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Bien à vous toutes, bien à vous tous,
Mister D. et Mister H.
Merci aux e-lecteurs
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La tempête que météo-France nous promet depuis hier agresse les volets rouillés des fenêtres de mon appartement douillet depuis une heure, il est 3 heures. Mais là n'est pas le
souci, je n'arrive de toute façon pas à dormir, et déjà les chiffres rouges de mon réveil défilent inéxorablement vers l'heure fatidique à laquelle j'aurais dû me réveiller.
Les insomnies sont un phénomène étrange. Le cerveau et la TEB (transmission électrique basse-tension) sont en émois, les idées défilent, vite, impalpables, folles, surprenantes. Se tourner à
droite, se tourner à gauche, les pieds au mur : tout est bon pour essayer de trouver le sommeil. Le sommeil, loin déjà occupé ailleurs.
Plus la pénombre de la nuit enrobe les idées et magnifie les rêves, plus l'excitation cérébrale agace le dormeur interdit. Le corps même ne réagit pas comme il devrait. La lourdeur des muscles
tranche avec la légèreté des pensées. La fatigue est corporelle alors que l'esprit est parfaitement éveillé, tout à fait alerte et imparablement inutile.
Les premiers signes de la fatigue se font sentir autour des yeux. C'est sur les orbites occulaires que se posent les poids de l'épuisement. Les yeux restent clos alors pourtant que les paupières
cherchent la lumière. Puis c'est le crâne qui souffre. Lancinante, appuyée, troublante, la douleur existe et irradie depuis le front à travers le nez, les joues, le menton. La masse corporelle
cherche indubitablement à s'enfoncer dans le matelas endolori. Mais non, rien n'y fait, les idées s'enchainent dans l'esprit électrisé. Prenant le pas sur le corps épuisé, c'est l'esprit qui
sonnera l'hallali et avec lui la fin de la nuit.
Se lever, faire fi des assauts de la nuit sur les muscles, sur les tendons.
Finie la nuit, finies les inlassables tentatives de repos avortées, finis les rêves.
Vite, le plaisir de parachever les TD.
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