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Jeudi 17 avril 2008

publié dans : Les joies de l'écrit

Tout avait commencé à la fin de l'année universitaire 2005 - 2006 au Mans.

J'avais fait le constat selon lequel les mots "hors" et "sujet" combinés et juxtaposés étaient à ce point fréquemment utilisés dans mes grilles de correction qu'ils en devenaient presque usuels dans mon langage de correcteur. Or, mettant un soin jaloux à corriger entièrement les travaux des Z'enfants dont j'ai eu la charge, il m'appartenait de faire en sorte que, bien qu'usuels, ces deux mots ne fussent pas galvaudés ou abimés par le temps qui passe. Malgré moi et assez vite, les mots "Vous n'êtes pas dans le sujet" se transformèrent naturellement en "Vos propos sont hors-sujet" avant de dériver sur "Hors sujet" puis sur l'odieuse abréviation "HS" encerclée d'un trait noir désespérant.

La précipitation et l'accélération démesurée du continuum espace-temps nous amènent à faire des choses qu'on regrette, et l'abréviation "HS" m'a vite auto-déçu. Ce n'était pas tout à fait moi, ce n'était pas ainsi que je concevais le respect nécessaire que chaque correcteur doit à chaque copie, car il y a dans les encres, les pleins et les déliés de chaque travail universitaire une conscience dont on doit forcément présumer qu'elle est professionnelle.

Dans ces conditions le "zéro" ne peut pas exister car aucun travail n'est nul, et c'est faire peu de cas du sérieux supposé du Z'enfant que de lui affliger une note nulle sous prétexte que sa copie est vierge. Le blanc immaculé n'est pas le signe d'une absence de travail, ce n'est pas la preuve irréfragable d'une personne qui n'a rien fait. La page blanche ne fait qu'établir que l'étudiant n'a pas su quoi écrire. C'est tout et voilà.
Combinant sobriété et bon goût, je me fis graver mon premier tampon pour la deuxième session de l'année 2005 - 2006. Magnifique, il traversa les âges et fit même des petits puisque Mister D. (qui est un peu à moi ce que je suis à lui) en obtint un au début de cette année U.

Ce qui est fort dans l'enseignement, c'est que, parfois, vous, Z'enfants, lisez dans nos pensées. C'est ainsi que cette année, une triplette de tampons est venue agrémenter ma jolie collection personnelle.

Je vous laisse admirer ce qui, peut-être, viendra émailler vos futures copies. Mais ces nouveaux joujoux appellent une remarque ultime : je déconseille vivement, aux petits malins, d'essayer d'obtenir le tampon "smiley" en transformant leur copie d'examen terminal en recueil pour "Rire et Chanson". Parce que ça marche pas ! (et ça fera hyyyyper mal).

Bande de Brigands !





 
 
par Mister H.
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Vendredi 4 avril 2008

publié dans : Les joies de l'écrit

Je me demande si vous ne finissez pas par aimer ces recollections de vos oublis, étourderies et autres précieuses petites surprises émaillant vos copies.
Bien entendu, ce n'est pas forcément aussi drôle quand l'un(e) de vous se reconnaît, mais bon, vous lisez un journal monstreux, hein.

Mais quel est le but, sinon de s'exclamer "rhoooo, quand même pas?!" à la lecture de ces erreurs sympathiques (sauf une ou deux, notées en rouge) et parfois fofolles, voire totalement dingues? Mister H. l'a très bien dit: vous en êtes gourmands, et lui comme moi préférons amplement vous entraîner vers le succès que vous stigmatiser au fer rouge comme le tampon sanctionnateur de l'inexactitude ortho-grammaticalo-syntaxique qui tel un inquisiteur espagnol sous amphètamines et frustré par une enfance traumatisante dûe à un défaut persistant d'élocution se vengerait sur les frêles brebis mettant un quart de sabot hors du droit chemin de la vertu ovine sacrée et bénie entre toutes et... et... et voilà.

Bref, trêve de tralalas, en avant la musique!

Premier étage: oublis et doublons

... inoppérant...
... générallement...
... l'oppération...
... excelente...
... nomminal...
... innutile...
... en ennonçant...

Deuxième étage: douleurs et mutilations diverses

... la Cour d'appel poursuie...
... une créance détenut...
... la cession de créance transfert tous les droits...
... les droits extrapatrimoniales...
... cette délivrance conserne la chose...
... vainceur...
... ses empreinteurs...
... le préjudice subit...
... ces articles rappels que...
... avant que la cession de créance n'est eût lieu...
... substanciel...
... substence...
... fesant obstacle...
... les pacerelles...
... un contrat solannel...
... il prétend que s'il aurait eu connaissance...
... les éventuels conplisse...
... c'est un peu criticable...
... ici on est fasse à une obligation...

Troisième étage: spécial procédure

... la Cour a cassé le jugement de la cour d'appel...
... la Cour de cassation (...) vient de nouveau casser la cour d'appel...
... la chambre civil...
... le Code civile...
... les juges du fonds...
... la Cour de cassation tranche dans le vif...
... l'article 1589 du Code civil en son alinéa 1er stipule que...

Quatrième étage: inventions diverses

... le créancier a comme même une obligation...
... la vigileance de la caution...
... le cédant cède sa créance lorsqu'il a besoin de liquidé...
... la négligence maligne...
... la théorie des vices du content...
... c'est tout bénef pour le créancier...


Cinquième étage: hein?

... l'immiction dans la gesion patrimoniale du débiteur solvable est insoutenance...
... l'erreur sur la substance est-elle une cause de nullité de la convention lorsqu'elle tombe sur une chose qui n'en est pas l'objet?...
... la promesse de vente peut [-elle] faire annuler la vente lorsque le caractère déterminant n'était pas substantiel?
... postérieurement à la naissance de la conclusion du prêt, donc d'une nouvelle obligation née...
... une telle soluce au niveau juridique serait "logique"...

Dernier étage: mes deux chouchous

Le premier n'a rien de particulier, mis à part le fait qu'il s'agit du premier mot de la copie:
... Nonobstant...

Le second manifeste un esprit frais, pimpant, et totalement over-bisounours:
... Finalement, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes: la banque victime d'une diminution de créance ne perd pas d'argent (elle gagne même 1F), la société cessionnaire profite de la situation et récupère des indemnités (peut-être pour les distribuer aux plus pauvres tel un Robin des Bois!) et l'avocat fautif va devoir réparer le préjudice qu'il a causé...

par Mister D.
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Mercredi 2 avril 2008

publié dans : Les joies de l'écrit

Je sais que parmi vous, certains rirent jaune pendant qu'au tableau je grinçais les incroyables aberrations de vos coreligionnaires. Je le sais parce que rien n'était inventé et que, donc, certains parmi vous étaient les auteurs de ces erreurs, drolatiques et pimpantes, de celles qui rendent plus douce la pilule de la restitution des copies.

Sueurs froides, rires jaunes, sourires crispés... vous en vouliez ? vous en avez eus !
Vous en voulez encore ? Bande de gourmands ! Mais je ne suis pas avare de ces petits plaisirs paresseux ou des ces petites luxures orthographiques, grammaticales et syntaxiques. Ça ne me met pas en colère, ça ne me rend pas jaloux, ni orgueilleux de vos âges faciles. Car loin de rechercher systématiquement vos défauts, je préfère cultiver vos qualités...

Dans vos copies, parfois, vous avez doublé...

... d'abbord ...
... enffin ...
... renouvellée ...
... posthumme ...
... alinnéa ...

Dans vos copies, occasionnellement, vous avez oublié...

... Bordeau ...
... postume ...
... républic ...

Dans vos copies, de temps en temps, vous avez ajouté...

... quatres ...
... alinéat ...
... le maintient ...

Dans vos copies, souvent, vous avez créé...

... les tords d'un époux ...
... s'upposer ...
... post-um ...
... Hors, il ignorait qu'elle était
prostituée ...
... des accablations ...
... des examinations ...

Dans vos copies, rarement, vous avez un peu déliré...

"... Cunégonde refuse l'obligation d'assistance pour les relations sexuelles avec Ernest ..."
"... Car Ernest a envie d'avoir des relations sexuelles ..."
"... Ils ont eu des relations charnelles, voire affectives ..."
"... Les époux étaient mariés ..."
"... J'ai conseillé à Gondolfo ..."


Il ne reste qu'à attendre patiemment l'examen terminal et tout s'achèvera.

par Mister H.
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Lundi 31 mars 2008

publié dans : Les joies de l'écrit

Dans mon flot de corrections de la semaine dernière, j'ai reçu ce mail qui m'a fait beaucoup rire. Un Z'enfant parmi les plus monstreux (se faisant appeler "Mouvement pour le Lobe Libre" sur ce e-journal) fait une comparaison entre le Docteur House et Mister H.

Je vous laisse apprécier... (je n'ai fait qu'un copier-coller du texte d'origine pour ne pas déformer la pensée de l'illustre auteur)

"Après de nombreux visionnages des épisodes de docteur house au cours desquels je n’avais rien remarqué, je viens de découvrir durant le visionnage de l’épisode 13 de la saison 2 une analogie surprenante entre la résolution d’un cas pratique et la résolution d’un cas de H.

Je vais donc vous l’exposer en 5 points :

 

1-      Les faits 

 

Ils sont généralement exposés en début d’épisode, le plus souvent durant les cinq premières minutes. On nous fait découvrir LE ou LA future malade dans son environnement quotidien, durant une de ces occupations quotidiennes jusqu’à ce que celui-ci (ou celle-ci je suis pas regardant) se mette soit à convulser frénétiquement, soit tombe dans pommes ou bien encore se mette à présenter de curieuses réactions alors qu’il se trouve dans une situation plutôt banale. S’ensuit alors une réaction paniquée de l’entourage qui se termine invariablement par une arrivée à l’hôpital Princeton-Plainsboro, New-Jersey, hôpital ou officie précisément House. C’est à ce moment précis que nous passons à l’étape numéro 2.

 

2-      Les problèmes 

 

Là encore l’analogie avec le cas pratique est surprenante. En effet, c’est en effet à House et à sa fine équipe que revienne le soin de poser les problèmes relatifs aux faits exposés précédemment, un peu à la manière d’un Mister H et de l’ensemble de ses groupes de TD qui se chargeront de dégager les problèmes des faits du cas pratique.

Comme pour le cas pratique, le docteur H et son équipe expose plusieurs problèmes en rapport avec les faits. Et ici encore, à la manière des chargés de TD et de leurs étudiants ils progressent rapidement. De temps en temps, un autre chargé de TD médical, le professeur Wilson (alias Mister D) vient se mêler à cette charmante équipe afin de renforcer son efficacité, et accessoirement il s’entretient de charmantes [private Joke] entre H et le docteur Wilson, un peu à la manière d’un Mister D et d’un Mister H. C’est surprenant n’est ce pas ?

 

Note : La seule différence notable à ce niveau ci est que le docteur H est beaucoup moins méchant(monstrueux ?) que Mister H. En effet, ce dernier se choisit toujours une tête de turc, au contraire de House qui lui en a choisit 3 : Foreman, Chase et Cameron. Ceci dénote donc bien d’une intelligence monstrueusement démoniaque supérieure de la part de Mister H.

 

3-      Les fondements

 

Là ou le juriste à son Code civil (Dalloz ou Litec peu importe), le médecin chercheur de maladies rares à lui son cerveau. Ce dernier faisant office de méga bibliothèques ou de méga répertoire regorgeant de toutes les maladies, symptômes et traitements possibles pour lesdites maladies.

Ainsi, pendant que le juriste tirera de son code tous les articles, toutes les jurisprudences nécessaires à la résolution des problèmes dégagés durant l’étape 2, House fera de même. La seule différence étant que les fondements pour un médecin reposent sur une multitude d’examens médicaux (IRM, scanner, biopsie) et sur une analyse du patient.

Là encore une analogie comportementale est à souligner entre Mister H et H, c’est en effet celle qui consiste à torturer mentalement le ou les individus susceptibles de fournir les fondements nécessaires à la résolution du problème. Technique apparemment efficace puisque pour lors aucun cas pratique ni aucuns problèmes médicaux n’ont résisté respectivement à Mister H et H.

 

Nous constatons donc qu’hormis le mode de recherche des fondements propres à chaque discipline, la méthode de résolution du problème posé est exactement la même. A la différence notable que les clients du juriste ne risquent aucunement leur vie lors de la recherche de fondements dans le code, au contraire du patient médical qui se voit pourfendre d’aiguilles en tous genres.

Une fois les fondements juridiques et médicaux trouvés, nous pouvons alors passer à l’étape numéro 4.

 

4-      La confrontation

 

C’est ici que les jeunes z’étudiants de L1 et leurs chargés de les aider confrontent leurs fondements au faits, afin de savoir ci ceux si pourront permettre la résolution des problèmes posés. S’ensuit alors une valse d’interventions permettant de faire valoir les opinions de chacun quant à l’application fondée ou non de ces fondements. Le tout sous l’œil bienveillant et surtout dictateur de Mister H qui n’hésite pas à reprendre de volée ses étudiants ayant omis d’ajouter à leur théorie un fondement, ce qui se traduit invariablement pas cette phrase : « un petit fondement ? Pas de fondements, pas de points.». Durant cette période cruciale et non moins crispante, il est étonnant de constater que le docteur house opère de même avec ses souffres-doul…, euh collaborateurs. Lorsque la théorie de ces derniers ne tient pas debout ou lorsque l’application médicale à échoué, H n’hésite pas à stigmatiser l’erreur d’appréciation de ses collègues afin de faire prévaloir son point de vue, qui semble en tout point meilleur et plus juste que ceux exposés par F,C et C. pour se faire, H n’hésite pas à lancer de bienveillantes réflexions à ces derniers (ex : « Foreman, si j’ai besoin d’un conseil de voleur de voiture je vous demanderai ». Ou bien encore « mais c’est parfait elle sera déjà morte avant qu’elle n’aille mieux avec ce traitement ». )

 

Il est en tout état de cause important de noter que cette étape se termine toujours pas la résolution du problème posé grâce à l’acharnement de centaines de L1 ultra motivés, bien encadré par un Mister H les guidant résolument dans la bonne direction. Il en va de même pour l’équipe de House qui sous l’impulsion de son mentor parvient toujours à se frayer un passage vers la guérison du patient.

 

Note : La seule différence notable entre la procédure médicale et la procédure juridique durant cette phase est l’impossibilité pour la médicale d’avoir droit à la traditionnelle confrontation du « spécule, spécule pas » qui est monnaie courante dans pour juridique (le spécule, spécule pas étant une tradition purement juridique qui ne fait qu’ajouter du charme à cette discipline).

 

5-      Solution

 

C’est dans cette étape que l’histoire se termine. Le cas pratique une fois résolue, les jeunes z’étudiants et leur (jeune ?) chargé de les aider voit ainsi repartir (la larme à l’œil évidemment) leur client imaginaire avec la ou les solutions à ses problème sous le bras. Moment ô combien émouvant et important pour un juriste.

 

Le déroulement du final est le même au Princeton-Plainsboro. La fine équipe de House voit ainsi repartir en pleine forme et sur ses deux jambes celui qui était arrivé malade et sur un brancard. Il y a cependant 2 bémols à noter pour la solution médicale. La première est qu’il peut parfois manquer un membre au patient soigné, contrairement au client imaginaire qui lui repart entier (en effet étant imaginaire il est difficile de concevoir qu’il reparte amputé d’un membre). Le client imaginaire du juriste peut également souffrir de morsures, celles-ci étant une caractéristique du Yvus HonHonus, espèce de chargé de t’aider extrêmement agressive, notamment en période de récolte de M&Ms.

Le deuxième bémol est que contrairement au chargé de t’aider, le docteur House n’assiste que très rarement au départ de son ex-protégé.

 

 

 

Voilà je vous ait exposé ma petite théorie, bon je reconnais c’est un peu tiré par les chevets et je sais pas pourquoi j’ai eu envi d’écrire sa mais y’avait rien de bien à la télé ce soir et comme faut se faire plaisir, et bien maintenant c’est fait"

par Mister H.
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Samedi 2 février 2008

publié dans : Les joies de l'écrit
Chères Z'enfants, chers Z'enfants, 

A présents libérés de la pression des examens, et comblés par vos propres petites (parfois même grosses) imperfections scripturales, voici venu le temps du rab'. 
Ces extraits nous ont été gracieusement communiqués par Miss L., chargée d'aider les Z'enfants parisiens en régimes matrimoniaux. 

Les voici donc. Profitez-en, c'est gratuit, c'est amusant, c'est méchant.


"Voici donc quelques morceaux choisis dans les œuvres de vos aînés parisiens. Attention, on ne se moque pas : n'oubliez pas que vous en avez fait des similaires, voire pires. Et tirez les conclusions de cette lecture enrichissante : le passage en Master 1 n'est pas en soi de nature à éviter les bourdes...
Dans la série problèmes orthographiques / conjugatifs :
Madame DULAC a racheté la côte part de son frère.
Cette dépense constitue une impasse conservatoire.
La saoult a été versée...
... un leg ...
... nous qualifironts ...
... les actions entreprisent par les époux ...
Une fois les biens qualifiers ...
les biens acquit (x100)
Cet arrêt met fin aux errements jurisprudenciaux...
 
Et dans cette même série, la palme revient à cet étudiant qui a réussi a faire un condensé dans sa seule copie:
... qui a enrichit un époux ...
... il a eut un enfant ...
L'emprunt qui a servit ...
... les întempéries ...
... le critère de la nécessité est établit ...
... ils ont choisit le régime de la séparation...
 
Dans la série "c'est-à-dire...?" / "ah ben oui, bien sûr j'y avais pas pensé!"
... l'article 1415 alinéa 9 (12 fois dans la même copie)
... il s'agit d'une dette personnelle car seul Monsieur DULAC est tenu de la payer ...
... cette dette est personnelle car elle résulte de sa faute : il était en récidive.
... le trésor public ne pourra saisir que les biens propres et les revenus de Monsieur DULAC donc l'assiette du créancier est élargie.
Nous sommes en présence d'un problème d'obligation à la dette. Cependant en l'espèce il ne s'agit pas d'un problème d'obligation à la dette mais de cautionnement réel.
... seuls les biens propres de Madame ROUX ne peuvent entrer en compte..."
par Mister D. & Mister H.
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Vendredi 25 janvier 2008

publié dans : Les joies de l'écrit

Une très bonne amie m'a offert récemment un petit opuscule intitulé "Des mygales dans le yucca, rumeurs et légendes urbaines" de Albert JACK, aux éditions "Hachette pratique".

Une fois n'est pas coutume, je vais vous en offrir un passage concernant trois histoires d'examen dont une a été fort habilement illustrée par une pub magnifique.

Histoire n°1 :
"Lors d'un examen très important, un étudiant continua à écrire pendant six minutes après le ramassage des copies. Les autres étudiants remirent leurs copies et l'examinateur s'apprêtait à partir lorsque notre petit malin se précipita pour lui rendre à son tour son travail. Le surveillant ne se laissa pas conter et lui expliqua sèchement qu'il avait dépassé le temps réglementaire et donc qu'il devrait repasser l'examen dans six mois. En dépit du plaidoyer du jeune homme, l'examinateur resta inflexible. En désespoir de cause, l'étudiant s'écria "Mais vous ne savez pas qui je suis !". Soulagé d'entendre le surveillant répondre "Non, et ça ne m'intéresse pas, je vous prie maintenant de sortir", il arracha le tas de copies de ses mains, y glissa sa propre copie et s'enfuit en courant. Il ne fut pas attrapé et on raconte qu'il aurait obtenu un A."

Histoire n°2 :
"Le jour de son examen final, un étudiant arriva et demanda au surveillant deux copies vierges. Deux heures plus tard, il en rendit une sur laquelle il avait écrit "Maman chérie, je viens de terminer mon examen et je pense l'avoir bien réussi", le reste de la copie étant totalement vierge. Il se précipita ensuite chez lui, et en s'aidant de ses notes de cours, d'internet et de ses livres, il nota toutes les réponses de l'examen sur la seconde copie qu'il avait conservée, puis la posta immédiatement à sa mère qui habitait à l'autre bout du pays. En toute bonne foi, dès réception, sa mère renvoya sur-le-champ la copie à l'université avec une lettre expliquant le quiproquo. Les examinateurs eurent pitié de notre petit rusé, acceptèrent sa copie, ce qui lui valut un A".

Histoire n°3 :
"La veille de leur examen, des étudiants en médecine avaient fait la fête, bu et joué au casino. Bien évidemment, ils ne se présentèrent pas au concours le lendemain et, pour s'en expliquer, inventèrent une histoire de crevaison qui les avait retenus sur l'autoroute, puis contraints à faire trois heures de marche sous la pluie. Leur professeur prit pitié d'eux et les autorisa à repasser le concours le jour suivant. A leur arrivée, les quatre amis furent placés chacun dans une salle différente et on leur donna deux tests. Le premier compterait pour 20 % de la note finale et durerait trois heures. Quant au second, qui compterait pour 80 %, il n'y avait pas de limite de temps. Il suffisait de répondre à une seule question : "quel pneu était crevé ?"

par Mister H.
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Jeudi 24 janvier 2008

publié dans : Les joies de l'écrit

This is the end... 
Alors que résonnent en moi telles des palpitations arythmico-parkinsoniennes ces paroles de Jim Morrison (étrangement non accompagné d'un Indien zarbi à moitié à oilpé, comme disent les jeunes), voici venu le temps du dernier volume de vos exactions. 
Sans perdre une minute, les voici. 

Volume 4: Les aventures des Z'enfants à travers la 8e dimension 

... La responsabilité contractuelle du patient...

... Le jugement de la Cour d’appel... 

... La faute qui a commis le préjudice...

... L’imprévision se caractérise par les trois critères : irrésistible, imprévisible et enfin le cas de force majeure...

... Cette jurisprudence a déjà été confirmée précédemment... 

... Que se passe-t-il en cas d’indulgence du praticien ?... 

... l’existence d’un cas de force majeur, irrésistible, irréfragable... 

... si la responsabilité contractuelle est engagée elle servira à qualifier le versement des dommages intérêts mais non à engager la responsabilité...

... l’événement était irrésistible car cela était imprévisible...

... l’imputabilité de la responsabilité du médecin du fait des choses...

... il est dit que l’accident est inhérent à l’acte médical qui n’est pas ici mis en cause...

... C’est un risque accidentel inhérent (donc étranger) à l’acte médical...

... L’allergie n’est pas le résultat de l’intervention chirurgicale elle-même, l’accident est donc inhérent à l’acte médical...

... l’arrêt concerne un domaine particulier en la personne du domaine médical...

... un principe de droit plus... [NDLR: dans le contexte, sans doute est-ce une référence au "droit positif"]

... Le prêt consenti par un professionnel n’est pas un contrat réel. En fait, l’emprunteur ne remet pas une chose réelle... 

... Une nouvelle expression : l’empereur non averti...

... La Cour d’appel savait qu’elle encourait la cassure...

... Un manquement de la banque à ses obligatifs...

par Mister D.
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Mardi 22 janvier 2008

publié dans : Les joies de l'écrit

Frustrés par la quantité insuffisante d'exemples lors du volume 2? 
Aucun problème, le remède est à portée de main. 
Aujourd'hui, retrouvez certaines de mes petites surprises préférées... une avalanche de pure logique, imparable, implacable, de la logique comme j'aime. 

Volume 3: En toute logique, donc... 

...  
Il sera donc question dans le cadre de ce commentaire d’expliquer et de commenter l’arrêt rendu par la Cour de cassation... 

...  la mort est incurable... 

...  le médecin professionnel... 
 
...  la preuve d’une allergie n’est de toute façon pas difficile à prouver... 
 
...  où l’on retrouve l’existence d’une faute ayant causé un préjudice à autrui, préjudice lié à la faute... 
 
...  l’article 1147 et sa rigueur est au bord de sa limite... 
 
...  on voit mal un médecin se servir d’une tronçonneuse ou d’un scalpel rouillé pour opérer sans que sa responsabilité ne soit engagée... 
 
...  un engagement qui ne peut pas absolument pas prévoir ce qui est méconnu...

... La décision de la Cour de cassation est sans appel... 

... La Cour a élaboré une autre catégorie : les emprunteurs non avertis. On pourrait dire que ce sont des emprunteurs qui n’ont pas été avertis mais cela ne ferait pas avancer le débat... 

... La banque n’a pas à rechercher dans ce cas les informations qu’elle pourrait ignorer... 

Jeudi, 15 heures, le dernier volume: Les aventures des Z'enfants à travers la 8e dimension 

par Mister D.
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Dimanche 20 janvier 2008

publié dans : Les joies de l'écrit

Deuxième partie des aventures copitesques du droit des obligations et des contrats spéciaux. 
J'ai remarqué que vous aimiez bien les consonnes. Presque plus que les voyelles, d'ailleurs, alors pourtant même que les voyelles ne sont pas si nombreuses que ça. Il y a une sorte de déséquilibre en faveur des consonnes dans l'alphabet. Les consonnes seraient presque de mauvaise foi, d'ailleurs. 

Il faudrait les obliger à coopérer avec les voyelles.
J'ai également remarqué que vous aviez une appétance toute singulière pour le "H" et le "T": j'en ai trouvé un peu partout... sauf peut-être là où ils devaient être. 

Volume 2: HT Ready? 

... le pratitient... 

... autruit... 

... l'aléat thérapeutique... 

... décision réhitérée... 

... cause étrangère exhonératrice... 

... l'exhonération... 

... la cohopération... 

... le préjudice subit (x 100) 

... les juges hestime... 

... un cas fortui... 

... la Cour de cassation estime la décision de la Cour d'appel trop attive... 

Ne manquez pas le Volume 3, mardi à 15 heures: En toute logique, donc...

par Mister D.
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