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Samedi 17 mai 2008

publié dans : Divers

Aujourd'hui est une journée particulière.

Aujourd'hui, samedi 17 mai, est non seulement le jour du non-anniversaire d'une quantité alarmante d'individus, mais est également... une journée internationale de quelque chose.

C'est un fait notable; le calendrier est ponctué d'anniversaires, de célébrations, de commémorations, la plupart d'entre elles ayant une connotation guerrière, pathologique ou faisant appel à la solidarité. Sans compter, bien entendu, les diverses fêtes finissant de remplir un emploi du temps déjà bien chargé.

Savoir où donner de la tête devient, dans ces circonstances, assez difficile, et à moins d'une organisation quasi-militaire, les efforts de tout individu se faisant un devoir de satisfaire à chaque célébration sont voués à l'échec, et l'individu lui-même aux gémonies de l'humiliation et des moqueries mondaines.

Comment faire alors pour briller en société et, d'un air emprunt d'une bienveillance moralisatrice, se souvenir de chaque événement et le rappeler aux masses ignorantes de la plus élémentaire étiquette?

Le service mondain d'HD-Ready est là pour vous.

D'abord, sélectionnez soigneusement les fêtes, journées nationales et internationales qui vous conviennent le mieux et que vous prendrez plaisir à honorer avec toute l'attention, voire la dévotion qu'elles méritent. L'organisation est le maître-mot.
Ensuite, il ne vous restera plus qu'à préparer, dans la fièvre de l'excitation, une digne célébration desdits événements. Conviez vos amis, conspuez les autres, ils ne vous valent pas.
Le jour dit, vous pourrez organiser un brunch, ou un lunch, ou encore un linner (haro sur l'apéro dinatoire, tellement populaire) et profiter, en vous empiffrant de fooding et en riant à gorge déployée aux plaisanteries post-modernes de vos amis, d'une fête à la hauteur de vos exigences.

Quelques exemples? Mais certainement:

- Hier 16 mai: journée nationale de l'autisme. Oubliez: pas assez international, pas assez poignant, et le cocktail risque d'être d'un ennui... imaginez-vous entouré d'individus étranges, insensibles à l'humour le plus sophistiqué dont vous savez, dès que l'occasion se présente, faire preuve avec un détachement mêlé d'une pointe d'auto-dérision. Non, définitivement, cette journée est à éviter.

- 25 mai: Journée internationale de la Serviette. Voilà une célébration jeune, moderne, à la fois délicieusement décalée et manifestant un esprit d'ouverture au monde qui fera de vous un être admirable à la fois pour votre excellence en matière de mode (porter une serviette autour du cou est d'un chic tout à fait achevé) et pour le sérieux de votre engagement. Des informations supplémentaires? C'est
ici.

- 15 septembre: Journée nationale du Slow Food. Certes, cette journée n'est que nationale, mais la cause défendue, soutenue par les Nations Unies, préserve votre conscience humanitaire tout en vous assurant l'absolution. Détendez-vous, mangez lentement, mangez régional, mangez bio, voilà une façon tellement plus trendy de participer au commerce équitable sans devoir afficher l'obscénité d'un vulgaire cultivateur péruvien en guise de justification. Des infos? C'est par
ici.

- 19 septembre: Journée internationale du parler pirate. Le Capitaine Jack Sparrow vous fait rêver? Engoncés dans le conformisme d'une société si fade et incolore, vous vous exclamez souvent "Boucaniers, à l'abordage! Diantre! Sale fils de mangeur de biscuit!" dans votre cuisine, un torchon élégamment noué façon pirate autour de la tête? Cette journée est faite pour vous. Pour plus d'informations, c'est
.

- 12 février: Journée internationale des enfants soldats. Ces pauvres enfants n'ont pas les moyens de s'offrir un armement digne de ce nom. Aidez-les, faites preuve de générosité et d'audace, et parainez un enfant-soldat en lui envoyant une kalachnikov ou un lance-pierres.

- 8 avril: Journée internationale du fromage. Authentique et tendance, cette journée à la fois ancrée dans le terroir et projetée vers l'avenir vous assurera à la fois dégustations diverses et joies simples. Inquiet (e) pour l'éventuelle haleine de poney mort, consécutive au mélange des saveurs? Non point, souvenez-vous que tout le monde sera logé à la même enseigne. Vous pourrez ainsi célébrer ensemble la soirée de l'évanouissement olfactif, ce qui rajoutera un peu de piment aux festivités. Pour l'organisation, c'est par
ici (AVERTISSEMENT: Le site propose un calendrier surréaliste et assez olé-olé, sur les pages duquel s'affichent de lascives et partiellement dénudées From'Girls).

Votre fantaisie n'a pas de limite, chaque jour peut être célébré, vous pouvez voir
cette page pour vous organiser plus avant.

par Mister D.
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Lundi 12 mai 2008

publié dans : Divers

Vous avez été d'abord surpris, puis agacés, puis franchement énervés, et enfin totalement dégoûtés par l'horriblitude perverse du jeu chiant, qui vous a été proposé le 6 avril dernier.

Mais l'un d'entre vous, persévérant au-delà du perséverant, ne s'est pas avoué vaincu, ni quarante fesses, ni rien...
Il a lutté, longtemps, inlassablement, en a perdu le sommeil, l'appétit, le sens commun, puis finalement la raison, à tel point qu'il ne peut aujourd'hui plus se passer de son animal de compagnie, un écureuil schizoïde emballeur de noisettes prénommé Toc.

Et il a vaincu. Il a défait la machine, surmonté les vexations et remontrances programmées pour le décourager vainement, et établi un record resté imbattu jusqu'à aujourd'hui.
La preuve? La voilà:


Ce Z'enfant hors du commun, c'est Rémi (sa trombine est
), alias M., alias le commentateur délirant, de plus en plus HD-lirant d'ailleurs, amateur d'histoire haïtienne, de boissons à l'architecture alambiquée et, entre mille autres loufoqueries, d'emballage de tout ce qui lui tombe sous la main.

Rémi, pour avoir décroché la timbale, pour avoir attrapé la queue du Mickey (le maître de Pluto), pour avoir emporté la mise, pour avoir tiré votre épingle du jeu, mais aussi pour, en tant que contributeur régulier, nous avoir collé des sueurs froides à la lecture de vos commentaires, nous avoir fait transpirer des icebergs à l'élaboration de réponses auxdits commentaires, entre mille autres accomplissements, vous avez mérité une récompense.

Nous sommes donc fiers de vous décerner, à titre permanent, le titre de Mister, que vous pourrez désormais employer, aux côtés de Mister M., de Mister Y. et de Mister Z., sur les pages de ce e-journal.

Vous serez le pénultième "Mister" ou "Miss" ainsi honoré puisqu'il ne reste qu'un concours avant la fin de votre année U. Tel un pape, tel un roi, tel un empereur, il vous appatient de trouver votre nom de guerre, votre identifiant personnel sur ce e-journal.

Gloire à vous M. et bravo pour votre score magnifique qui en fait saliver plus d'un et qui doit encore vous faire vibrer le bras à toute allure !

Bravo Rémi !



Mister D. et Mister H.

par Mister D. et Mister H.
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Dimanche 11 mai 2008

publié dans : Divers

Ragott vous a touchés, Ragott vous a émus, Ragott vous a fait pleurer. C'est bien légitime, c'est bien naturel tant ses aventures palpitantes et vrombissantes ont tenu la chronique en haleine, ici sur ce e-journal unique au monde.

Mais Ragott existe ! Oui !

Cet animal vit loin des rouleaux de cartons et des orifices humains parmi les plus sombres. En outre, Ragott n'est pas une femelle, c'est un mâle.

Vous avez transformé l'émotion qui vous étranglait en un gentil animal roux, noir et blanc, et vous me l'avez offert en lui donnant ce nom sacré : Ragott.

Depuis début avril, Rag' vit dans une cage à hamster à gauche de notre canapé. Les premières heures de coabitation entre lui et Apple-Pie furent un peu rudes, surtout pour lui. Mais il a su rapidement assurer sa survie et marquer son autonomie à l'égard de l'autre animal velu.
Ainsi, lorsqu'un soir Apple-Pie, curieuse, a approché son museau un peu trop près du sien, Rag' le lui a fermement mordu.
Un autre soir, alors qu'Apple-Pie laissait vagabonder l'extrémité de sa queue dans la cage du hamster, celui-ci la lui a violemment chiquée.

Depuis une quinzaine de jours, Rag' se détend des pattes arrière en courant à travers tout l'appartement dans une très jolie bouboule verte transparente. A présent, il maîtrise parfaitement l'évolution de sa sphère, et son grand jeu est désormais de poursuivre Apple-Pie dans tout l'appartement en poussant des hurlements cheyennes.

Aussi, comme vous pouvez le voir, Ragott va bien. Il va même très bien. Le danger induit par la présence féline vorace d'Apple-Pie a été largement éconduit au profit d'une répartition logique du territoire. A Ragott le plaisir de parcourir les plaines arides de notre parquet et de notre tapis, à Apple-Pie celui de gravir les étagères, pelotonner les coussins, griffer les chaises, voler les pots de yaourts et les beignets framboise.

Parce que ça, le jour où Ragott touchera à mes beignets framboise, il deviendra en une seconde une merveilleuse peluche pour ranger mon téléphone portable à l'abri de la poussière.

par Mister H.
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Vendredi 18 avril 2008

publié dans : Divers

Il doit être quelque chose comme 4h20 du matin, c'est un fait assez rare pour être mentionné, sur 206 contacts WiLM, vous n'êtes que deux jeunes femmes connectées. Oh, je ne me fais pas d'illusion, je n'aurais pas de conversation avec vous, vos connexions sont artificielles et sans doute êtes-vous toutes les deux calfeutrées dans les volutes soyeuses du sommeil réparateur.  Couette, drap, plumes : le trio d'une nuit calme.

Dans le film "Les Choristes", la chorale de JUGNOT chante magnifiquement le poème de RAMEAU : "La Nuit", issu de l'acte 1 de son opéra "Hippolyte et Acirie".

C'est étrange la nuit, ça enveloppe, ça adoucit, ça apaise quoi qu'on dît, ça répare, ça façonne... On ne vit pas de la même façon la nuit que le jour, quand la seule source lumineuse est la lune ou, pire, quand celle-ci laisse l'éclairage nocturne à la présence clairsemée des étoiles. Ce n'est pas pour rien qu'on ne rêve que la nuit, quand la sécheresse de la lumière diurne s'oublie doucement dans les contreforts des montagnes, quand le soleil se noie dans les ondoiement d'une mer calme, entre les immeubles, sur la terrasse d'un jardin, entre les cimes des arbres, au coeur des arbustes ou encore quand il enflamme d'un rouge éternel les nuages de coton qui parsèment un ciel d'août, lorsqu'il irradie d'un or incroyable les reflets d'un lac huileux ou quand il transforme en éclats diamantaires infinis les yeux de la personne qu'on aime par-dessus tout, au-delà des mots, au-delà des sons, au-delà parfois même de soi...

La nuit, tout est achromatique : gris, noir, blanc. Le rouge s'éloigne en un marron vaseux, le jaune se transforme dans un ocre sombre, et le vert s'abandonne dans un camaïeux de notes sombres entre le noir profond d'un chêne oublié et le gris clair d'une pelouse sous la lune. La nuit, même le noir prend une robe plus pénétrante, comme pour faire oublier que, nuit ou jour, il est toujours là : non-couleur accessoire quand le soleil rayonne, élément fondamental basique quand la lune reflète son pâle sourire sur le monde assoupi.

La nuit, tout est rêverie : l'esprit vagabonde dans les souvenirs du jours, dans la magie des fantasmes, dans l'interdit des pulsions. Il se perd dans les circonvolutions dangereuses de ce qu'il ne s'autorise pas en journée. Il devient diable brûlant d'une ardeur infernale quand il s'agit de trahir l'amour et de le corrompre en haine. Il devient angelot magique d'une poésie infinie : il tourne, il vole, il délire, il s'époumone de joie, il transpire de bonheur. La nuit l'esprit est libéré des arides frontières du jour, les contraintes n'existent plus. Songez que même le nouveau-né, celui qui n'a que quelques heures, rêve.

La nuit, tout est doux. Ce qui était pointu s'arrondit, ce qui était âpre s'allège, ce qui faisait mal devient presque agréable. Les sens se subliment. Un champagne dans le noir... quand l'esprit n'est plus occupé par les obligations de la vue, quand l'ouïe ne saisit plus que les hurlements lointains des loups et des chiens ou le ressac de la mer, quand le toucher n'est plus inquiété de ce qu'il pourrait percevoir. Seuls sont actifs l'odorat et le goût et la dégustation est amplifiée par le calme de la nuit.

Mais la nuit c'est aussi l'amplification des angoisses et des stress. Les cauchemars sont les affres de la nuit. Ces angoisses mortelles qu'on peut réussir à évincer le jour reviennent quand les barrières protectrices de la lumière s'affaissent avec la disparition quotidienne du jour. Car si la douceur des pénombres libère les folies de l'esprit, la torpeur des ténèbres libère aussi les démons des angoisses. Celles qu'on cache, qu'on se cache, qu'on essaie vainement d'oublier, parmi lesquelles les douleurs et les peines, et surtout l'ultime douleur, celle de l'air qui défroisse les poumons agglutinés lors de la première inspiration aérienne de votre vie, la première douleur : celle dont personne ne se souvient et que chaque synapse a intégré inconsciemment, celle qu'on fuit absolument, irrémédiablement, désespérément, follement et qui étalonne toutes les autres plaies depuis l'insignifiant pincement jusqu'à la souffrance inouïe.

Avoir peur de la nuit est une réaction normale. Elle n'est pourtant pas méchante cette nuit. Il suffit de la dominer, un soir près de la Loire à l'ombre lunaire d'un chêne séculaire, une flute de champagne à la main. Ou dans un pré désolé, allongé sur le dos, les bras étendu de chaque côté de soi, le regard fixe sur les étoiles étincelantes, à attendre, attendre... attendre.
Attendre que les réalités du jour reviennent et qu'avec elles s'envolent les rêveries d'une nuit. Mais l'espoir est là : ne peut revenir que ce qui est parti.

Et si le jour fini, on reprenait nos rêveries ?

par Mister H.
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Dimanche 13 avril 2008

publié dans : Divers

Aujourd'hui c'est dimanche, c'est le jour du Seigneur, et Jean-Louis est content.
C'est relâche, je prépare à reculons mon ultime TD de l'année, aussi paresseusement que passent les nuages accumoncelés dans le ciel triste et gris de cette journée languide et, paradoxalement, froide d'un mois d'avril qui n'en finit plus de commencer. Histoire de faire durer ce plaisir finissant, je multiplie les pauses et m'interroge: qu'est-ce qui peut pousser Cho-7 à vouloir absolument élire domicile dans mon cartable, dans lequel elle somnole depuis bientôt deux heures? Qu'est-ce qui lui fait envie?
Et moi, de quoi ai-je envie?
J'ai envie de chaleur, de soleil, d'air sec et sablonneux, j'ai envie de parler avec un accent exotique et de pouvoir prononcer correctement la jota, bref, j'ai envie d'Espagne.

Et que trouve-t-on en Espagne, ces temps-ci, qui vaut le détour?
On y trouve, entre autres choses diverses et variées, de jeunes réalisateurs de films qui, depuis quelques années, se font un nom en matière de cinéma fantastique et d'horreur (mais pas seulement).
Non, l'Espagne n'est pas seulement le pays de Pedro Almodovar, c'est aussi un pays qui fourmille de talents, de sensibilités et d'un instinct tout à fait aiguisé dès qu'il s'agit de créer une sensation de pétoche alarmante sur un grand écran (ou alors, dans un autre genre, de provoquer moult éclats de rire).

Voyons-en quelques-uns, pêle-mêle, dans une débauche de tirets:

- Jaume Balaguero, horrible personnage qui a le don d'exploiter de façon particulièrement efficace les peurs les plus simples, mais également les plus répandues, les matérialisant à l'écran autant par une suggestion angoissante que par des fulgurances choquantes. Pas spectaculaire, mais tellement flippant. A son actif:
- La Secte sans Nom (2000), si vous avez peur de l'inconnu, du danger anonyme..
- Darkness (2002), si vous avez peur du noir..
- Fragile (2005, inédit en salles mais disponible en DVD), si vous avez peur des hôpitaux..
- [REC] (2008), très bientôt en salles et dont le remake hollywoodien est déjà prévu pour une sortie en décembre..

- Alejandro Amenabar, réalisateur polyvalent d'origine chilienne, qui s'attache nettement plus à l'intime, aux sensations, questionnant directement le spectateur sur ce qu'il voit et sur la façon dont il le voit. Il a manipulé l'outil pour en tirer des films superbes, tous n'appartenant pas au registre du frisson (en particulier Mar Adentro (2005)).
A avoir traversé les Pyrénées, on trouve notamment:
- Tesis (1996)
- Ouvre les yeux (1997), refait à Hollywood sous le titre Vanilla Sky (2001)
- Les Autres (2001)

- Mateo Gil, scénariste très, mais alors très talentueux (il est derrière Ouvre les yeux et Mar Adentro, notamment), et dont, à ma connaissance, une seule des réalisations a passé nos frontières, et uniquement à la télévision:
- Jeux de rôles (1999/2000), thriller très réussi et surprenant.

- Alex de la Iglesia, sans doute le pionnier de cette nouvelle génération et dont la dernière réalisation, Crimes à Oxford, n'est inexplicablement pas à la hauteur du talent (mais dont le prochain film, l'adaptation de La Marque Jaune, est tout demême très attendu, by Jove!). Pour preuve, il s'est fait connaître par l'énergie et l'humour souvent très noirs, parfois touchants, et toujours déjantés de ses films, aux titres HD-readyques, parmi lesquels:
- Action Mutante (1992), un grand n'importe quoi qui tache produit par... tiens, tiens, un certain Pedro A.
- Le Jour de la Bête (1995)
- Mes chers voisins (2000), avec notamment Carmen Maura, égérie de.. Pedro, tu sors.
- Crime Farpait (2005)

Voilà la pause se termine. Bon dimanche à tous...

par Mister D.
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Vendredi 11 avril 2008

publié dans : Divers

Vous le savez, Z'enfants de tous les pays, le problème majeur des regroupements de juristes, quelle qu'en soit l'occasion, réside dans le sujet de conversation abordé.

Entre Z'enfants? Le plus souvent, la discussion va irrémédiablement s'orienter vers la fac, les cours, les mérites respectifs des enseignants, le travail à préparer, les souvenirs des années passées.
Entre chargés de t'aider? Le plus souvent, et de façon tout aussi inéluctable, la conversation va s'engager à propos des copies, du travail de thèse, des Z'enfants, de leur esprit malicieux.
Entre professionels? Le plus souvent, la bifurcation se fera très vite à propos de tel client, de tel dossier, des collègues, de l'éventuel patron ou principal associé du cabinet.

Vous le savez, et vous n'y pouvez rien: entre juristes, on parle de droit. Oh non, pas seulement. Mais mettez plusieurs juristes dans une même salle et vous n'y couperez pas. Il y a là de quoi exclure en un temps record tout aventurier transdisciplinaire qui, s'enhardissant sur les rivages d'une réunion juridique, finit très vite repoussé sur le rivage par les incessantes déferlantes des dernières nouvelles du droit. Et je ne parle pas des blagues de juristes.

Alors oui, ce n'est pas une malédiction, non! Il est possible d'échapper à cette tendance naturelle.

Ne reculant devant rien, pas même devant le reste, je me suis lancé dans l'aventure mercredi soir.

Avec un troupeau de médecins (et un informaticien).

Et là, miracle. Pas un mot de droit! Pas une allusion juridique! Pas un seul "a priori" ou "en l'espèce" à l'horizon!
Eberlué par un si radical changement de milieu, je me resservis très vite un verre d'un excellent breuvage déterminable, mais pas déterminé, j'ai nommé le "vin-surprise" de mon bar à vins préféré. J'étais bien, j'étais confortablement installé dans les douillettes premières vapeurs de l'alcool, encore inconscient du fait que je ne pourrais pas fumer avant d'être sorti du bar.
Et j'ai prêté attention aux discussions autour de moi, flairant l'inédit, espérant une solution aussi invraisemblablement simple que naturelle à cet étourdissant problème qu'est la discussion de juriste. Je n'avais pas encore réalisé que je n'étais qu'observateur, aucun des convives ne m'ayant encore adressé la parole. 

A ma gauche: un jeune et fringant représentant de la gent médicale, totalement et irrémédiablement absorbé par son vis-à-vis féminin, des reflets de braguette dans les yeux. Une bulle de conversation, voilà une bonne idée! Tout le monde parle de droit, aucun problème, isolons-nous par paire et engageons une joute verbale à propos de tout, de rien, de la solidité des podiums au régime alimentaire des hamsters! 
A ma droite: deux charmantes jeunes femmes, totalement et irrémédiablement absorbées par le récit de leurs dernières vacances, pourtant passées en commun. La conversation anti-Alzheimer, voilà une excellente idée! La discussion s'enlise dans les méandres de l'interprétation jurisprudentielle de la faculté de substitution? Aucun problème, remémorons-nous avec nostalgie et attention des souvenirs communs, complètement opaques pour le reste de l'assemblée mais qui nous rassureront sur le bon état de notre mémoire épisodique. 
En face de moi: à nouveau deux jeunes femmes, l'une plongée de façon totale et irrémédiable dans un monologue poignant, l'autre se contentant d'aligner les hochements de tête effarés. Le monologue, voilà une bonne alternative à la discussion! Sujet libre, temps de parole illimité, composition de l'audience indifférente: une vraie solution anti-juridique. 

Quid de l'informaticien, me direz-vous? Entre ces discussions riches et variées, totalement étanches, il me paraissait aussi perdu que moi. Nous sirotions notre verre de vin de chaque côté de la table, échangeant de temps à autre regards moqueurs et demi-sourires un peu vagues dans notre isolement respectif. Sans un mot. 

Je suis rentré tôt, mercredi... des cyber-discussions de juristes m'attendaient, je m'y suis totalement et irrémédiablement plongé. 

par Mister D.
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Lundi 7 avril 2008

publié dans : Divers

Aujourd'hui, un tracas qui fait chier: l'inspiration.
Ou plutôt, devrais-je dire, le manque d'inspiration.

Qui parmi vous, chères et cher Z'enfants, n'a jamais été la victime expiatoire d'un sort vengeur, vous punissant en lavant, jusqu'aux plus sombres recoins de vos esprits féconds, votre boîte crânienne de toute idée... hmm... productive?
(J'ouvre une parenthèse: le choix des mots, c'est un peu comme le "poc" d'une photo, il faut que ça claque, que ça en jette, afin de convaincre le lecteur de la richesse du vocabulaire du rédacteur. Mais des fois, je dis bien des fois, rien ne vient. Mais alors rien du tout. On cherche, on cherche, mais c'est le néant. Et j'en reviens à mon sujet, je ferme donc cette parenthèse).

Qui parmi vous n'a jamais subi la frustration horripilante de n'avoir strictement rien en tête, pile au moment où il faudrait avoir quelque chose en tête?
(Une autre parenthèse, toute petite: pour rajouter à la frustration, vous conviendrez que, très souvent dans ces cas, c'est très peu de temps après le moment fatidique que les mots vous viennent, que vous êtes soudain pris d'une logorrhée intarissable, que vous subissez une overdose de laxatif oratoire... l'image est certes cavalière. Bien, refermons cette petite parenthèse).

Prenons un exemple qui vous concerne tous: la copie d'examen. Elle est accueillante, vierge, offerte, n'attendant que l'assaut de vos stylos déjà échauffés entre vos mains rendues moites par la lecture du sujet... et pourtant, souvent... rien. L'angoisse monte, la température dans l'amphi devient de plus en plus insupportable, vous constatez qu'encore une fois, votre voisin de droite gratte déjà frénétiquement tandis que votre voisin de gauche hoche lentement la tête, un demi-sourire aux lèvres, à la lecture du sujet... mais toujours rien. Votre copie vous attend, vous pouvez presque l'entendre murmurer "ce n'est pas grave, je prend tout de même beaucoup de plaisir à être là, sur la table, tu m'as déjà léché la languette afin de m'anonymiser, mon bonheur est presque parfait..."
Mais de vigueur scripturale, point.

Ne vous êtes-vous jamais demandé ce qui causait cette panne d'inspiration?
(A nouveau une parenthèse, qui cette fois-ci n'a rien à voir avec le sujet: peut-être, dans ces situations de vide cosmico-mental, êtes-vous la proie du karma instantané (ou semi-instantané). Je ne vous ferais pas l'affront de vous expliquer le principe du Karma, mais il se trouve que j'ai constaté que, bien souvent, une mauvaise action entraînait quasi-immédiatement une sorte de punition karmique instantanée, un peu comme un rappel à l'ordre express. Une mauvaise blague? Bim boum! Vous vous prenez un mur. Une critique facile? Bim boum! vous vous faites interroger à l'oral, etc. Le manque d'inspiration serait la punition pour, par exemple, le fait de ne pas avoir éteint votre portable en amphi, ou pour avoir grillé un feu rouge afin d'arriver à l'heure à l'examen. Mais ça peut aussi n'entretenir absolument aucun rapport, et j'en profite pour refermer la parenthèse).

Ne vous êtes-vous jamais dit: "il faut que je trouve quelque chose à dire", et à ce moment précis vous être rappelé qu'il fallait racheter du pain, que ça faisait longtemps que vous n'aviez pas appelé votre grand-oncle qui vit avec ses trente-sept chats à Etampes, que, tout de même, ils pourraient être plus explicites chez HD-Ready avec leur indices bizarres pour La Surprise, bref, vous rendre compte que vous aviez subitement l'esprit totalement parasité par tout autre chose que le sujet duquel vous vouliez entretenir votre interlocuteur?

Les solutions ne sont pas légion en pareil cas: que faire lorsque vous ne pouvez précisément pas fixer votre esprit sur la chose à faire? Vous pouvez fuir, tel un Z'enfant de primaire au coeur prêt à exploser devant son N'amoureuse et finissant, écarlate et soupçonnant un petit "accident" lié au stress (une toute petite parenthèse à ce sujet: il est remarquable que ce soit très souvent dans les situations dites sérieuses et anxiogènes que les désagréments physiques se manifestent avec le plus d'ingratitude: une éructation irrépressible, une subite envie d'éternuer, un désagréable sentiment de frottement vestimentaire situé à l'endroit exact où vous ne pouvez pas, mais alors absolument pas vous gratter maintenant, ou même, en cas de stress intense, le petit "accident"... oui, je referme la parenthèse), par lui demander, pataud, l'heure de la prochaine récré.

Vous pouvez également faire diversion, babillant soudainement à propos de tout et de rien, détournant l'attention du trou noir qui est en train d'avaler définitivement la dernière particule de l'idée que vous aviez en tête au début de la conversation par une démonstration aussi délirante que vaine de votre capacité à vous exprimer.

Bref, l'inspiration, des fois, c'est pas ça...

par Mister D.
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Dimanche 6 avril 2008

publié dans : Divers

Les TD s'achèvent dans une ambiance tamisée, douceâtre et les exams se profilent à l'horizon angoissant du mois de mai. Le quotidien de vos vies est bouleversé, c'est bien légitime, c'est bien normal.

Heureusement, HD-Ready est là pour vous distraire de votre ennui journalier en vous proposant un jeu pas-du-tout-prise-de-tronche. Cliquez
, vous verrez les dégâts.

Évidemment, nous mettons en place une sorte de concours pour celui qui arrivera à faire le meilleur score au-dessus de celui de Mister H. (cf. Photo).



Lancez-vous, mais méfiance tout de même, le jeu vire assez vite à l'addiction... malgré les insultes.
Pour nous faire parvenir vos résultats, rien de plus simple, suivez la procédure :

1 - Quand vous arrivez à la page des scores, pressez la touche [impr écran] de votre clavier.
2 - Ouvrez "paint" dans le menu démarrer, tous les programmes, accessoires.
3 - Appuyez sur [Ctrl] + [V] sur votre clavier afin de coller votre écran sur le papier blanc.
4 - Enregistrez votre document et envoyez-le nous. Si vous battez le score de Mister H., votre photo sera ajoutée au palmarès...


Que le meilleur gagne !

 

 

Antoine (37"78)


Yann (38"016)

Pierre-Jean (45"969)

Rémi (47"446)
par Mister D. & Mister H.
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Lundi 10 mars 2008

publié dans : Divers

La tempête que météo-France nous promet depuis hier agresse les volets rouillés des fenêtres de mon appartement douillet depuis une heure, il est 3 heures. Mais là n'est pas le souci, je n'arrive de toute façon pas à dormir, et déjà les chiffres rouges de mon réveil défilent inéxorablement vers l'heure fatidique à laquelle j'aurais dû me réveiller.

Les insomnies sont un phénomène étrange. Le cerveau et la TEB (transmission électrique basse-tension) sont en émois, les idées défilent, vite, impalpables, folles, surprenantes. Se tourner à droite, se tourner à gauche, les pieds au mur : tout est bon pour essayer de trouver le sommeil. Le sommeil, loin déjà occupé ailleurs.
Plus la pénombre de la nuit enrobe les idées et magnifie les rêves, plus l'excitation cérébrale agace le dormeur interdit. Le corps même ne réagit pas comme il devrait. La lourdeur des muscles tranche avec la légèreté des pensées. La fatigue est corporelle alors que l'esprit est parfaitement éveillé, tout à fait alerte et imparablement inutile.

Les premiers signes de la fatigue se font sentir autour des yeux. C'est sur les orbites occulaires que se posent les poids de l'épuisement. Les yeux restent clos alors pourtant que les paupières cherchent la lumière. Puis c'est le crâne qui souffre. Lancinante, appuyée, troublante, la douleur existe et irradie depuis le front à travers le nez, les joues, le menton. La masse corporelle cherche indubitablement à s'enfoncer dans le matelas endolori. Mais non, rien n'y fait, les idées s'enchainent dans l'esprit électrisé. Prenant le pas sur le corps épuisé, c'est l'esprit qui sonnera l'hallali et avec lui la fin de la nuit.

Se lever, faire fi des assauts de la nuit sur les muscles, sur les tendons.

Finie la nuit, finies les inlassables tentatives de repos avortées, finis les rêves.

Vite, le plaisir de parachever les TD.

par Mister H.
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Le concours du mois de mai

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