
Vous en êtes les héros, vous y avez un droit d'expression libre, à plusieurs conditions :
Vos commentaires doivent être signés de façon que nous puissions, l'un ou l'autre, vous identifier. (Numéro de carte étudiant, pseudo MsN, adresse
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français correct.
Vos commentaires ne doivent contenir aucun propos sur les autres enseignants de la faculté, ni sur les
étudiants.
Les commentaires idéologiques n'ont leur
place sur ce journal qu'à condition qu'ils ne soient ni prosélitistes ni agressifs.
Bon voyage dans votre univers, n'hésitez pas à le faire connaître au plus grand nombre.
Nous ne sommes pas opposés à l'idée de référencer d'autres journaux, dès l'instant que ceux-ci sont bienveillants et ne véhiculent pas d'idées polémiques sur la faculté.
Bien à vous toutes, bien à vous tous,
Mister D. et Mister H.
Merci aux
Hier, mercredi 7 mai entre 14h et 17h (environ), vous avez été deux-cent-vingt-deux à composer en Droit de la Famille. Ignorant l'incroyable cohésion de votre
promotion, l'administration avait décidé de vous scinder en deux groupes affectés chacun à un amphithéâtre.
J'étais chargé de surveiller le groupe de l'amphithéâtre Paul d'Estournelles, charge que je partageais avec Marie, Z'enfant de M1, qui officiait souriante et envolée à mes côtés. J'en profite
pour rendre hommage ici au sérieux de sa surveillance, à ses prises d'initiative et à sa disponibilité. Merci aussi aux autres surveillants qui m'ont accompagné pendant ces années U à votre
service.
C'est vers 14h30 que je me suis aperçu que Marie, tout en faisant sa ronde dans l'amphi, prenait des notes, comme si elle griffonnait sur un bout de papier rose les attitudes de chacun d'entre
vous. Intrigué par cette attitude nouvelle pour moi, je me suis approché d'elle pour voir de quoi il s'agissait.
En fait de notes, Marie dressait des statistiques sur ce qu'on pourrait appeler les anecdotes silencieuses des examens terminaux : sur ce que vous ne voyez pas et que parfois, pire, vous ne
soupçonnez guère.
Grâce à elle, nous pouvons à présent savoir que, pendant trois heures de sudations intellectuelles intenses, sur un contingent Z'enfantin de 109 personnes...
... il y a eu 26 grattages de tête,
... il y a eu 13 grattages de bouton,
... il y a eu 22 grattages d'oreille,
... il y a eu 13 grattages de nez
... il y a eu 117 replacement de cheveux,
... il y a eu 15 têtes placées dans 30 mains,
... il y a eu 14 crayon suçotés,
... il y a eu 2 sorties urogénitales pressantes, (mieux connues sous le nom de "pause pipi")
... il y a eu 9 repositionnements de lunettes,
... il y a eu 3 paires de mains tripotées,
... il y a eu 6 bidouillages de crayon, (le "bidouillage" consistant notamment à les scroufougner),
... il y a eu 4 tournicotages de poignets
... il y a eu 5 déglairages de nez,
... il y a eu 12 tripotages de Code, (le "tripotage" consistant notamment à susciter la palpitation des feuilles roses de l'index et dénotant une certaine agitation cérébrale proche de
la paniiiiiiique),
... il y a eu 53 yeux dans le vague, (alors là, petit doute statistique : est-il possible qu'un d'entre vous ait trois yeux ou qu'il y ait un cyclope parmi vous ? Je pense, plus simplement, qu'un
Z'enfant a eu un oeil dans le vague tandis qu'il fermait l'autre pour empêcher le vague de l'envahir. C'est fourbe le vague. Surtout quand il s'en prend à l'âme).
... il y a eu 28 mains portées à la bouche,
... il y a eu 8 toux, (kof kof bleuarg compris),
... il y a eu 7 têtes posées sur la table de composition,
... il y a eu 6 repositionnements de soutien-gorge,
... il y a eu 2 frottages d'yeux,
... il y a eu 8 bâillements,
... il y a eu 1 craquement de doigts,
... il y a eu 7 tombages de trucs,
... il y a eu 9 Z'enfants qui ne lâchaient pas leur copie...
Voilà, le monde de la statistique a évolué grâce à toi Marie, louanges éternelles sur ton nom. Mais tandis que votre charmante surveillante scrutait vos attitudes, elle en profitait pour épier
furtivement mes comportements... Et ça, c'est vil, c'est petit, c'est mesquin, gnagnagna !
Ainsi, pendant que vous composiez...
... j'ai tripoté deux fois mon Code, me suis gratté deux fois la tête, sept fois le nez, j'ai dodeliné deux fois, j'ai grogné une fois (oooh, ça c'est pas vrai !), j'ai utilisé cinq fois mon
portable (c'est normal, j'avais confié ma montre à un Z'enfant...), j'ai porté une fois ma main à ma bouche, j'ai raté une marche (oui mais j'avais fait exprès), je me suis rongé les ongles trois
fois (pas toujours le même, je tiens à un rongeage régulier), j'ai posé une fois ma tête sur ma main et mon coude sur la table, et j'ai été de mauvaise foi une fois (oooh, ça c'est pas vrai)...
non deux fois en fait.
Et alors il paraît que je me suis moqué une fois.
Moi !
Moi moqueur ? Est-ce ma faute si l'une d'entre vous avait oublié d'enlever l'étiquette du débardeur qu'elle portait sous son chemisier peu opaque et qu'on pouvait lire, en transparence, qu'elle
l'avait acheté pour le prix de 7,49 € ?
En tout cas Marie, merci !
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