'anonymat est très relatif.

2.  Dans la case "N° d'identification", ne pas mettre une date de naissance ou un numéro de carte d'étudiant. Déjà parce que le numéro d'identification est un numéro de cinq chiffres... et qu'une date de naissance en compte six (ou huit) et le numéro d'étudiant en compte huit. Et puis, si vous faites ça, votre copie n'est plus du tout anonyme puisqu'il s'agit d'un "signe quelconque pouvant indiquer la provenance de la copie". Soyez sérieux un peu quoi...

3.  Ne pas mettre sa date de naissance à la place de la date de l'épreuve. D'une part parce que ça fait quiche, ensuite parce que ça fout la honte... grave... adonf... mdr ptdr... arf arf arf ou même haw haw haw comme dit un de mes excellents Amis.

4.  Quand vous remplissez la partie à cacheter, prenez soin de vérifier que ce qui doit rester secret n'est pas écrit sur la feuille au dos... Oui, là ils ont pensé à tout, sauf qu'ils n'ont rien réfléchi. Malin ! Quand vous écrivez votre nom et vos prénoms (souvent délirants d'ailleurs, n'est-ce pas ?) dans cette case, le verso noir de cette page fait office de carbone sur la feuille suivante. Ainsi, en écrivant votre nom et vos prénoms (souvent délirants d'ailleurs, n'est-ce pas ?) dans ce qui doit rester anonyme, en fait vous le surimprimez en clair sur votre copie. Et là, c'est le drame !

5.  Enfin, ultime conseil, réfreinez vos élans de gentillesse. N'écrivez pas votre nom et vos prénoms (souvent délirants d'ailleurs, n'est-ce pas ?) en plein milieu de l'intercalaire... Vous nous cherchez ou quoi ?

Bref, rester discret, c'est tout de même mieux que de voir sa copie invalidée, non ?

par Mister H.
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Vendredi 28 décembre 2007

publié dans : Le coin médiathèque de Mister H.

Encore un fantôme du cinéma. Encore un de ces petits bijoux secrets que de rares cinéphiles pictomaniaques et comicosensibles connaissent.
"Elementaire mon cher Lock Holmes" est une petite pépite cinématographique. Les dialogues sont percutants et lancés par un duo d'acteurs à contre emploi tout à fait convaincants et délirants.
Ben Kingsley (Gandhi) campe un docteur Watson très sûr. Moustache fine, bloc-notes et crayon en main, gabardine un peu stricte, sourire pincé. Tout y est.
Michael Caine (L'homme qui voulut être roi) propose un modèle absolu de Sherlock. La pipe, le violon, la cocaïne, la loupe, chaque accessoire, chaque mot, chaque verbe tombe avec perfection de la bouche de l'immense acteur shakespearien comme autant de petites perles d'eau. C'est sublime.
Mais il y a un hic dans cette saynète trop bien huilée. Thom Eberhardt (réalisateur) a choisi de placer notre regard dans l'intimité du couple. Et là, de l'autre côté du miroir du 221b Baker Street, la réalité est assez éloignée de ce que dépeignait Sir Arthur Conan Doyle.
La vérité est que Sherlock Holmes n'existe que dans la tête de John Watson, c'est l'alibi qu'il s'est forgé pour donner du crédit aux enigmes qu'il résout seul. Il a engagé un piètre acteur de seconde zone pour se charger d'endosser le rôle qu'il a inventé de toutes pièces.
Quiproquos, répliques cultes (notamment : "Nous progressons rapidement", ou encore "Non, messieurs, je ne changerai pas d'opinion, cet homme est mort, je suis catégorique"), déchaînement de situation invraisemblables (le final dans le théâtre vaut presque le prix du DVD à lui seul), vous êtes aux premières tables d'un restaurant trois étoiles. Le dîner, copieux en rires et en burlesqueries bouffonnes ("Bouffon, vous trouvez ?") est servi avec maestria par les deux géants du cinéma.

Bon appétit !

Je rappelle le titre : "Elémentaire mon cher... Lock Holmes" ("Without a clue") de Thom Eberhardt. Disponible en DVD.

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par Mister H.
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Jeudi 27 décembre 2007

publié dans : Le coin cuisine de Mister D.
C'est la période des fêtes, gavons-nous, mangeons, regrettons, re-mangeons, soyons un peu malades, et re-re-mangeons une dernière fois.
Faisant fi des traditions festives, de la monotonie de l'huître à la platitude du foie gras, en passant par l'ennui chaponesque et l'agacement saumonnier, je me propose, en aventurier culinaire, de vous faire (re)découvrir mon beau rôti, une recette alliant le sucré au salé. Point d'extravagances toutefois: ni biche, ni autruche, ni steack de kangourou à l'horizon.
Ajoutant une petite touche d'originalité aux agapes auxquelles vous ne manquerez pas de vous livrer tout en admirant le crépuscule de l'année, cette recette a également le mérite d'être modulable et réchauffable à loisir.
La salive commence à poindre à vos commissures? Votres esprit se dit déjà, tel Homer devant un donut, "hmmm, rôtiiiii"?
Alors allons-y!

Rôti de porc/d'agneau au pain d'épices et poires

C'est très bon, et en plus c'est bon.
Préparation: presque très simple
Cuisson: pas si long que ça

Mais que faut-il donc?
- un rôti de porc OU d'agneau (si possible pas ficelé)
- un pain d'épices (environ 250g)
- des poires
Note: farcir le rôti est une étape facultative.
Note 2: vous pouvez remplacer les poires par des pommes ou, à la rigueur, des tranches d'ananas préalablement grillées au four.

Mais aussi:
- un petit peu d'huile (olive, bien entendu)
- un petit peu de jus de citron
- un petit peu de gingembre en poudre
- un petit peu de sel et de poivre
- quelques herbes (j'ai un petit faible pour la coriandre et l'estragon)
- un couteau qui coupe, une grosse cuillère
- de la ficelle à rôti
- un mixer (ou beaucoup de force dans les bras)
- un plat à four
- un four pour mettre le plat dedans

I - Destructions et reconstructions diverses
A - Rien ne se perd, rien ne se crée
- Prendre le rôti, le couteau, couper le rôti dans le sens de la longueur (comme pour faire un sandwich), et creuser une goutière dans le rôti.
- Mettre la viande enlevée du rôti dans le mixer, avec les herbes, du sel, du poivre, voire même un peu de gingembre. Mixer. Cette étape vaut surtout pour le rôti de porc, qui a tendance à être tout sec quand il cuit.
- Remettre la farce ainsi obtenue dans la goutière, refermer le rôti-sandwich et le ficeler

B - Tout se transforme
- Poser le rôti dans le plat
- Un filet d'huile d'olive, un filet de jus de citron
- Emietter (à la main, tant qu'à faire) le pain d'épice sur le rôti et autour (l'idée est de ne s'arrêter qu'après que tout le plat soit uniformément recouvert de pain d'épices)
- Rajouter un verre d'eau dans le plat
- Mettre au four

II - Observation et finitions
A - Obligation de surveillance
- La température du four ne doit pas être trop élevée (surtout pour le porc: pas au-dessus de 150 degrés, ce qui doit faire un thermostat 5 ou 6 sinon ça devient tout sec; pour l'agneau, on peut monter jusqu'à 180 degrés, thermostat 7)
- Il faut surveiller le pain d'épices, qui va fondre: remuer et arroser le rôti avec son propre jus toutes les 20 minutes environ. Si la consistance vous paraît trop épaisse, n'hésitez pas à rajouter un peu d'eau.
- La cuisson dure en tout environ 1h30

B - Créance d'aliments
- Environ 20 minutes avant la fin, éplucher 1 ou 2 poires et les découper en quartiers
- Les déposer artistiquement dans le plat pour la fin de la cuisson
- Découper, servir, manger

Je ne résiste pas au plaisir d'une petite conclusion, que j'emprunte à mon critique gastronomique préféré, Mister H. lui-même: 

Conclusion
Plat facile à préparer, qui épatera vos amis et votre famille. Ne pas hésiter à le préparer dans le cas d'une rendez-vous avec un ministre ou, à la rigueur, un sous-préfet.
Ne manquez pas de l'accompagner d'un petit vin de Bourgogne un peu subtil qui mettra en valeur, tant la pimpante allégresse des épices que la suave douceur des poires. Il conviendra de le laisser s'aérer quelque vingt minutes avant de le servir, afin de n'altérer ni le fumet du vin, ni celui du plat.

La prochaine fois: le repas impressionnant pour garçon pas doué.

par Mister D.
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Jeudi 27 décembre 2007

publié dans : Le coin horrible de Mister D. et Mister H.
Noël est venu, Noël s’en est allé, vous laissant pantois, barbouillé par les excès  gastronomiques du réveillon et les yeux brillants de larmes devant tant de cadeaux si  généreusement offerts par toute votre famille (sauf le petit dernier, cet ingrat).

Des larmes de bonheur ? Des larmes de reconnaissance ? Des larmes d’un amûûûr filial aussi fidèle qu’inébranlable ?

Que nenni ! Vous avez encore subi les choix douteux d’une famille indigne de vous et de vos goûts achevés en matière de présents. Vous voilà encombré d’objets laids, inutiles, redondants, en somme totalement Hors Sujet.

HD Ready est là pour vous.

Ne reculant devant aucun sacrifice, Mister H. et Mister D. vous viennent en aide, en vous donnant la possibilité d’exprimer en toute bonne conscience votre rage et votre dégoût, et même, dans un élan cathartique salvateur, de vous débarrasser desdits affreux cadeaux.


L’espoir point sur votre visage rougi par les larmes, et vous avez bien raison.


Nous nous proposons d’organiser, ici même sur ce fantastique journal, une bourse d’échange des cadeaux moches. D’échange, oui, car vous trouverez – presque – toujours quelqu’un qui a moins bon goût que vous, et inversement.


Sous le couvert d’un anonymat que nous vous garantissons relatif, il vous suffit de nous envoyer une photo de l’objet honni, que nous nous empresserons de publier en bonne place ici même. Libre à vous, ensuite et par voie de commentaire, de vous proposer comme repreneur. Chaque Z’enfant déçu pourra ainsi se défaire du superflu et connaître la joie d’un deuxième Noël enfin digne de lui.


C’est aussi ça l’esprit de Noël, chez HD Ready.

 
par Mister D. & Mister H.
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Mercredi 26 décembre 2007

publié dans : Le coin médiathèque de Mister H.

Vous nous avez montré vos pires facettes quand il s'est agi de rire des malheurs des autres dans un bureau.

Monstres !

Vous nous avez offert vos idées les plus ignobles pour éliminer les enfants mal élevés.

Monstres !

Vous nous avez permis de connaître le bas-fond de vos âmes quand il a fallu rentabiliser le troisième âge.

Monstres !

Mais on vous préfère ainsi, quand monstreux vous êtes parce que monstreux nous sommes.
Ceci étant, pour relever le niveau un peu, voici un doigt (sans cognac) de poésie.

Détendez-vous, c'est rigolo.


(Sous peu : quatre avec barreur dans un couloir)

par Mister H.
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Le concours du mois de mai

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