
Vous en êtes les héros, vous y avez un droit d'expression libre, à plusieurs conditions :
Vos commentaires doivent être signés de façon que nous puissions, l'un ou l'autre, vous identifier. (Numéro de carte étudiant, pseudo MsN, adresse
mail...).
Vos commentaires doivent être écrits en
français correct.
Vos commentaires ne doivent contenir aucun propos sur les autres enseignants de la faculté, ni sur les
étudiants.
Les commentaires idéologiques n'ont leur
place sur ce journal qu'à condition qu'ils ne soient ni prosélitistes ni agressifs.
Bon voyage dans votre univers, n'hésitez pas à le faire connaître au plus grand nombre.
Nous ne sommes pas opposés à l'idée de référencer d'autres journaux, dès l'instant que ceux-ci sont bienveillants et ne véhiculent pas d'idées polémiques sur la faculté.
Bien à vous toutes, bien à vous tous,
Mister D. et Mister H.
Merci aux e-lecteurs
qui ont déjà parcouru ce journal.
Il y a 3 e-lecteur(s) sur ce blog
Nombreux êtes-vous en ce moment même à vous prendre la tronche avec des concepts aussi ardus que la famille, le concubinage (concubinââââge), le mariage, le
divorce, le PaCS, les fiançailles, etc. Ces efforts transprirogènes ne seront pas vains, et mercredi vers 19h30, vos angoisses seront terminées.
Joie, félicité, gloria, amour, paix, tranquillité, quiétude, respiration normale, battements normaux d'un coeur enfin rasséréné.
Chères et chers Z'enfants, vous avez tous trituré la matière juridique du droit des personnes et vous vous êtes sans doute extasiés sur le fœtus et sur la question, récurrente entre toutes et
sensible comme peu, de sa potentielle personnalité.
La question est problématique depuis toujours, notamment en droit pénal pour savoir si le décès in utero peut être qualifié crime ou délit.
Mais la question peut aussi se poser en droit civil, et, précisément en droit des personnes, et encore plus précisément en droit de la vie privée, et tout spécialement dans le domaine du droit à
l'image.
L'espèce a déjà été abordée en TD : une femme voit des clichés de son échographie 3D diffusée dans la presse montrant très clairement son fœtus.
Aussi, une question me hante, je vous la pose, sans avoir réellement de réponse, tout en ayant quand même une idée bien précise mais toujours prêt à la frotter à vos idées tel l'ail sur le
crouton.
La mère peut-elle agir au nom de son fœtus non encore né pour atteinte au droit à l'image de l'enfant qu'elle porte ?
Hmmm, je suis pas méchant, je suis doux et tendre comme l'agnelet, le blanc, celui qu'on déguste à Pâques. C'est d'ailleurs l'occasion pour vous dire que ce soir c'est gigot de sept heures et
gratin dauphinois... voilà.
Tout d'abord, concernant le droit à l'image, reposant sur la vie privée de l'art. 9 du Code civil, on sait que son étendue est, bizarrement, plus vaste. Elle s'analyse en deux temps, la
captation et la diffusion. On peut ne pas s'opposer à la captation, voire l'autoriser, ça n'empêche qu'on ne peut pas présumer que la diffusion ait été autorisée. La mère ne s'est certes pas
opposée à la captation de l'image de son fœtus, mais elle n'a pas expressément autorisé sa diffusion. A ce titre, cela l'autorise à défendre son droit à l'image propre comme diffusant un aspect
de son intimité. Ainsi la notion de "lieu public" ne s'applique pas ici. Le ventre de môman est un lieu privé entre tous (si on peut parler de lieu), elle autorisé la captation de l'image, mais
n'a pas prévu sa diffusion.
Naturellement, je t'attendais, la question de la personnalité du fœtus se pose et revient à l'esprit juridique comme une rengaine multidécennale... La question de l'application de "infans
conceptus pro nato habetur quoties de commodis ego agitur" est de rigueur. Et précisément, n'est-il pas dans l'intérêt de l'enfant à naître d'être considéré comme une personne pour que sa
môman agisse en protection de ses droits ? La question est ouverte et trouverait un écho dans l'action même de la personne une fois sa majorité atteinte. Le jeune de dix-huit ans peut-il agir
contre la diffusion de son échographie, l'action ne se prescrivant que par trente ans.
La question de l'identification de l'enfant ne se pose pas trop selon moi, il suffit que le nom de la parturiente soit sur l'écho. A défaut, n'envisagerait-on pas une violation de la vie privée
pure, au même titre que celui dont on diffuse une information personnelle sans diffuser son portrait ?
Donc pour ma part, rien ne s'opposerait à une action de la mère au nom de son enfant. Toutefois, une question se pose : quand peut-elle agir ? doit-elle attendre que la filiation soit établie (ce
qui est nécessaire pour devenir responsable légale de l'enfant) ou peut-elle le faire pendant sa période de gravidité, ce qui induit une interrogation sur le droit de la filiation...
... aussi et inversement.
| Janvier 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||||||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | ||||
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | ||||
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | ||||
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |||||
|
||||||||||
Vos derniers mots...