Vendredi 25 avril 2008
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Pour aller plus loin...
Pour vous tous, Z'enfants qui avez eu l'insigne honneur de suivre et parfois de subir les TD d'intro au droit dont j'ai eu la charge, la notion de "règle de
droit" et notamment de "loi" est une ritournelle classique aux accents doucereux. Vous n'avez pas oublié ses principaux traits caractéristiques. La règle de droit est obligatoire,
impersonnelle, générale, permanente, coercitive et parfois (pour faire plaisir) elle dispose d'un effet prophylactique.
Vous avez vu que la règle de droit était impersonnelle et générale parce qu'elle ne visait personne en particulier et qu'elle doit prévoir les cas généraux, la subtilité du cas particulier étant
laissée à l'appréciation de la jurisprudence. Ainsi, même le statut unique du Président de la République est une loi rédigée en termes généraux et impersonnels. On a même vu, souvenez-vous,
qu'une loi rédigée de façon personnelle était généralement une loi inique ou peu démocratique.
Ce n'est pas toujours vrai... d'où la question que je vous soumets (et pour laquelle il existe une réponse).
Quelles sont les lois qui ne sont ni impersonnelles ni générales ?
par Mister H.
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Samedi 29 mars 2008
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Pour aller plus loin...
Record battu entre tous : 228 copies en deux jours. J'ai terminé la correction de vos galops d'essai de droit de la Famille et la lecture assidue de vos travaux m'a
interpellé au niveau du vécu. Profond. Là.
A l'occasion de ce galop, vous avez été amenés à tripoter les différentes obligations du mariage et leur sanction à travers le célèbrissime article 242 du Code civil. Or, justement, cet article
pose le divorce pour faute comme punition d'une "violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage" rendant intolérable le maintien de la vie commune et imputable à
l'époux auquel la faute est reprochée.
L'abécédaire des fautes invoquées à l'appui de l'art. 242 du Code civil renvoie à l'éventail des droits et obligations du mariage parmi lesquels on trouve le devoir de fidélité de l'article 212
du Code civil ou l'obligation de communauté de vie de l'article 215. L'examen combiné de ces deux articles de notre Code me pose une question que, du coup, je n'hésite pas à vous poser afin
d'affûter vos esprits généreusement intelligents. L'article 212 prévoit que "les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance" alors que l'article 215 al. 1
invoque que "les époux s'obligent mutuellement à une communauté de vie".
Quelle différence existe-t-il, selon vous, entre un devoir et une obligation du mariage ?
par Mister H.
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Samedi 22 mars 2008
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Pour aller plus loin...
Nombreux êtes-vous en ce moment même à vous prendre la tronche avec des concepts aussi ardus que la famille, le concubinage (concubinââââge), le mariage, le
divorce, le PaCS, les fiançailles, etc. Ces efforts transprirogènes ne seront pas vains, et mercredi vers 19h30, vos angoisses seront terminées.
Joie, félicité, gloria, amour, paix, tranquillité, quiétude, respiration normale, battements normaux d'un coeur enfin rasséréné.
Chères et chers Z'enfants, vous avez tous trituré la matière juridique du droit des personnes et vous vous êtes sans doute extasiés sur le fœtus et sur la question, récurrente entre toutes et
sensible comme peu, de sa potentielle personnalité.
La question est problématique depuis toujours, notamment en droit pénal pour savoir si le décès in utero peut être qualifié crime ou délit.
Mais la question peut aussi se poser en droit civil, et, précisément en droit des personnes, et encore plus précisément en droit de la vie privée, et tout spécialement dans le domaine du droit à
l'image.
L'espèce a déjà été abordée en TD : une femme voit des clichés de son échographie 3D diffusée dans la presse montrant très clairement son fœtus.
Aussi, une question me hante, je vous la pose, sans avoir réellement de réponse, tout en ayant quand même une idée bien précise mais toujours prêt à la frotter à vos idées tel l'ail sur le
crouton.
La mère peut-elle agir au nom de son fœtus non encore né pour atteinte au droit à l'image de l'enfant qu'elle porte ?
par Mister H.
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Mercredi 19 mars 2008
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Pour aller plus loin...
Aujourd'hui, un casse-tête, un vrai, le genre agaçant, fuyant, qui trouve toujours un moyen de vous glisser entre les mains quand vous pensez en avoir fait le tour.
Il concerne un contrat, ou plutôt (le canidé du mus musculus) un avant-contrat bien connu des Z'enfants de L2 et L3, l'innénarrable promesse unilatérale de vente. Oui, je sais, mon précédent
casse-tête concernait déjà, du moins en partie, ce contrat si particulier.
Mais tout de même. A l'occasion de l'étude d'une décision de la Troisième chambre civile (déjà responsable du honni arrêt du 15 décembre 1993) du 13 juillet 1999, la question s'est posée. C'est
une question délicate, qui a fait renoncer certains auteurs (on trouve des écrits concluant à un mécanisme sui generis, d'autres arrivant à la conclusion qu'en la matière, la Cour de
cassation statue en pure opportunité), et qui en turlupine toujours d'autres. Des propositions ont été avancées, jusqu'ici jamais adoptées de façon unanime, des interprétations des arrêts de la
Cour de cassation on été discutées, mais la question demeure:
Quelle est la nature d'une clause de substitution (de bénéficiaire) dans une promesse unilatérale de vente?
par Mister D.
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Jeudi 28 février 2008
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Pour aller plus loin...
Vous avez étudié, en L2 ou en L3, les promesses unilatérales et les obligations alternatives, ainsi que les sanctions de leur inexécution.
Vous avez aussi constaté l'étrangeté des positions de la Cour de cassation en matière d'inexécution d'une promesse unilatérale ou d'un pacte de préférence par leur débiteur.
Mais quid, si le refus d'exécution vient de la part du titulaire du droit d'option?
Voici donc ma question, à laquelle je n'ai pas de véritable réponse:
Peut-on forcer le titulaire d'un droit d'option à l'exercer, ou l'exercer à sa place?
par Mister D.
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Vendredi 22 février 2008
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Pour aller plus loin...
Vous avez étudié les conditions de validité du mariage et les raisons qui peuvent pousser vers un cas d'ouverture en annulation.
Vous avez aussi étudié le mariage posthume, bizarrerie juridique qui consiste à permettre au Président de la République d'autoriser par décret le mariage d'un couple qui projetait de s'unir et
dont les ambitions nuptiales ont été interrompues prématurément alors qu'il avait déjà accompli des formalités nécessaires.
Voici la question que je me pose, sans vraie réponse, et que, du coup, je vous soumets :
Peut-on annuler un mariage posthume ?
par Mister H.
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Vendredi 22 février 2008
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Pour aller plus loin...
Finalement, ne perdons pas de vue les fondamentaux : le droit c'est sympa, le droit j'aime ça, je fais du droit en pyjama.
Aujourd'hui, nous vous proposons une nouvelle catégorie dans votre e-journal préféré : "Pour aller plus loin...".
Car HD-Ready, c'est un e-journal complet avec des articles de fond, des chroniques osées, des blagues, des énigmes, des facéties. Il manquait juste quelques casse-têtes.
Nous vous proposons un nouveau lieu de détente, mais dédié au droit.
Car il nous arrive, nous, humbles et pimpants hôtes de ce site, d'avoir des questions juridiques insolubles dans nos esprits féconds. Au lieu de "tourner en rond" (symptôme classique des études
de droit), nous nous proposons de les partager avec vous et de les soumettre à vos réflexions.
Il arrive aussi que vous nous posiez des questions auxquelles vous n'avez pas plus de réponse que nous. Ce sera aussi le lieu pour échanger sur ces problèmes, car le droit n'avance qu'autant que
les esprits se confrontent...
Voilà.
C'est tout.
La première question arrivera sous peu, aujourd'hui vers 15h.
par Mister D. & Mister H.
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