
Vous en êtes les héros, vous y avez un droit d'expression libre, à plusieurs conditions :
Vos commentaires doivent être signés de façon que nous puissions, l'un ou l'autre, vous identifier. (Numéro de carte étudiant, pseudo MsN, adresse
mail...).
Vos commentaires doivent être écrits en
français correct.
Vos commentaires ne doivent contenir aucun propos sur les autres enseignants de la faculté, ni sur les
étudiants.
Les commentaires idéologiques n'ont leur
place sur ce journal qu'à condition qu'ils ne soient ni prosélitistes ni agressifs.
Bon voyage dans votre univers, n'hésitez pas à le faire connaître au plus grand nombre.
Nous ne sommes pas opposés à l'idée de référencer d'autres journaux, dès l'instant que ceux-ci sont bienveillants et ne véhiculent pas d'idées polémiques sur la faculté.
Bien à vous toutes, bien à vous tous,
Mister D. et Mister H.
Merci aux e-lecteurs
qui ont déjà parcouru ce journal.
Il y a 1 e-lecteur(s) sur ce blog
Cruel exercice que celui de vous parler sans vous parler, quand l'envie de vous entretenir de certains sujets qui nous tiennent à coeur est encore plus pressante que toute envie
naturelle (comme disait mon grand-père: l'amour est un feu qui dévore, mais il existe une envie encore plus forte).
Ce serait un peu comme décrire une boule de billard sans parler de sa forme ni de sa couleur.
Ce serait un peu comme, après avoir tué une mouche, décrire les sentiments de sa mère.
Ce serait un peu comme vous refaire le coup de la blague du léopard.
Et pourtant, chers Z'enfants, grande est l'envie de vous révéler quelques secrets, de vous faire profiter de nos conversations confidentielles, de vous dévoiler quelques projets HD-lirants,
HD-tonnants, en un mot HD-chireurs-de-string-à-sa-mère.
Hélas, trois fois hélas (ah, il en manque un: hélas!), notre côté pervers polymorphe nous empêche, nous dicte de ne rien vous dire. Mais il n'est pas le seul. Car notre côté pervers polymorphe
n'est responsable que d'une partie des secrets que nous gardons tendrement au chaud, comme Landru garde la femme au foyer.
Notre devoir de réserve aussi. Notre goût pour le mystère également. Notre appétance pour les grands effets et tout le tralala, itou.
Que d'informations croustillantes pourrions-nous faire éclore à la face du monde et de la Sarthe, comme autant de bourgeons suintant de sève printanière, moites et dodus, pleins de promesses
dégoulinantes, prêts à s'ouvrir au moindre titillement d'un chaud rayon de soleil, dardant son éclat puissant et aspergeant la nature de sa lumière scintillante.
Mais non. Tels les plus infâmes mycéliums, nous nous terrons comme un vice-président américain à l'affût de l'attentat propice à son avènement. Lyndon B. Johnson se terra de Kennedy, et après lui
Humphrey se terra, de Johnson.
Bien entendu, il est des sujets à propos desquels nous ne nous retenons pas, notre mutisme relevant de la plus élémentaire conscience professionnelle. Ceux des examens, par exemple.
Non, le secret est bien plus lourd à garder lorsqu'il relève de nos conversations informelles, à propos de nous, de vous, des autres, de nos tempêtes de cerveaux, de vos réussites, de vos
angoisses, de nos projets secrets totalement dingues pour un certain jour déjà fixé et dont vous n'avez même pas idée, de nos conceptions du rôle de chargé de vous aider, de nos investigations
diverses et variées sur des sujets que les consignes de ce journal, la pudeur, la morale et la loi m'interdisent de révéler ici... ah, que le fardeau d'un tel sacerdoce est parfois
pesant.
Mais nos oripeaux d'enseignants sont aussi bien utiles. Certes, ils nous grèvent d'une obligation de non-information. Mais ils nous permettent aussi de vous faire passer, à mots couverts,
certaines des idées qui nous tiennent à coeur. Ils nous permettent encore de nous faire harceler par la coiffeuse et par les problèmes juridiques de son beau-frère. Ils nous permettent enfin de
rester proches de vous et de protéger l'environnement. Oui, l'environnement bénéficie de notre usage parfois immodéré de WiLM, car nous nous dispensons de l'usage d'une automobile pour aller
jusqu'à vous. Ah, les habits sacerdotaux...
Que de non-dits, que d'énigmes irrésolues. Oui, c'est un bien cruel exercice que de vous parler sans vous parler.
Ah, vous avez remarqué le "jour déjà fixé"?
Je me demande bien de quoi il peut s'agir.
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