
Vous en êtes les héros, vous y avez un droit d'expression libre, à plusieurs conditions :
Vos commentaires doivent être signés de façon que nous puissions, l'un ou l'autre, vous identifier. (Numéro de carte étudiant, pseudo MsN, adresse
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français correct.
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étudiants.
Les commentaires idéologiques n'ont leur
place sur ce journal qu'à condition qu'ils ne soient ni prosélitistes ni agressifs.
Bon voyage dans votre univers, n'hésitez pas à le faire connaître au plus grand nombre.
Nous ne sommes pas opposés à l'idée de référencer d'autres journaux, dès l'instant que ceux-ci sont bienveillants et ne véhiculent pas d'idées polémiques sur la faculté.
Bien à vous toutes, bien à vous tous,
Mister D. et Mister H.
Merci aux e-lecteurs
qui ont déjà parcouru ce journal.
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Aujourd'hui, un tracas qui fait chier: l'inspiration.
Ou plutôt, devrais-je dire, le manque d'inspiration.
Qui parmi vous, chères et cher Z'enfants, n'a jamais été la victime expiatoire d'un sort vengeur, vous punissant en lavant, jusqu'aux plus sombres recoins de vos esprits féconds, votre boîte
crânienne de toute idée... hmm... productive?
(J'ouvre une parenthèse: le choix des mots, c'est un peu comme le "poc" d'une photo, il faut que ça claque, que ça en jette, afin de convaincre le lecteur de la richesse du vocabulaire du
rédacteur. Mais des fois, je dis bien des fois, rien ne vient. Mais alors rien du tout. On cherche, on cherche, mais c'est le néant. Et j'en reviens à mon sujet, je ferme donc cette
parenthèse).
Qui parmi vous n'a jamais subi la frustration horripilante de n'avoir strictement rien en tête, pile au moment où il faudrait avoir quelque chose en tête?
(Une autre parenthèse, toute petite: pour rajouter à la frustration, vous conviendrez que, très souvent dans ces cas, c'est très peu de temps après le moment fatidique que les mots vous viennent,
que vous êtes soudain pris d'une logorrhée intarissable, que vous subissez une overdose de laxatif oratoire... l'image est certes cavalière. Bien, refermons cette petite parenthèse).
Prenons un exemple qui vous concerne tous: la copie d'examen. Elle est accueillante, vierge, offerte, n'attendant que l'assaut de vos stylos déjà échauffés entre vos mains rendues moites par la
lecture du sujet... et pourtant, souvent... rien. L'angoisse monte, la température dans l'amphi devient de plus en plus insupportable, vous constatez qu'encore une fois, votre voisin de droite
gratte déjà frénétiquement tandis que votre voisin de gauche hoche lentement la tête, un demi-sourire aux lèvres, à la lecture du sujet... mais toujours rien. Votre copie vous attend, vous pouvez
presque l'entendre murmurer "ce n'est pas grave, je prend tout de même beaucoup de plaisir à être là, sur la table, tu m'as déjà léché la languette afin de m'anonymiser, mon bonheur est presque
parfait..."
Mais de vigueur scripturale, point.
Ne vous êtes-vous jamais demandé ce qui causait cette panne d'inspiration?
(A nouveau une parenthèse, qui cette fois-ci n'a rien à voir avec le sujet: peut-être, dans ces situations de vide cosmico-mental, êtes-vous la proie du karma instantané (ou semi-instantané). Je
ne vous ferais pas l'affront de vous expliquer le principe du Karma, mais il se trouve que j'ai constaté que, bien souvent, une mauvaise action entraînait quasi-immédiatement une sorte de
punition karmique instantanée, un peu comme un rappel à l'ordre express. Une mauvaise blague? Bim boum! Vous vous prenez un mur. Une critique facile? Bim boum! vous vous faites interroger à
l'oral, etc. Le manque d'inspiration serait la punition pour, par exemple, le fait de ne pas avoir éteint votre portable en amphi, ou pour avoir grillé un feu rouge afin d'arriver à l'heure à
l'examen. Mais ça peut aussi n'entretenir absolument aucun rapport, et j'en profite pour refermer la parenthèse).
Ne vous êtes-vous jamais dit: "il faut que je trouve quelque chose à dire", et à ce moment précis vous être rappelé qu'il fallait racheter du pain, que ça faisait longtemps que vous n'aviez pas
appelé votre grand-oncle qui vit avec ses trente-sept chats à Etampes, que, tout de même, ils pourraient être plus explicites chez HD-Ready avec leur indices bizarres pour La Surprise, bref, vous
rendre compte que vous aviez subitement l'esprit totalement parasité par tout autre chose que le sujet duquel vous vouliez entretenir votre interlocuteur?
Les solutions ne sont pas légion en pareil cas: que faire lorsque vous ne pouvez précisément pas fixer votre esprit sur la chose à faire? Vous pouvez fuir, tel un Z'enfant de primaire au coeur
prêt à exploser devant son N'amoureuse et finissant, écarlate et soupçonnant un petit "accident" lié au stress (une toute petite parenthèse à ce sujet: il est remarquable que ce soit très souvent
dans les situations dites sérieuses et anxiogènes que les désagréments physiques se manifestent avec le plus d'ingratitude: une éructation irrépressible, une subite envie d'éternuer, un
désagréable sentiment de frottement vestimentaire situé à l'endroit exact où vous ne pouvez pas, mais alors absolument pas vous gratter maintenant, ou même, en cas de stress intense, le petit
"accident"... oui, je referme la parenthèse), par lui demander, pataud, l'heure de la prochaine récré.
Vous pouvez également faire diversion, babillant soudainement à propos de tout et de rien, détournant l'attention du trou noir qui est en train d'avaler définitivement la dernière particule de
l'idée que vous aviez en tête au début de la conversation par une démonstration aussi délirante que vaine de votre capacité à vous exprimer.
Bref, l'inspiration, des fois, c'est pas ça...
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