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français correct. Vos commentaires ne doivent contenir aucun propos sur les autres enseignants de la faculté, ni sur les
étudiants. Les commentaires idéologiques n'ont leur
place sur ce journal qu'à condition qu'ils ne soient ni prosélitistes ni agressifs.
Bon voyage dans votre univers, n'hésitez pas à le faire connaître au plus grand nombre.
Nous ne sommes pas opposés à l'idée de référencer d'autres journaux, dès l'instant que ceux-ci sont bienveillants et ne véhiculent pas d'idées polémiques sur la faculté.
Bien à vous toutes, bien à vous tous,
Mister D. et Mister H.
Merci auxe-lecteurs qui
ont déjà parcouru ce journal. Il y a 6 e-lecteur(s) sur ce blog
Qui sommes-nous ?
:
Le "e-journal" de Mister D. et Mister H.
:
Journal informatif, récréatif, ludique, instructif, joyeux et ouvert de deux enseignants chargés de vous aider...
Un peu de Bretagne bretonnante ne tuera personne. Chères et chers Z'enfants de L1, vous devez préparer l'ultime cas pratique de ce semestre : Korydwen et les trois
cavaliers (le blanc, le bleu et, bien sûr, le Rouge, le troisième des cavaliers).
Vous n'avez pas manqué de m'interroger sur l'origine de ces prénoms tout foufous de ce cas pratique. Certains parmi les plus malinouniques d'entre vous ont même repéré qu'il s'agissait d'une
chanson de Tri Yann.
Je dis bravo, je m'incline, je m'agenouille, je m'aplaventrise, je m'écrase devant votre culture. Bravo.
En exclusivité tout à fait illégale, je vous offre la chanson de Tri Yann dont le titre est "Korydwen et le Rouge de Kenholl".
Gloussez-vous, bretonnez bien, c'est beau, c'est grand... c'est nantais.
Qui parmi vous n'a, un jour, ouï la triste et incroyable histoire de Gaspard, artiste maudit, cascadeur à la dignité
piétinée comme une plate-bande de gardenias après le passage d'un troupeau de zébus rendus fous de terreur par l'irruption aussi soudaine qu'inopinée dans leur environnement d'un cachalot
et d'un pot de fleur?
Qui parmi vous n'a, un jour, rêvé de visiter Morsang-sur-Orge, cette si charmante commune de l'Essonne, afin de se
recueillir sur les exploits passés et le destin tragique de Gaspard?
Qui parmi vous n'a, un jour, voulu conter la complainte de la plus célèbre des PVC (personnes à verticalité
contrariée)?
Oyez l'histoire de Gaspard, le plus grand des nains volants! (merci à A. pour cette inestimable
contribution).
Cliquezici, et la musique d'Alexis HK vous envahit.
On rigole, on rigole, mais une question s'impose: comment mes amis ont-il fait pour mourir tous en même temps? Comme ça, d'un coup?
Certes, Freddie Gage était bien triste, à son époque (voyez là). Mais cela ne nous
avançait pas beaucoup sur la raison du trépassement de ses potos.
Depuis peu, j'ai appris comment mes amis étaient morts. Et c'était beau. Mes amis sont tous morts dans un accident d'avion, du côté de Clermont-Ferrand. Et, chemin faisant, ils ont chanté douze
titres de folk d'une suavité, d'une douceur, d'une simplicité dingues. Je découvre encore les méandres des mélodies, le côté à la fois familier et étrangement distant de leurs voix, mais je crois
que, de là où il sont, c'est à moi qu'ils pensent. Et c'est tout simplement très agréable à écouter.
Surtout pour un premier album. My friends all died in a plane crash, du duo Cocoon (Mark Daumail et Morgane Imbeaud).
Il y avait bien longtemps que nous ne nous étions pas plongés dans le grenier à publicités de HD-Ready.
Cet insupportable affront à la mémoire télévisuelle, qui a pourtant bercé vos jeunes années, abîmé vos cornées, brûlé une quantité non négligeable de neurones et continue à le faire, doit être
réparé.
Alors voici une publicité, dans la grande tradition des pubs pour une marque de pantalon en denim (vous savez, le tissu qu'on trouvait à Nîmes, et qu'on teintait en indigo, puis qu'on rivetait,
histoire de faire de chouettes vêtements de travail aux ouvriers du XIXe siècle), qui témoigne un peu de l'esprit HD-Ready: un peu fofolle, un peu amusante, un peu monstreuse (un tout petit peu
seulement), un peu HD-lirante, en somme!
Hier sur le coup de 12h52 environ, d'excellents amis Manceaux sont venus me surprendre dans mon huis. Il y avait M, il y avait Tigrou, il y avait Bomba'O, il y avait France-Bleu, il y avait
Citron.
Quelle journée, mes chères et chers Z'enfants, quelle journée ! Avec la complicité de ma douce compagne aimante et souriante, nous avons bien ri.
Ils m'ont très gentiment offert 3 kilos de fraises tagada et 1,5 kilos de bananes tagada, me voilà servi pour la semaine.
Après un repas frugal mais riche en rires et en conversation, nous avons mis un peu de musique, et les douces voix entremêlées de Paul Simon et Art Garfunkel se sont élevées dans la quiétude
digestive de mon salon assoupi.
Point de hurlements de France-Bleu, point de gesticulations de M, point de sourires moqueurs de Tigrou, point d'envie assassine de Bomba'O, et même Citron s'était assis tout tendrement, la panse
rebondie par les excès de raclette et de pommes-de-terre.
En somme (et en Bretagne, hein, ça se passe à Nantes), rien ne venait perturber l'écoute de ceci :
(P. SIMON & A. GARFUNKEL :
"The 59th street bridge song (feeling groovy)")
C'était bien, c'était calme... jusqu'à la suite... Car il existe une adaptation française de ce chef d'oeuvre américain. Adaptation commise par Nana MOUSKOURI (ouiiii, la greque à
lunettes). Elle a adapté cette beauté outre-atlantique en un ramassi dégoulinant de miel, de sirop et de cucunerie repoussant.
Je ne vous cache pas que vous prenez un risque en écoutant. Ne vous plaignez pas ensuite d'avoir de l'acouphène !
Vous le savez, j'aime le café. J'adoooooore le café. Contrairement à Mister H., fan inconditionnel de Coca-Cola, c'est à peine si je peux survivre sans café.
Alors oui, ça peut provoquer des problèmes de TEB. Et même pire! Votre femme s'approche, bim-boum! Une vieille dame vous demande l'heure, bim-boum!
By popular demand, et en particulier sur l'incitation de Miss Button et de Nyko, voici une illustration de l'addiction que beaucoup parmi nous, parmi vous, parmi moi, partageons.
L'heure est gravissime car j'ai décidé de vous faire les témoins d'un différend qui m'oppose à mon immense ami Mister D., grâces, louanges et honneurs multiples lui soient rendus pour la
multitude, saeculare saeculorum.
Que son nom soit chanté partout où mouille la pluie et fiente la mouette !
Que son visage poupin au sourcil arqué rayonne partout où le sel est bon et que les anges du ciel pleuvent sur lui les millions de bénédictions divines douceâtres et mielleuses,
car grand est son nom, grande est son intelligence et mââagnifique est son amitié.
Que le goémon goémonne, que la crèpe crèpe, que la bigoudenne, tel Johnny, bigoude.
Que vibrent les bignous et que vrombissent les bombardes ! Sonnez trompettes, roulez tambours, gloire à lui, gloire à son nom !
Que chantent les choeurs bretons en son honneur car il est grand .
Que la mélopée longue et belle des orgues de Quimper résonne de sa litanie magnifique pour glorifier son histoire superbe et enchanteresse.
Que les plus austères calvaires, que les plus hauts ménhirs et que les plus robustes dolmens s'inclinent pour lui, car il ne sera pas dit que son incroyable autorité naturelle ne soumettra pas
les pierres et les végétaux.
Il aime la crème de cassis dans le cidre bouché : Sonne Eléï, car le kir y est !
Qu'en son honneur se taisent les cornes de brumes des plus hauts phares de notre sol gaëlique.
Qu'à son évocation se calment les tempêtes et s'assagissent les vents les plus tourmentés.
Que l'irradiation magique de son intelligence grandiose suffise à faire naître le rêve breton du soleil jaune et chaud.
Que depuis le Parlement jusqu'aux lumières d'Ar Men, des remparts de Saint-Malo à ceux de Vannes, sa légende engendre liesse, fête et félicité, qu'elle soit synonyme de connaissance, de
respect et de suprème intelligence.
Que dans la mystique et majestueuse Brocéliande, les farfadets, les korrigans, Merlin et Morgane se rassemblent autour du vieux chêne multicentenaire des Hindrés pour psalmodier son
histoire.
Que les animaux de la nuit, les bêtes du jour et les fauves magiques aux mille couleurs rares épanchent leur soif à la fontaine de Barenton, comme l'ignare s'abreuve de culture à la cascade
de son infini savoir.
Que Viviane, les fées et les sorcières s'enlacent autour de l'arbre d'Or pour rendre hommage à sa sagesse.
Car s'il est un nom breton parmi les grands de Bretagne, s'il est un Breton parmi les Bretons auquel respect et obéissance sont dus : c'est Mister D.
Qu'à tout jamais son histoire soit narrée dans les écoles des pays de Léon, de Trégor, de Cornouailles et de Vannes, de Rennes, de Nantes, de Dol, de Saint-Malo et de Penthièvre.
Qu'il soit pour l'éternité hissé au pinâcle des plus purs bretons, aux côtés d'Arthur, de Guenièvre, de Lancelot et d'Anne.
Que la verte salicorne, la blanche hermine et le rose granit louent sa gloire fracassante sans l'éclat de laquelle leur existence serait vouée à misère et disgrâce.
Tout honneur et toute gloire lui reviennent car en fier combattant breton, il a fièrement combattu !
Longtemps après qu'il sera, son nom, son souvenir et son histoire se transmettront de génération en génération. Les plaines incultes, fouettées de vents violents et hérissées de lande hostile
résonneront à jamais de son nom béni : Mister D. !
Immense est son talent, inoubliable sera son histoire.
Grandis honorum causae Misterus D. conetabilis propriam amicibus domine (Quel grand honneur de connaître un ami aussi magistral que Mister D.).
Joie sur la terre ! Joie dans l'Univers ! Hosanna Arquette ! Gloria ! Gloria !
MAIS
Alors que nous, Nantais, nous avons le château des Ducs de Bretagne, il prétend que Nantes n'est pas bretonne !
Alors que nous, Nantais, nous avons Tri Yann, il prétend que Nantes n'est pas bretonne !
Alors que nous, Nantais, nous avons l'hideuse tour Bretagne, il prétend que Nantes n'est pas bretonne !
Las de ces discussions stériles, j'ai décidé aujourd'hui de porter un coup définitif à son argumentation oiseuse et impie. Aujourd'hui, par la voix de notre maître à tous, Pierre DESPROGES, la
science va parler.
Tais-toi foule immense, écoute parler la voix grave et entends tonner son incantation suprême, car Nantes est en Bretagne.
Fais silence devant l'implacable et glorieuse révélation scientifique, car Nantes est en Bretagne.
Rapetisse-toi plus bas que l'ombre de toi-même, car Nantes est en Bretagne.
Sois humble. Voici la vérité, la seule l'unique : Naoned en Breizh !
Des Z'enfants se sont, il y a quelques temps, interrogés à propos de la vie - forcément trépidante -, des activités - forcément monstreuses - et des goûts - évidemment éclectiques
- de nous autres, membres de l'étrange et rare espèce des chargés de t'aider.
Alors, ne reculant devant aucune pudeur, aucun art. 9 du Code civil (sans "e", un code est masculin, mais c'est une autre histoire), je me livre. Enfin je me disque, en l'occurrence.
Voici un groupe qu'il est bien, j'ai nommé The Shins.
Oui, un groupe qui s'appelle "les mentons", ça n'a pas de sens. Et alors?
C'est un groupe de "pop" (selon leur site) américain, et plus précisément néo-mexicain, et encore plus
précisément d'Albuquerque.
Dans nos contrées, ils sont rapidement qualifiés de "rock indé", ce qui est ô combien réducteur. Leur pop, teintée de folk et même de temps en temps d'un peu de country, mais qui peut aussi
devenir très énergique, se caractérise notamment par des mélodies complètement envoûtantes, et on se damnerait rien que pour les "la la la" de Saint Simon, piste 5, sur leur second album
Chutes too narrow.
Après avoir écouté The Shins, selon les propos de Zach Braff, la vie n'est plus jamais la même.
Bon, vous me direz, c'est Zach Braff qui le dit, hein. Mais Zach Braff, en plus d'être drôle dans la série Scrubs, a aussi écrit, réalisé et joué dans un film fantastique et
super beau, Garden State, avec aussi Natalie Portman (oui, LA Natalie Portman), dans lequel on retrouve... deux chansons des Shins.
Alors voilà: The Shins, trois albums parus (je recommande le deuxième):
- Oh inverted world
- Chutes too narrow
- Wincing the night away
Et aussi Garden State, de Zach Braff, disponible en DVD.
HD-Ready, votre e-journal monstreux préféré ne rechigne devant aucun sacrifice pour satisfaire votre insatiable esprit monstrique.
Qui a osé faire mourir Grégory deux fois ? Nous !
Qui a osé faire mourir votre Steevy ? Nous !
Qui a osé repousser les limites du bon goût en vous proposant des concours fous ? Encore nous !
Qui vous propose des conseils délirants pour raffermir vos queues... de tulipes ? Toujours nous !
Qui vous délecte avec des recettes de cuisines aussi HD-lirantes que HD-licieuses ? Nous !
Qui sublime vos esprits aiguisés avec une biographie d'outre-tombe ? C'est toujours nous, nous, et nous !
Aujourd'hui, chères et chers Z'enfants HD-sensibilisé(e)s, nous repoussons les limites du fou, les limites de l'impossible, nous allons faire ressusciter Carlos.
Carlos, le chanteur obèse des foules populaires n'est pas mort. Il a quémandé toute sa vie la générosité des plus riches et la chaleur des plus pauvres. Il continue, par-delà le ciel, à
solliciter votre ardente tendresse.
Oui, Carlos n'est pas mort car il mande encore, car il mande encore !
Vos derniers mots...