
Vous en êtes les héros, vous y avez un droit d'expression libre, à plusieurs conditions :
Vos commentaires doivent être signés de façon que nous puissions, l'un ou l'autre, vous identifier. (Numéro de carte étudiant, pseudo MsN, adresse
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français correct.
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étudiants.
Les commentaires idéologiques n'ont leur
place sur ce journal qu'à condition qu'ils ne soient ni prosélitistes ni agressifs.
Bon voyage dans votre univers, n'hésitez pas à le faire connaître au plus grand nombre.
Nous ne sommes pas opposés à l'idée de référencer d'autres journaux, dès l'instant que ceux-ci sont bienveillants et ne véhiculent pas d'idées polémiques sur la faculté.
Bien à vous toutes, bien à vous tous,
Mister D. et Mister H.
Merci aux e-lecteurs
qui ont déjà parcouru ce journal.
Il y a 1 e-lecteur(s) sur ce blog
Vous le savez déjà très bien, chères Z'enfants, chers Z'enfants, j'ai des joies simples.
Et parmi ces minuscules moments de plaisir, il y en a un que j'affectionne tout particulièrement.
Tuer les rêves d'un enfant.
Hier, l'incommensurable Mister H., mon Z'héros mersonnel, et moi avons tout déchiré à la journée portes ouvertes de la faculté. Fermement installés dans le hall du bâtiment Thémis, prêts à faire
face à toutes les surprises, nous avions emmagasiné suffisamment d'énergie pour répondre aux attentes de vagues de futurs Z'enfants, parfois accompagnés de leurs parents. Et vagues il y eut,
un véritable tsunami de lycéens avides de connaissances et le coeur empli d'interrogations.
Grâces soient rendues, à cette occasion, à tous les Z'enfants qui se sont déplacé, ont participé, ont écouté, ont répondu aux questions, et ont joué, à l'occasion, le rôle de guide
touristique. A vous tous, merci!
Grâces soient également rendues à nos collègues, qui nous ont fait le plaisir d'être là.
La journée a très vite bien démarré. Les visiteurs, mi-effrayés, mi-rassurés par le paquet de M&M's mis à leur disposition, prenaient place tour à tour devant nous. Explications, amusement,
renseignements, foufouterie, démonstrations, rassurage, blagounette, l'équipe a plutôt bien fonctionné.
C'est les yeux plein d'espoir, les mains chargées de documentation, le coeur vibrant d'une passion déjà en germe pour le droit (parce que le droit, c'est sympa!) et les tympans endoloris par les
vociférations paroxoystiques de Mister Y. que les jeunes recrues se relevaient et allaient parcourir les locaux.
Jusqu'à ce que.
Jusqu'à ce que se présentent devant nous une jeune Z'enfant, très stylée, la veste ornée d'une magnifique fleur en éponge, accompagnée de sa soeur (?) et de son grand-père.
C'est ce dernier qui prend la parole en premier, parlant au nom de sa progéniture, évoquant ses souvenirs de Licence en droit d'un temps que les moins de.... hmm, disons vingt ans ne peuvent pas
connaître, m'interrogeant sur les formations dispensées à la faculté. Sa petite-fille, visiblement mal à l'aise, attend de pouvoir s'exprimer. Elle finit par prendre la parole, et me demande, un
peu ennuyée, si le droit pénal occupe une place importante dans le cursus.
Hmm. Je connais ce regard. Je connais cette question. Je connais ce rêve. J'aurais pu être surpris, mais là, non.
- Attendez voir, lui dis-je... ne me dites pas que vous voulez être profiler?
L'ennui fait place à l'intérêt, puis à l'espoir sur son visage qui s'allume
comme un ciel d'été orageux par une chaude journée du mois d'août.
- Ouiiiiiii!
Une future profiler. Ma journée aurait été incomplète sans ce petit moment. L'espace d'un instant, j'envisage de lui répondre "j'ai envie de vous dire lol". Puis je me place en position
fronto-phalangienne (je me prends la tête à pleines mains, en d'autres termes).
- Non mais attendez un instant... c'est à cause de la série Profiler, hein? Vous savez que le métier de profiler n'existe pas en France? Qu'il s'agit, pour résumer,
d'une combinaison de psychologie et de statistiques, et que si vous voulez acquérir les connaissances nécessaires en psychiatrie criminelle, il vous faudra suivre une bonne dizaine d'années
d'études médicales, sans compter que le droit pénal n'entretient, au final, que peu de rapport avec le métier?
Dans une réaction tenant à la fois de la décomposition et du défi, ce qui est, au final, tout à l'honneur de cette jeune lycéenne face à tant de méchanceté gratutie de ma part, elle
m'assène alors une réplique définitive, la fleur ornant sa veste elle-même semblant me dévisager avec haine:
- Mais j'ai un tas d'autres projets, par exemple j'ai aussi envie de devenir styliste!
Bien.
Bien, bien, bien. Que répondre? Que dire? J'étais complètement pris au dépourvu, en un mot, surpris. Elle m'a pourri, en une phrase, la joie que je sentais déjà monter au creux de mon
estomac, le plaisir simple que j'éprouvais dans l'annihilation de l'espoir enfantin.
J'ai donc du me résoudre à réendosser le rôle de chargé de t'aider, et à répondre au mieux à ses autres questions. Son grand-père, un peu perdu, gardait le sourire.
Dommage. Quelques minutes plus tard, c'est Mister H. qui a accueilli une future juge pour enfants...
Un peu trop monstrueux... En même temps elle l'a bien cherché, quelle idée de porter une fleur sur sa veste, pfff, j'te jure !
Mais, comment avez vous devinez le fait qu'elle voulait devenir Profiler ?
Comment ai-je deviné?
C'est très simple: alliant mes connaissances en statistiques et en psychiatrie criminelle, je suis entré dans sa tête.
D'autres questions?
Comment devient on expert à Miami ? y a t'il un Master 2 à la fac du mans ?
( j'espère que l'identification est bonne pour le coup )
je dirai même plus "oui mais monsieur ..."
Salut ma hargne
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