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Vendredi 21 mars 2008

publié dans : Le coin cuisine de Mister D.

Oui, c'est vrai, ce n'est pas la recette annoncée
Oui, c'est vrai, ce coin cuisine ne tient pas debout du point de vue de l'organisation.
Oui, mea culpa, mea maxima culpa. 

Mais cette recette m'a été expressément demandée il y a peu, et je ne peux résister à l'appel désespéré d'un Z'enfant affamé. 

Le titre est intrigant: "impressionnant", n'est-ce pas un peu présomptueux? "Garçon pas doué", n'est-ce pas un peu un pléonasme à redondance répétitive? 
Que nenni, il s'agit d'une recette-cliché! 

Imaginons. Vous êtes un garçon pas doué (pour la cuisine, s'entend), comme tous les garçons. Et vous voulez concocter un repas pour une jeune fille impressionnable (en matière culinaire), comme toutes les jeunes filles. Vous voulez non seulement l'impressionner, mais vous voulez aussi la régaler, la combler, en un mot vous avez un envie terrible de la succuler. Mais sans vous compliquer la vie non plus.

Et pour bien succuler une jeune fille impressionnable, il faut lui préparer quelque chose de succulent. 
La jeune fille impressionnable moyenne a des goûts prévisibles: elle souhaite quelque chose de simple mais sophistiqué, appétissant mais ni gras, ni sucré, roboratif mais pas trop copieux, elle veut passer un bon moment à table mais trop longtemps non plus. Bref, la jeune fille impressionnable moyenne a des goûts simples. 
Avant de nous lancer, éliminons tout de même quelques objections.

Objection n°1: les autres moyens d'impressionner la jeune fille sus-dite. 
Réponse n°1: c'est un coin cuisine, ici. Point. 

Objection n°2: les restaurants, assurément plus impressionnants. 
Réponse n°2: cuisiner de vos blanches mimines, c'est teeeeeellement plus romantique. 

Objection n°3: il faut cuisiner. 
Réponse n°3: il faut savoir ce que vous voulez. 

Lançons-nous!  
Que faut-il à un garçon pas doué? 

Pour le plat (l'apéro, je présuppose que vous pouvez vous en sortir): Pavé de saumon à l'unilatérale
- deux pavés de saumon (Fig. A)
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- deux petites oranges 
- du vinaigre balsamique (même du faux, le vrai coûte un bras, et elle ne le saura jamais)
- du riz 
- sel (de la fleur de sel, c'est plus impressionnant) 
- poivre 
- huile d'olive
- deux brins de persil (pour la déco. Rappelez-vous: im-pres-sion-ner)

Mais aussi
- un économe (au cas où, cf. fig. B, la chose qui n'est pas un couteau)
- un couteau
- une poêle
- deux verres 

Pour le dessert: Joue de mangue
- une mangue (achetez-en deux, à des endroits différents: il y a deux sortes de mangues, les plutôt douces et les plutôt fibreuses, pas évidentes à distinguer. Et les fibres de mangue entre les dents, c'est... en un mot, pas classe). 
- un couteau 
- des petites assiettes. 

Que doit faire un garçon pas doué? 

Pour le plat
- Mettez le riz à cuire: le plus simple, c'est encore de verser un grand verre de riz dans une casserole, puis de verser deux grands verres d'eau, et de faire cuire jusqu'à ce que toute l'eau se soit évaporée, ce qui devrait prendre un petit quart d'heure)
- Saisissez-vous de l'orange, puis de l'économe, et zestez l'orange (Fig. B)
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- Emincez le zeste en lanières, puis en tout petits cubes 
- Dans un verre, pressez les oranges (à la main, c'est plus rapide). Puis ajoutez environ deux cuillères à soupe de vinaigre, et une pincée de sel. 

- Allumez le feu (moyen à fort, soit 5 pour une plaque électrique), versez deux cuillères à soupe d'huile d'olive, et attendez que ce soit bien chaud. Pour ça, rien de plus simple: plongez votre doigt dans l'huile. Si ça brûle horriblement, c'est bien chaud. Ou alors, jetez une goutte d'eau dans la poêle: ça crépite? c'est bon. 
- Placez les pavés de saumon dans la poêle, sur le côté peau. Poivrez légèrement. 
- Ne faites plus rien pendant environ 6 à 7 minutes. 

ENTR'ACTE: Là, vous vous dites "mais ça va brûler, si on ne retourne pas le saumon?" La réponse est oui, c'est même le but de la cuisson "à l'unilatérale". Au bout du compte, la peau du poisson brûle, en absorbant le "mauvais gras" de l'huile chaude, mais permet à la chair de cuire progressivement, de bas en haut. L'idée est d'arrêter la cuisson lorsque la surface a l'air encore cru. Ah oui: prévoyez une hotte aspirante ou une fenêtre à ouvrir: la cuisson dégage de la fumée, et l'odeur du poisson envahit vite la pièce. 

- Arrêtez la cuisson du poisson, disposez le dans les assiettes délicatement (avec une spatule, par exemple), égrenez une pincée de fleur de sel et jetez artistiquement les petits cubes de peau d'orange sur et autour du poisson. 
- Le riz doit être cuit, maintenant. Remplissez un verre de riz, tassez bien (oui, comme pour un château de sable) et démoulez dans les assiettes. 
- La jeune fille doit être revenue des toilettes, maintenant: sous ses yeux, disposez le brin de persil sur chaque pavé de saumon, et proposez-lui d'assaisonner son plat avec la vinaigrette à l'orange (Fig. C). 
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(La poussière verte dans l'assiette est du persil émincé)

Pour accompagner, pourquoi pas un vin blanc, pourquoi pas un Gewurtztraminner, vendanges tardives: ni trop sec, ni trop sucré, ni trop fort, ni trop insipide. 

Pour le dessert
- Coupez les joues de la mangue (rappelez-vous, vous n'êtes pas doué: le noyau de ce fruit est long et plat, il ne faut donc pas la couper en deux mais de chaque côté d'une zone centrale épaisse d'environ deux centimètres, dans la longueur) 
- Quadrillez la chair de la mangue avec un couteau (sans crever la peau, si possible). 
- Retournez la mangue comme lorsque vous rangez une paire de chaussette: hop, vous avez un hérisson de cubes de mangue. Impressionnaaaaaaant. 
- Mangez comme des porcs en apportant directement le fruit à votre bouche: après toute cette sophistication, cela apportera un petit côté festif à la fin de votre repas. 

Voilà, il ne vous restera plus ensuite qu'à prouver à la jeune fille impressionnable qu'il n'y a qu'en cuisine que vous n'étiez pas doué. 

La prochaine fois: une recette surprise?

par Mister D.
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Mercredi 13 février 2008

publié dans : Le coin cuisine de Mister D.

Les pâtes alla Carbonara 

C'est un grand classique de la cuisine italienne, dont les origines perdues ont presque dénaturé l'origine. Les français, et les Z'enfants en particulier, sont adeptes de ce plat a priori simple et roboratif, tout en louant le savoir-faire transalpin qui le leur a apporté, au même titre que la pizza, les lasagnes et autre antipasti
Mais la correcte exécution de la recette recèle des recoins rétifs aux errements. A la qualité des ingrédients doit correspondre la délicatesse de réalisation. 

Le strict nécessaire à la préparation de pâtes Carbonara peut être décomposé comme suit: 
- des pâtes: selon les envies, on préfèrera des spaghettis, des tagliatelles, ou encore des penne rigate. 
- du porc émincé: les plus pressés se contenteront de lardons. 
- des oignons, émincés également. 
- un ou deux oeufs, suivant la configuration de la tablée. 

La préparation en elle-même est simple,si l'on se réfère à la méthode la plus couramment utilisée: 
- dans une poêle, faire rissoler les dés de porc sans matière grasse, puis y ajouter les oignons émincés. Lorsque les oignons blondissent, retirer du feu et réserver dans un bol. 
- dans une grande casserole, faire bouillir de l'eau salée (on peut par exemple retenir les proportions suivantes: 1L d'eau pour 100g de pâtes et pour 10g de sel). 
- casser les oeufs entiers dans le bol contenant porc et oignons, et battre jusqu'à obtention d'une crème (l'albumine ne doit pas coaguler, il ne faut donc pas dépasser une température d'environ 70°C). 
- après avoir égoutté les pâtes, ajouter la préparation, remuer pour bien recouvrir les pâtes, et servir immédiatement. 
(attention, froid, c'est dégueulasse). 

La recette est bien entendu largement adaptable, suivant les envies personnelles et les traditions locales.

ETAT DES QUESTIONS 

B.G. - G. Rana, Les nouilles à travers les âges, préf. M. Panzani. 

HISTOIRE 

L'origine précise des pâtes alla Carbonara est dicutée. On s'accorde toutefois à la rattacher aux carbonari, charbonniers italiens de la région de Rome, encore que le même terme de carbonari renvoie également au carbonarisme, Charbonnerie en France (ce qui témoigne des liens non exclusivement culinaires entre nos deux pays), société secrète parfois apparentée à la franc-maçonnerie et très active au XIXe siècle en Campanie (région de Naples). 
On préconise parfois l'emploi de poivre en quantité dans l'exécution de la recette, celui-ci symbolisant alors le charbon. A noter que le charbon est d'une utilité tout à fait remarquable dans la cuisine moderne: un morceau de charbon placé dans un réfrigérateur absorbe les odeurs indésirables (de fromage notamment). Encore qu'un verre de lait puisse remplir le même office, de façon moins rapide cependant. 
Les parties de viande de porc utilisées ont aussi évolué: depuis la guanciale, ou joue de porc, en passant par la pancetta (poitrine), jusqu'aux simples lardons aujourd'hui.

POLITIQUE GASTRONOMIQUE 

Discussion houleuse que celle relative à l'emploi de champignons dans la recette. Alors que la préparation originale n'en contient pas, de nombreux cuisiniers en considèrent l'emploi comme indispensable, qu'il s'agisse de simple champignons blancs (dits de Paris) émincés ou de variétés aux qualités gustatives plus prononcées, comme les girolles ou les morilles. Internationalisation de la cuisine aidant, on peut aussi penser à utiliser des champignons noirs (très souvent employés dans la cuisine asiatique). Pour un exemple d'utilisation d'une telle variété, cf. infra, pratique culinaire
Par ailleurs, on estime parfois l'emploi de crème fraîche comme naturel pour l'exécution de la recette. A nouveau, la préparation originale n'en fait pas mention, l'aspect crémeux de la sauce trouvant son origine dans l'émulsion des oeufs entiers. Toutefois, la difficulté de réalisation de ladite émulsion, couplée à la volonté de célérité généralement recherchée par les cuisiniers, conduit souvent à préférer la crème. 
Enfin, et toujours à propos de l'utilisation des oeufs, on a souvent constaté chez les restaurateurs une tendance à présenter un simple jaune d'oeuf à part, dans sa demi-coquille, dans un but décoratif pour une part, mais aussi afin de laisser le choix au consommateur de l'utiliser ou non d'autre part. 

PRATIQUE CULINAIRE 

On préconise, semble-t-il à raison, très souvent l'utilisation de vin blanc dans la première phase de préparation: en recouvrir les lardons et oignons puis laisser évaporer l'alcool confère une saveur particulière à la préparation et allège l'ensemble. 
L'utilisation de fromage est également conseillée: la prépartion originale fait mention de pecorino romano, bien que l'utilisation de parmesan (parmeggiano reggiano) soit tout à fait admissible. On peut l'incorporer à la sauce durant la première phase, ou bien le servir à part, selon la convenance des convives. 
L'originalité dans l'exécution, recherche fréquente chez les cuisiniers modernes, peut conduire à l'utilisation d'ingrédients insolites, le caractère inédit d'une couleur ou d'une texture faisant souvent impression et marquant les invités. Le choix doit néanmoins se faire avec attention: la ligne est mince entre originalité et prétention. 
On peut ainsi proposer l'emploi de pâtes à l'encre de seiche, disponibles dans la plupart des grandes enseignes, et utiliser des champignons noirs (penser à les préparer à l'avance, ces derniers étant souvent vendus déshydratés). Dans ce cas, il est préférable de recourir uniquement aux oeufs pour la préparation, et non à la crème: cela conservera un aspect luisant à la préparation, et vos invités seront ébaubis devant la noirceur miroitante de leur assiette. La référence au noir du charbon constitue également un hommage discret mais éclatant à l'origine du plat.
A noter dans ce dernier cas: réduisez la quantité de sel utilisée, l'encre de seiche étant déjà salée. 
Vous pouvez enfin utiliser une gousse d'ail lors de la première phase, en n'oubliant pas de la retirer de la préparation finale. 

La prochaine fois: Le repas de Hulk

par Mister D.
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Vendredi 1 février 2008

publié dans : Le coin cuisine de Mister D.

Chers Z'enfants gastronomes, 

Après une longue interruption, et en dépit d'une annonce faite il y a longtemps, je me dois de repousser la recette du "repas impresionnant pour garçon pas doué". 

En effet, la faim tiraille vos estomacs encore en pleine croissance, et j'ai reçu une supplique de la part de l'un d'entre vous. Un z'enfant que je qualifierai de monstre m'a demandé une recette de lapin. Soit, chez HD-Ready, nous entendons vos suppliques. On attend un peu, histoire de les savourer, mais on les entend.

Il y a plein de recettes de lapin. Alors, parce que la faim justifie les moyens (oui, bon), en voici une. 

Difficulté: pas super facile, mais pas infaisable non plus. 
Temps de préparation: relativement long.

Que faut-il pour un lapin à la moutarde? 
- un lapin (ou, à défaut de lapin vivant, des morceaux de lapin, vous pouvez choisir par exemple des pattes, ou du râble, ou les deux), comptez environ 200g de lapin par personne.
- de la moutarde (un pot standard suffira amplement)

Mais aussi 
- 50g de beurre
- 50g de farine
- un oignon normal (ou quelques petits oignons nouveaux)
- une gousse d'ail
- du thym ou du basilic (plutôt du thym)
- de la crème fraîche (plutôt épaisse)
- sel, poivre
- huile (d'olive, vous êtes habitués maintenant)

Et encore
- une poêle
- une cocotte (avec un couvercle. Pour les sceptiques, il ne s'agit pas d'une cocotte minute. Au pire, une grande casserole fera l'affaire)
- un truc pour touiller (une cuillère en bois, par exemple)
- une assiette

Comment faire? 
C'est très simple. 

- Attrapez le lapin. Admirez son regard humide, son petit nez frétillant. 
- Chopez-le par les oreilles, et à l'aide d'un instrument contondant (batte de base-ball, par exemple, mais un rouleau à pâtisserie fera l'affaire ou, si vous aimez Chuck Norris, un bon atemi asséné avec violence), donnez-lui un coup brutal sur la nuque. S'il n'est pas mort, recommencez.
- Pendez-le par les pattes arrière, et écorchez-le (quelques incisions bien placées sur les pattes arrière vous donneront une prise, et ensuite hop, tirez un coup sec et vous lui ôterez son pyjama). N'oubliez pas de faire sauter les yeux. 
- Laissez-le comme ça pendant 24 à 48 heures, si possible dans le garage (dans le salon, c'est moins seyant). 
- Débitez-le en morceaux. 

- Faites chauffer environ 3 cuill. à soupe d'huile d'olive dans la poêle, sur feu vif (carrément 6 pour une plaque électrique) (pour savoir quand c'est suffisamment chaud, jetez une goutte d'eau dans la poêle: si elle vous resaute dessus, c'est bon)
- Faites dorer les morceaux de lapin dans la poêle, en les retournant. Cela devrait prendre entre 5 et 10 minutes. 
- Mettez le lapin doré dans l'assiette. 

- Hachez l'oignon et l'ail grossièrement. Si vous avez des oignons nouveaux, laissez-les tels quels, avec deux ou trois centimètres de vert.
- Dans la cocotte, mettez le beurre à fondre (feu moyen à doux, disons th. 3), puis ajoutez la farine et remuez tout ça afin d'obtenir un fond de sauce (c'est un roux brun). 

- Le lapin a un peu refroidi maintenant. Profitez-en pour enduire les morceaux de moutarde (une bonne couche, n'hésitez pas, ce sera l'essentiel de la sauce). 
- Sel, poivre, thym sur le lapin. 

- Remettez le tout dans la cocotte, à feu doux (th. 2), couvrez, et laissez cuire pendant 40 à 45 minutes. Jetez un oeil et remuez un peu tout ça de temps en temps quand même. 
- Découvrez, débrouillez-vous (avec un couteau par exemple) pour racler la moutarde sur le lapin pour qu'elle retombe au fond de la cocotte. 
- Ajoutez de la crème fraîche (à volonté, c'est vous qui voyez), liez un peu cette sauce en remuant. 
- Recouvrez, et laissez mijoter pendant encore 20 minutes. 

C'est prêt. 
Vous pouvez le servir avec des petites patates sautées, ou bien avec des haricots verts (pour que lesdits haricots soient moins tristes, vous pouvez les faire sauter à la poêle une ou deux minutes avec un petit peu d'ail et de persil), ou bien avec ce dont vous avez envie, le lapin ça va avec tout. 

Et là, me direz-vous, que fait-on de la peau du lapin. 
Vous pouvez la racler, la tanner, et si vous avez des talents de couturier(e), vous en faire un joli porte-monnaie à oreilles. C'est très tendance, et c'est très doux.

La prochaine fois: une recette de carbo qui change (un peu).

par Mister D.
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Jeudi 27 décembre 2007

publié dans : Le coin cuisine de Mister D.
C'est la période des fêtes, gavons-nous, mangeons, regrettons, re-mangeons, soyons un peu malades, et re-re-mangeons une dernière fois.
Faisant fi des traditions festives, de la monotonie de l'huître à la platitude du foie gras, en passant par l'ennui chaponesque et l'agacement saumonnier, je me propose, en aventurier culinaire, de vous faire (re)découvrir mon beau rôti, une recette alliant le sucré au salé. Point d'extravagances toutefois: ni biche, ni autruche, ni steack de kangourou à l'horizon.
Ajoutant une petite touche d'originalité aux agapes auxquelles vous ne manquerez pas de vous livrer tout en admirant le crépuscule de l'année, cette recette a également le mérite d'être modulable et réchauffable à loisir.
La salive commence à poindre à vos commissures? Votres esprit se dit déjà, tel Homer devant un donut, "hmmm, rôtiiiii"?
Alors allons-y!

Rôti de porc/d'agneau au pain d'épices et poires

C'est très bon, et en plus c'est bon.
Préparation: presque très simple
Cuisson: pas si long que ça

Mais que faut-il donc?
- un rôti de porc OU d'agneau (si possible pas ficelé)
- un pain d'épices (environ 250g)
- des poires
Note: farcir le rôti est une étape facultative.
Note 2: vous pouvez remplacer les poires par des pommes ou, à la rigueur, des tranches d'ananas préalablement grillées au four.

Mais aussi:
- un petit peu d'huile (olive, bien entendu)
- un petit peu de jus de citron
- un petit peu de gingembre en poudre
- un petit peu de sel et de poivre
- quelques herbes (j'ai un petit faible pour la coriandre et l'estragon)
- un couteau qui coupe, une grosse cuillère
- de la ficelle à rôti
- un mixer (ou beaucoup de force dans les bras)
- un plat à four
- un four pour mettre le plat dedans

I - Destructions et reconstructions diverses
A - Rien ne se perd, rien ne se crée
- Prendre le rôti, le couteau, couper le rôti dans le sens de la longueur (comme pour faire un sandwich), et creuser une goutière dans le rôti.
- Mettre la viande enlevée du rôti dans le mixer, avec les herbes, du sel, du poivre, voire même un peu de gingembre. Mixer. Cette étape vaut surtout pour le rôti de porc, qui a tendance à être tout sec quand il cuit.
- Remettre la farce ainsi obtenue dans la goutière, refermer le rôti-sandwich et le ficeler

B - Tout se transforme
- Poser le rôti dans le plat
- Un filet d'huile d'olive, un filet de jus de citron
- Emietter (à la main, tant qu'à faire) le pain d'épice sur le rôti et autour (l'idée est de ne s'arrêter qu'après que tout le plat soit uniformément recouvert de pain d'épices)
- Rajouter un verre d'eau dans le plat
- Mettre au four

II - Observation et finitions
A - Obligation de surveillance
- La température du four ne doit pas être trop élevée (surtout pour le porc: pas au-dessus de 150 degrés, ce qui doit faire un thermostat 5 ou 6 sinon ça devient tout sec; pour l'agneau, on peut monter jusqu'à 180 degrés, thermostat 7)
- Il faut surveiller le pain d'épices, qui va fondre: remuer et arroser le rôti avec son propre jus toutes les 20 minutes environ. Si la consistance vous paraît trop épaisse, n'hésitez pas à rajouter un peu d'eau.
- La cuisson dure en tout environ 1h30

B - Créance d'aliments
- Environ 20 minutes avant la fin, éplucher 1 ou 2 poires et les découper en quartiers
- Les déposer artistiquement dans le plat pour la fin de la cuisson
- Découper, servir, manger

Je ne résiste pas au plaisir d'une petite conclusion, que j'emprunte à mon critique gastronomique préféré, Mister H. lui-même: 

Conclusion
Plat facile à préparer, qui épatera vos amis et votre famille. Ne pas hésiter à le préparer dans le cas d'une rendez-vous avec un ministre ou, à la rigueur, un sous-préfet.
Ne manquez pas de l'accompagner d'un petit vin de Bourgogne un peu subtil qui mettra en valeur, tant la pimpante allégresse des épices que la suave douceur des poires. Il conviendra de le laisser s'aérer quelque vingt minutes avant de le servir, afin de n'altérer ni le fumet du vin, ni celui du plat.

La prochaine fois: le repas impressionnant pour garçon pas doué.

par Mister D.
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Jeudi 20 décembre 2007

publié dans : Le coin cuisine de Mister D.
Les schrtroumpfs ont un régime alimentaire mystérieux.
On sait qu'ils mangent de la salsepareille, sous toutes les formes possibles. Mais la salsepareille, ce n'est pas facile à trouver dans nos contrées.
On sait qu'ils mangent des gâteaux roses et jaunes, principalement pour les anniversaires.Mais les gâteaux roses et jaunes, ce n'est pas très appétissant, et c'est long à faire.
A part ça... tel l'emplacement de leur village, le menu préféré des schtroumpfs reste une énigme.

Me lançant à l'aventure, et jamais effrayé par les expériences culinaires étranges, voici quelques idées  pour un repas  de schtroumpfs. Si les schtroumpfs étaient des z'enfants aventureux, s'entend.

Que faut-il donc pour un frugal festin de schtroumpfs, champêtre, sucré et bleu?
Pour l'apéritif:
-  Feuilles d'oseille crues (à volonté)
- SIrops de fruits divers et variés (citron, menthe, orgeat, etc.). On peut aussi utiliser de l'apéritif normal, mais si vous tenez absolument à voir du bleu partout, essayez l'Eau de Mer: 3/4 Champagne (ou un "bon" vin pétillant), 1/4 Curaçao.
- De l'eau pour les sirops

Pour le plat principal:
- Des pâtes (plutôt Torti, c'est plus amusant)
- Du Bleu ou du Roquefort, enfin un fromage bleu
- Du Bleu de Méthylène (disponible dans les bonnes pharmacies, sous forme solide ou liquide, ce n'est absolument pas dangereux)
- De l'eau pour les pâtes

Pour le dessert:
- De la glace (vanille, basilic, plutôt des parfums  pas trop forts)
- Des fraises tagada/bananes/schtroumpfs en gélatine/crocodiles verts, l'important est la couleur que vous préférez.
- De l'eau pour les bonbons.

Préparation:
Pour l'apéritif:
- Lavez les feuilles d'oseille, et présentez-les dans une assiette. Elles se mangent telles quelles, ont un goût très acidulé et contiennent très peu de calories.

Pour le plat principal:
- Faites cuire les pâtes normalement
- Pendant ce temps, préparez l'équivalent d'une demi-cuillère à café de bleu de méthylène (liquide, ou en poudre si vous l'avez sous forme solide), et effritez le fromage.
- Une fois les pâtes cuites, mélangez avec le fromage et le bleu de méthylène. Servez.

Pour le dessert:
- Les bonbons ont la particularité de fondre lorsqu'on les chauffe. Mais si on les chauffe avec un peu d'eau, ce qui est le principe du caramel (eau+sucre), on obtient un coulis de bonbon très flashy et original. Ne mélangez pas trop les couleurs, au risque de vous retrouver avec un coulis maronnasse pas très engageant.
- Servez les boules de glace (la glace au basilic a ma préférence) et arrosez-les de coulis tagada.

Et voilà. Vous épaterez vos amis par le côté délirant de ce repas, et en plus vous subirez un effet secondaire du bleu de méthylène particulièrement amusant.

La prochaine fois:  Mon beau rôti (reprise d'une recette précédemment postée)
par Mister D.
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Jeudi 13 décembre 2007

publié dans : Le coin cuisine de Mister D.
Le frigo est -presque- vide?
Les magasins sont fermés?
Des amis débarquent?
On est dimanche soir, c'est, en un mot comme en cent, la merde pour préparer à dîner?
PAS DE PANIQUE!
Le truc de secours du dimanche soir est là pour vous.

Un bon truc de secours demande de la préparation ainsi qu' un congélateur.
Et là, vous me direz: pourquoi s'embêter à faire la cuisine quand on dispose d'un congélateur et qu'on peut en sortir une méga pizza pour douze personnes? Ou même appeler Pizza Pizza, dont vous avez même le numéro dans votre liste d'appels abrégés?
C'est une bonne question.
La réponse est simple: vous épaterez vos amis (ceux qui vont débarquer), passerez pour un véritable cordon bleu, un(e) maître(sse) de l'improvisation culinaire, le tout dans la bonne humeur et avec trois fois rien.

Mais que faut-il donc pour préparer un bon truc de secours (pour quatre personnes)?
- Autant d'escalopes de dinde/tranches de porc que de personnes. C'est cet ingrédient qui nécessite un congélateur, car vous aurez eu la prévoyance, lors de vos précédentes courses, d'en acheter un lot en promo et de l'avoir mis au congélo, au cas où. 
- Deux gros oignons (là aussi, le congélateur est utile: placez les oignons vingt minutes dans le congélo, et vous pourrez les hacher sans verser toutes les larmes de votre corps)
- Une grande boîte de tomates pelées/sauce tomate/du ketchup (suivant disponibilité)
- Une gousse d'ail (ou de l'ail en poudre, ça marche aussi)
- L'épice la plus puissante dont vous disposez (piment, curry, poivre ou autre, ça fait exotique et ça relève le goût de la dinde ou du porc, un peu fades au naturel)
- Si vous y tenez, du miel
- De l'huile (olive...)
- Du riz

Pour préparer tout ça, il vous faut également:
- Une planche (ou équivalent) à découper
- Un couteau (ou même deux, si vous voulez faire participer un ami)
- Une grande poêle
- Une casserole (ou un auto-cuiseur) pour le riz
- Un ustensile quelconque pour remuer

Mais comment faire (viiiiiiite, ils vont débarquer!)?
- Faire chauffer de l'eau dans la casserole (ou alors, pour une cuisson pilaf, jeter directement une grosse poignée de riz par personne dans l'eau froide)
- Découper la viande en dés (faites-en un joli tas en attendant)
- Hacher les oignons et la gousse d'ail
- Verser environ deux cuillèrées à soupe d'huile dans la poêle (feu moyen)
- Mettre les oignons et l'ail dans la poêle, et les faire revenir (idée: oignons transparents, mais pas brunis, soit environ 4 à 5 minutes)
(mettre le riz dans l'eau chaude)
- Jeter la viande dans la poêle, assaisonner (sauf l'épice qui arrache, à mettre en fin de cuisson)
- Faire dorer la viande (monter le feu à moyen/fort, si les oignons se rebellent ajouter un peu d'eau)
- Verser le contenu de la boîte de tomates dans la poêle (pour le fun: exploser les tomates à la main au-dessus de la poêle)
- Eventuellement, ajouter un peu de miel
- Réduire le feu à doux/moyen, remuer un peu et couvrir
- Laisser réduire environ 3/4 minutes

- Servir le riz en couronne dans les assiettes
- Mettre la mixture au milieu
- Prendre un air modeste et dire "oh vous savez, un peu de ci, un peu de ça" devant vos amis ébaubis.

La prochaine fois: le repas de schtroumpfs
par Mister D.
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Mercredi 5 décembre 2007

publié dans : Le coin cuisine de Mister D.
Que me soit donnée l'occasion de rendre ici un hommage vibrant, larmoyant, poignant à l'un de mes maîtres dans l'art culinaire (avec Zeitoun), j'ai nommé Douglas Adams. 
Douglas Adams (1952-2001), éminent citoyen britannique que rien (mais alors vraiment rien) ne disposait à embrasser une carrière gastronomique, n'embrassa absolument pas ladite carrière. Il y préféra, après divers petits boulots (brancardier, charpentier, gorille, etc.) celle d'écrivain perpétuellement en retard, de génie de l'humour,de Dieu du calembour lamentable.
Et il y réussit fort bien.

Inventeur (entre autres) du poisson-babel, de la bistromathique, du générateur d'improbabilité et de l'innénarrable Marvin l'androïde paranoïde (Radiohead lui dit merci), Monsieur Adams est extraordinairement méconnu. Il a, pele-mêle, co-écrit (et joué) une bonne partie des sketches du Monty Python's flying circus (dont il a longtemps été considéré comme un membre à part entière), joué sur scène avec les Pink Floyd, créé le jeu vidéo le plus absurde de l'univers (Bureaucracy), et surtout écrit une monumentale oeuvre littéraire, un sommet de la science-fiction non-sensique, la seule trilogie en cinq volumes existant à ce jour: Le Guide du Routard Galactique (The Hitchhiker's Guide to the Galaxy, alias H2G2).

Cette oeuvre majuscule, qui a connu une quantité assez ahurissante de versions (série radiophonique, série télévisée, jeu vidéo, bande dessinée et, bien sûr, romans), fait également partie des rares dont le titre a évolué au gré de procès invraisemblables et de rééditions farfelues.
En d'autres termes, et bien que son auteur soit mort, le Guide galactique est vivant.
Si certains ont la chance de disposer d'un exemplaire - rarissime - de Je n'avais qu'un slip kangourou, il s'est enfui en sautillant, je ne peux pour ma part, car j'ai moi-même la chance d'en posséder un exemplaire, m'empêcher de vous faire profiter de la traduction originale de l'oeuvre, réalisée par un psychopathe du nom de Jean Bonnefoy.
Sachez, si vous êtes amateur d'humour anglais et que ces quelques indications vous intriguent, que vous risquez très fortement de tomber par terre, manger la moquette et effrayer le chat en vous contorsionnant de rire à la lecture de ce livre (et de ses quatre suites).

Mais trêve de discussions, voici la recette:

"Le Guide du routard galactique (...) indique que la meilleure boisson existante est l'arrache-boyaux pan-galactique.
Il dit que boire un arrache-boyaux pan-galactique, c'est comme d'avoir la cervelle écrabouillée par un gros lingot d'or entouré d'une rondelle de citron.
Le Guide vous indique également sur quelles planètes on prépare le meilleur arrache-boyaux pan-galactique, quel prix on peut s'attendre à le payer et donne en outre la liste des organisations charitables susceptibles de vous réhabiliter par la suite.
Le Guide vous fournit même la recette pour en préparer vous-même:
- Prendre le contenu d'une bouteille d'Esprit-d'Nos-Aïeux, indique le guide.
- Y verser une mesure d'eau des océans de Sanzaré - Ah! cette eau des océans sanzarets! Ah! ces belles rascasses sanzarètes!
- Faire fondre dans cette mixture trois cubes de mégagin arcturien (il doit être bien frappé, faute de quoi tout le benzène s'évapore).
- Faire barboter dans le tout quatre litres de gaz des marais éphésiens, en souvenir de tous ces joyeux randonneurs morts de plaisir en sillonnant les marais d'Ephèse.
- Poser sur le dos d'une cuillère d'argent une mesure d'extrait d'hypermenthe bleue, chargée de tous les parfums entêtants de ces sombres Zones bleues aux mystiques et douces fragrances.
- Jeter dans le tout une dent de tigre du soleil algolien: admirez comme elle se dissout en baignant le breuvage dans les feux des soleils algoliens.
- Saupoudrer de zemfir.
- Ajouter une olive.
- Consommer... mais... très prudemment."

H2G2.jpg
Et n'oubliez pas: PAS DE PANIQUE!

La prochaine fois: le truc de secours du dimanche soir
par Mister D.
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Mardi 27 novembre 2007

publié dans : Le coin cuisine de Mister D.
Premier frimas de l'hiver, premières envies de chocolat chaud à 17 heures par temps pluvieux, premiers feux de cheminée parce que la chaudière est en panne, premières envies de réconfort avant/après examens, première fois que vous vous dites qu'il faudrait tout de même en faire quelque chose, de ces poireaux...

Il vous faut une recette de grand-mère.  Une vieille recette toute simple, qui donne quelque chose de bon, de chaud, de suave au goût avec cette petite amertume caractéristique... bref, il vous faut un velouté de poireaux.

Mais que vous faut-il pour un bon velouté de poireaux, mettons, pour deux personnes, le soir au coin du feu?
Il vous faut d'abord du temps: comptez environ 40 à 45 minutes pour la préparation (ça ne va pas vite, une grand-mère).

Mais il vous faut également:
- 4 poireaux
- environ 40 grammes de beurre (ou un morceau "gros" mais pas "énorme" si vous n'avez pas de pèse-lettre pour les 40g)
- à peu près 1 litre de lait
- du sel
- de la crème fraiche (épaisse ou liquide, c'est facultatif)

Et aussi:
- un couteau pour les poireaux (et le beurre)
- une casserole
- une cuillère
- un mixer, ou un pile-soupe (Fig. a), ou une fourchette très solide et beaucoup de force dans les bras

16-50-20200-p.jpg
Fig.a: Pile-soupe (pressus puréeus vulgaris)

Pour la préparation:
Première étape: fondue de poireaux
- Découper les poireaux en tronçons (pas trop gros, pour qu'ils fondent plus vite), plutôt le blanc, et également un peu de vert si vous aimez l'amertume
- Ouvrir le feu, doux (2 pour une plaque électrique), sous la casserole et y faire fondre le beurre
- Mettre les tronçons de poireau dans la casserole
- Faire fondre les poireaux: il faut qu'ils cuisent, qu'ils ramolissent, mais surtout qu'ils ne brunissent/roussissent pas, c'est pourquoi il faut remuer très régulièrement pendant environ 15 à 20 minutes
- Une fois que les poireaux sont fondus (n'attendez pas qu'ils se transforment en bouillie, il faut qu'ils soient très souples), vous pouvez passer à la deuxième étape

Deuxième étape: crème de poireaux
- Recouvrir les poireaux de lait (juste recouvrir, ne pas les noyer complètement)
- Ajouter le sel
- Toujours à feu doux, éventuellement en couvrant, faire mijoter jusqu'à absorption du lait, soit environ 20 à 25 minutes
- A nouveau, il faut surveiller et remuer régulièrement, la mixture doit avoir une apparence (surtout pour la couleur) crémeuse, un peu comme une crème dessert à la pistache avec des grumeaux

Troisième étape: mix de poireaux
- Eteindre le feu, et verser le tout dans le mixer/blender/un saladier
- Mixer généreusement (selon la puissance de l'appareil, entre 1 et 2 minutes) ou piler avec enthousiasme
- Eventuellement, ajouter un peu de crème fraiche

Il ne reste plus qu'à servir dans ce qui vous tombe sous la main (dans un mug, c'est très trendy et à la fois cocoon) et à déguster au coin du feu. Ou du radiateur, mais c'est moins chaleureux.


La prochaine fois: L'arrache-boyaux pan-galactique
par Mister D.
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Samedi 24 novembre 2007

publié dans : Le coin cuisine de Mister D.
Après moult recherches, j'ai fini par trouver une photo d'un chatonx adulte, prise dans l'arrière-boutique de mon principal fournisseur alors que l'animal finissait par accepter sa capture (Fig. a). Contemplez la méchanceté du regard (et les courbes graciles) de ce redoutable prédateur.

le-chat-botte.jpg

























Fig. a


Par ailleurs, pour les amateurs d'exotisme, merci à Corentin pour cette recette express (vous pouvez la trouver ici: 
http://labandepasdessinee.free.fr/wordpress/?p=16) (Fig. b). 



11-Kangourou-copie-1.jpg



Fig. b
par Mister D.
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