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Bien à vous toutes, bien à vous tous,
Mister D. et Mister H.
Merci aux
L’exercice est périlleux. Présenter en quelques mots un inestimable ami et vaguement collègue, résumer Mister H. en quelque sorte, voilà une véritable gageure.
Mais soit, j’aime les défis.
Alors, qui es-tu, Mister H. ? Sémillant jeune homme, tu as vu le jour il y a 30 ans, alors que je n’étais qu’une vague lueur dans l’œil de mes parents. Après une jeunesse parisienne marquée tant par la prière maternelle que par Charlemagne (et Dieu sait que lorsque tu te laisses aller, ta barbe fleurit) puis, par un de ces raccourcis dont la vie a le secret, Georges Brassens, te voilà happé par la voie juridique.
Et c’est alors que le génie comique se manifeste. Ta compagne peut en témoigner, depuis tes débuts à Nantes, c’est la fête du slip à Anvers dès que l’occasion se présente. Ou dès qu’il est possible de la créer. Mais le tout s’accompagne d’une rigueur scientifique qui n’a d’égale que la richesse des calembours dont tu as le secret. Que dis-je, des calembours… des expressions également ! Tes Zanzismes sont un régal de chaque instant.
Amateur de torture mentale, tu goûtes également le mystère : combien de fois, lors de mes deux premières années au Mans, me suis-je demandé « mais c’est quiiiiiii ce type qui, tout sourire, m’appelle par mon prénom alors que je ne sais pas qui c’est ? » Et qui, de plus, ne porte pas de cravate ? Une telle élégance naturelle, sans artifice, aurait du me mettre la puce à l’oreille. Voici un chargé de t’aider inhabituel, me suis-je dit. Las ! Je n’avais pas remarqué cette ressemblance cosmique, étant moi-même gravement allergique aux ornements cravatesques.
Il aura fallu attendre une surveillance d’examen pour que l’étincelle se produise, et que les Z’enfants assistent, médusés, à la véritable rencontre qui allait aboutir à pourrir toutes les surveillances à venir (ainsi que quelques TD). Alors que, tâtant le terrain, tu tentas une blaguounette bien innocente, ma réponse (c’est un truc de chargés de TD, cherchez pas) provoqua le premier fou rire de notre association de malfaiteurs.
Pourvu d’un invraisemblable sens de l’humour et de l’à propos, tu réjouis les Z’enfants (je le sais, j’y étais) par ta connaissance exhaustive de l’œuvre d’Ernest Hemingway (et par celle des dysfonctionnements du rachis), mais aussi, pêle-mêle, de la Star Ac’, de Balavoine, d’Hervé Villard et de Gérard Lenorman. Le tout, en étant parfaitement détendu des pattes arrières.
Tes explosions n’importe quoitesques, ta capacité à répandre la moindre information que l’on a l’imprudence d’exposer, ton hospitalité (ainsi que celle de Miss L.), ta bonhomie irradiant ton entourage, bref, mon z’héros, tout cela méritait bien une tentative de portrait, aussi partielle et partiale soit-elle. Vain exercice…
Alors, très cher ami et vaguement collègue, je continuerai à t’apporter des pommes et à ourdir de sombres et rigolotes idioties en ta compagnie tant que l’on ne se sera pas fait virer. Voire même après.
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